Onze heures moins le quart

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Onze heures moins le quart

Message  Landon Browns le Dim 23 Déc - 19:53

J'aurais su dire comment, exactement, cet homme m'avait convaincu. Pourquoi, au final, j'avais accepté, j'avais cédé à sa requête. Autant, j'avais ce nombre incalculable de raisons qui pouvaient justifier mon refus, autant, elles se sont si vites effacées de ma mémoire. Peut-être que d'un sens, j'ai conscience que c'est pour le mieux. Que rester enfermé chez moi à ne faire que ressasser mes souvenirs n'est peut-être pas la meilleure des solutions. Mais c'est dur, d'oublier, surtout quand ce n'est pas ce que l'on veut. Je n'ait pas envie de l'oublier, elle, Audrey. Sauf que je sais que trop bien que le contraire n'est pas réciproque. Elle, elle me déteste, maintenant, c'est certain. Elle, elle me voudrais mort, effacé, trop loin pour que je puisse la rejoindre. Est-ce égoïste de vouloir connaître mon enfant? Je sais que je ne le porte pas, je sais que dans la grossesse, le rôle du père peut-être instable. Ai-je vraiment tout gâché, en lui déclarant mon homosexualité? Et puis, est-ce ma faute, après tout? Je n'ai pas demandé à naître de cette manière. Le hasard est cruel, en fait.

Oh, tiens. C'est mon arrêt, ici. Et je débarque du train, de mon wagon, mes valises à la main, pour arriver tel un touriste dans le grand Londres. Ce n'est pourtant pas ici ma destination finale. Il [cet homme de l'autre jour, lui qui m'a convaincu d'entrer à Hogwarts, comme je l'avais tant voulu au départ] m'a dit que je devais aller au quai 9¾. Je pense que c'est cela, oui, j'en suis de plus en plus sûr. J'entend encore sa voix m'expliquer que cette station n'existait pas, qu'il s'agissait en fait de foncer tout droit dans l'une des colonnes. En relevant le regard, j'aperçoit que je suis sur la plateforme 5. Ça va, ça ne devrais pas être trop loin. J'imagine que marcher tout droit suffira, je finirai bien par croiser ce foutu lieu, cet entre deux stations…

Il m'avait dit à quel heure, que ce train partait, déjà? J'y avait pas pensé avant, mais là, ça me stresse un peu, et j'ai un doute. Mon train à moi, pour venir ici, était en retard… J'aurais dû vérifier avant combien de temps le trajet prenait, j'espère que je n'ait pas manqué ce Hogwarts express, manquerait plus que ça! Mon regard s'élève, et j'essai de trouver es horloges qui, quand on ne les cherchent pas, semblent si visibles et si nombreuses… En voilà une. Onze heures moins vingt. Et il m'avait dit quoi, lui? Je pense bien que c'était onze heures moins quart. Zut, je risque d'être en retard, si je me dépêche pas. Et j'accélère ainsi le rythme de mes pas, j'évite parfois de justesse des touristes et gens divers à l'allure perdue, ne sachant plus trop où aller, devant un inconnu différent. En fait, je suis plutôt comme eux, sauf que j'ai un objectif, et un temps limite. On croirait presque un film d'action, dit comme cela. Dommage que ce ne soit pas le cas, ça m'aurait fait oublier tout mes problèmes… D'autant plus que normalement, ces films finissent toujours positivement pour le personnage principal.

Je m'arrête brusquement, alors que mon regard à crût croiser une pancarte indiquant le quai onze. J'espère que ce n'était que divagation de mon esprit… Je reviens un peu ainsi sur mes pas, pour m'apercevoir que mon j'avais vu juste, et que dans mon empressement, j'ai dépassé ma destination. C'est plutôt utile, se presser, si c'est pour dépasser son point d'arriver. Et voilà, je suis pris pour revenir en arrière. Au moins, c'est moins long que je ne l'aurais crût, et bien vite, j'aperçoit des gens pressés sembler disparaître dans une grande colonne. Ça doit être là.

Sans plus de question, à mon tour, je fonce vers ce bout de mur. La sensation est étrange, pas douloureuse, simplement désagréable, en fait. En fait, c'est un eu comparable à la sensation d'un tatouage, mais à la grandeur du corps entier, et ne durant que quelques secondes…
Et bien le voilà, ce fameux train. Ce sourire qui malgré tout glisse sur mes lèvres s'efface bien vite quand je me met à penser que ça m'éloigne encore plus de mon enfant. Il est toutefois trop tard pour revenir en arrière, à ce stade. Alors, j'embarque mes valises, et je monte à mon tour a bord du premier wagon que je trouve plus ou moins vide. Seulement que je met mes pieds à l'intérieur que je sens les roues avancer, et le train accélérer.

Je continue ainsi d'avancer, cherchant un compartiment quelconque. Mon regard traversa la vitre du premier, sur ma gauche, mais il est déjà bien rempli. Puis le deuxième, encore sur ma gauche, mais il est tout aussi plein de gens et d'agitation que le premier. Et le troisième sur ma droite, n'est finalement qu'à moitié rempli. Mais j'abandonne bien vite l'idée de ce compartiment-là. Il y aurait bien de la place pour une énième personne, aucun doute, mais je n'ai pas tellement l'envie de passer le voyage entouré de cinq ou six fillettes [elle devaient être en deuxième ou en troisième année, tout au plus, à en juger leur physique et habillement]. Je continu ainsi, en omettant de regarder quelques des compartiments suivant, pour pousser la porte de l'un au hasard, et de me retrouver vers cette petite pièce vide.

