2 Août 1974, Londres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

2 Août 1974, Londres

Message  Invité le Dim 5 Aoû - 21:18

2 Août 1974, Londres.

Mon cadran sonne comme à son habitude. Surprenant oui, de savoir que nous sommes en plein mois d'Août, que rien ne m'oblige à me lever, mais que j'insiste moi-même pour être mis sur pied à cette heure si hâtive. Il est quoi… 6h30 ? En plein dans le mile. Je me lève rapidos presto, prend un pantalon qui, soigneusement plié, repose sur une étagère, puis me dirige vers la chemise qui traine au pied de mon lit. J'enfile le tout, puis prend bien soin de mettre dans l'une de mes poches arrière un peu de monnaie moldu. Je me dirige finalement vers le couloir, en face de ma chambre. Pas besoin d'éviter de faire du bruit, personne est couché, si ce n'est que de ma sœur et de mes frères, Naelesen et Vladimir.

Je descends les marches une à une, la main droite me frottant le coup endolorie par une dure nuit agité. Le plancher craque sous mon poids. Impossible de passer inaperçu dans ce foutu vieux manoir. Il faut préciser que celui-ci est vieux depuis plus de cinq cents ans. Il à appartenu de ce fait à la famille Al'Than depuis plusieurs générations. Les marches sont innombrables et cela me prend une éternité descendre au rez-de-chaussée -les chambres étant au deuxième étage. Tout est calme et paisible. Un vrai délice. La salle à mangé est vide et les raillons du soleil à travers les stores de bois donnent à la pièce une légère odeur épissée. Je traverse le tout pour me diriger vers la cuisine. Ma mère est accotée, face contre vitre, sur la porte arrière de la maison. Elle regarde silencieusement vers l'extérieur, encore en robe de chambre un journal à la main. Elle ne me remarque pas. En fait, cela fait plusieurs jours qu'elle ne nous remarque plus, moi et mes frères. Ses seuls centres d'attention ne se limite qu'à sa peinture et Naelesen. Pour elle, le reste est non existant.

Sur un des comptoirs repose un gros panier rempli de fruits venant de différents coins du pays. Je tends la main vers l'une des pommes fraiches et la saisit. Cela me fera un petit repas pour plus tard.

"Je sors."

Aucune réponse, mais je sais qu'elle à entendue. Direction la sortit, maintenant. Je passe par un autre corridor qui longe le salon principal et le bureau de Père. Tiens, ça fait longtemps qu'il n'est pas revenu celui-là. Il s'absente souvent comme ça, pendant plusieurs semaines consécutives. Cela peut même aller jusqu'à durer des mois entier. Enfin… plus personne ne le remarque vraiment. Il ne fait que revenir quelques fois. Mais encore là, c'est pour s'enfermer dans son bureau. C'est que c'est un homme très occupé, mon père ! Je soupire. Les jumeaux passent dans le couloir, les yeux encore biens endormit. J'ébouriffe les cheveux de l'un au passage. Celui concerné les replace sans me regarder et agite la main haut dans les airs en signe de "au revoir". Je souris bêtement à ce petit geste, ouvre la grande porte de devant et part d'un pied empli d'entrain.

L'air est pur et frais, tout ce qu'il y a de plus apaisant. Je marche tranquillement dans le quartier encore endormit. Je tends le bras vers mon visage afin de regarder l'heure. Je cherche ma montre des yeux avant de m'apercevoir que je l'ai oublié à la maison. J'espère simplement que je ne suis pas en retard. Quelques copains et copines habitant aussi à Londres se sont donné rendez-vous dans un petit parc tout près du Manoir Al'Than. Bien heureux que ce soit le cas. N'ayant pas de moyen de transport, j'aurais été obligé de prendre le bus. Et Merlin seul sait que j'ai horreur de voyager dans ces petites boîtes de conserve conduites par des Moldu. Cela m'horripile rien qu'à y penser. Quelques coins de rue et je serai rendu à destination.

Je passe légèrement une main dans mes cheveux. Il vente un peu fort, j'ai bien fait de mettre une chemise plutôt qu'un petit chandail léger. Bien que tout le monde sais bien que je n'en ai point… Le sol défile sous mes pieds d'une lenteur atroce. Tellement, que j'en perds presque pied. Je tourne un autre coin de rue. Tout droit, puis on est arrivé. Cela doit faire plus d'une demi-heure que je marche. Il serait donc grand temps que j'apercoive l'espace vert. Et puis tiens, je vois le parc d'ici.