Suis-je déçu ou content? Je ne sais pas trop. J'aurais peut-être bien aimé une certaine compagnie, en faim, mais d'un autre sens, j'ai la trop nette impression qu'aujourd'hui j'aurais été plus que critique sur cette dite compagnie. Alors j'installe mes bagages, et je m'étend sur la banquette, l'occupant en entier : de toute façon, il n'y a personne d'autre, qui cela pourrait-il déranger?
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Re: Onze heures moins le quart

Message  Onotachi Tsukimi le Dim 20 Jan - 18:43

Assis, je regarde la vue que j'ai de ma chambre d'hôtel. J'ai en main la lettre que ma mère m'avait envoyé, me donnant ainsi une chance d'avoir une nouvelle vie. Je pose la feuille sur une table, puis je me change, troquant mon pyjama contre des vêtements moldus. Un simple chandail noir à manche longue, ainsi qu'un jean bleu pâle. Après avoir fait mes valises, je prends la lettre de ma mère, j'ouvre la porte de la chambre, je mets mes lunettes de soleil, puis je sors. En dehors de l'hôtel, je regarde autour de moi. Suis-je supposé savoir où aller ? Oui, je devrais. Je dois aller à la gare et me rendre au quai 9 3/4. Quelle heure est-il ? Je regarde autour de moi et
finalement je vois une horloge qui m'indique l'heure. J'appelle un taxi et lorsque celui-ci arrive je lui donne ma destination. Pas très bavard, je reste silencieux pendant le trajet alors que le chauffeur essait tant bien que mal à engager la conversation. Je ne veux parler à personne, est-ce trop demander ? Après des minutes qui me semblèrent interminables, je suis enfin à la gare. La lettre de Beliana dans la poche de mon pantalon et mes valises à la main, je cherche un chariot. Heureusement, j'en trouve un assez rapidement. Posant mes valises dessus, je sors la feuille et mes yeux la parcourt rapidement.


[...]ne sois surtout pas en retard, sinon le train partira sans toi. De l'argent à été transféré pour toi à une banque londonienne[...] N'oublis pas de porter des vêtements moldus et de ne pas te faire trop remarquer. [...]devras foncer dans une colonne. Ne t'inquiètes pas, tu passeras à travers comme si de rien n'était. Tu te retrouveras alors juste à côté du train qui t'emmenera à Hogwarts [...]

Foncer dans une colonne... mais laquelle ? Je cherche des yeux la plateforme où je suis supposé me rendre. Plateforme 9. Je ne dois plus être très loin. Ne pas être en retard. Mais quelle heure est-il ? Si je continue ainsi je vais manquer le train. Le problème était qu'il y avait plusieurs colonne. Je n'allais tout de même pas foncer dans chacune d'entre elles pour savoir laquelle était la bonne. C'est alors que je vois un garçon qui devait avoir mon âge au cheveux... d'une couleur inusité. Après tout, ce n'est pas tous les jours que je vois des personnes à la chevelure rouge, rose et orangée. Bref, je le vois disparaître alors qu'il était là il n'y a pas deux secondes. Je m'approche du lieu où il se trouvait et regarde la colonne juste à côté de moi. Serait-ce là ? Sûrement. Positionnant mon chariot, je marche rapidement vers cette colonne de brique en fermant les yeux, incertain d'avoir pris le bon choix. Je ne retombe pas à la renvers, au contraire, je continue de marcher. Ouvrant les yeux, je m'arrête et regarde autour de moi. Je me trouve sur la plateforme 9 3/4. Un homme qui regarde sa montre crit d'embarquer, que le train va bientôt quitter la gare. Rapidement, je rentre dans le train avec mes bagages. Aussitôt, je regarde les alentours. Où suis-je supposé aller ? Chercher un compartiment, c'est certainement la meilleure chose à faire pour le moment.

Dans mes recherches, je n'en trouve aucun de convenable. Le train s'est déjà mis en marche, ce qui me fait perdre l'équilibre à quelques reprises. Dans un des compartiment se trouve quatre personnes en pleine discution, dans un autre est occupé par deux personnes en train de s'embrasser comme si c'est la dernière fois qu'ils se voient. Désespéré, oui je suis désespéré. J'ai beau avoir voulu avoir une nouvelle vie, celle-ci me laissait sans aucun moyen de me retrouver. Je suis complètement perdu dans un pays qui n'est pas le mien, à devoir parler une langue qui n'est pas la mienne et à devoir vivre avec des coutumes qui ne sont pas les miennes. Tout un changement pour un adolescent. Mais bon, ce n'est pas là le problème. Il faut tout d'abord que je me trouve un compartiment, sinon je vais finir par faire le trajet dans le couloir. Sortant de mes pensées, un miaulement se fait entendre. Je mets alors mes affaires au sol et je me penche vers une cage, dont j'ouvre la porte. Un chat noir en sort alors, s'étirant de tout son long.


-Gomen (désolé), Juusan. Demo (mais), tu vas devoir rester encore un moment dans cette cage. Juusan revient !

Ce satané chat ! Il s'enfuit et que dois-je faire ? Le rattraper bien entendu. Ah, pourquoi cet animal ne peut pas rester tranquille ? Avant de le prendre de vue, je me dépêche à ramasser mes valises et à partir à la poursuite de la boule de poils. Ce dernier rentre dans un compartiment dont la porte n'avait pas été femée au complet. Regardant à l'intérieur, je vois le garçon que j'avais vu auparavant, celui qui avait disparut après avoir passé à travers la colonne menant à la plateforme 9 3/4, mais je vois aussi mon animal. Attendez, que fait-il ? Non, ne me dites pas que... Et oui, Juusan se trouve à présent sur l'élève de Hogwarts, se roulant en boule et fermant les yeux, comme si de rien n'était. Satané chat ! Maintenant il faut que j'aille faire des