J'accélère un peu le pas, traverse la rue et pose le pied sur l'herbe encore humide. Au loin, il n'y a personne. Tout compte fait, je suis peut-être en avance. Personne n'ai présent, pas même un chat… Je me dirige vers les balançoires, et prend place sur l'une d'entre elle. Je porte ma pomme à ma bouche et la croque avec satisfaction. De l'eau sucrée s'en échappe abondement, un vrai délice. Toujours personne à l'horizon. Je commence à m'énervé et à m'impatienté. Je me lève de mon siège si peu confortable et c'est à ce moment bien précis que je fini par apercevoir une silhouette au loin.

Il n'était pas trop tôt !

Je fais un signe de la main tout en croquant à nouveau dans le petit fruit. La silhouette répond à mon salut et se dirige lentement vers moi, l'air sombre.

"Bon matin Khyle !
-Bon matin, Al'Than" me répond-il d'un ton presque mortel.

Cela n'est presque pas surprenant. Il a l'habitude d'avoir un ton bête et méchant et puisque l'on est le matin, il va de soit que c'est encore pire. Je tasse un peu la tête afin de regarder à ses arrières, voir s'il n'y aurait pas quelqu'un qui l'aurait suivit. Personne. Il secoue la tête tranquillement et me fixe de son regard glacial.

"Ne cherche pas, Al'Than. Ils ne viendront pas. Bridgess et les autres ont déclarés avoir un empêchement majeur."

Son ton ne change pas. Il reste vague et mystérieux. Il ne bronche pas, ne sille pas, rien. Quelque chose s'est passé ? Il me tend d'une main un bout de papier déchiré à la main. À première vu, un simplen bout de papier, tout ce qu'il y a de plus anodin. Il est froissé et quelques lettres ont décolorés. Il me le tend avec insistance.

"Qu'est-ce que c'est…? Que je lui demande.
-Ça a passé dans le journal de ce matin."

Je suis prit sur le fait. Je commence à m'énervé, sans trop que cela paresse, bien évidemment. Qu'est-ce qu'il y est écrit ? Je m'empresse de lire…

"Hier soir, vers 22 heures, un homme âgé d'une quarantaine d'années à perdu la vie dans une violente poursuite donné par les braves Aurors du Ministère de la magie. Cet homme était, selon eux, un espion Mangemort en mission contre le ministère, sous l'ordre de vous-savez-qui. Après mures recherches sur l'individu, le département de la justice magique en a conclu qu'il s'agissait du très renommé Racthord, de la famille des Al'Than. Les dispositions nécessaires comprenant le…-"

Ce…Ce n'est pas possible. L'image animée au dessus de la coupure n'explique rien de plus que ce qu'en dit l'article. Il ne s'agit en fait que du Ministre en personne, tentant de calmer la foule de paparazzi qui s'acharne sur lui sauvagement.

Mais… attendez ! Il est vraiment… mort ?

Je lève les yeux vers Khyle, le visage de marbre, l'esprit froid. Il hoche de la tête, me donne quelques condoléances pitoyables puis baisse le regard vers le sol. Je regarde une dernière fois l'article, le cœur empli de haine. Non pas contre ces Aurors. Mais bien contre… rien. Je ne peux pas expliquer mon état d'esprit. Je sais seulement que je me fou presque de la mort de cet homme. J'ai le goût de soupirer, mais n'en fait rien. J'ai le goût de m'asseoir, mais n'en fait rien non plus.

Je chiffonne sans regret l'article au creux de ma main. Je prends une direction au hasard. Khyle m'emboite le pas. On marche à ce rythme, dans le silence, pendant près d'une heure. Puis, rendu devant le manoir, il me regarde tranquillement, me donne une petite tape amicale derrière le dos puis s'en vas tranquillement. Je reste là, quelques instants, plusieurs minutes, le regard dans le vide, avant de rentrer au bercail.


"La vengeance est incompatible avec la liberté"
-Al'Than, Racthord [1932-1974].

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum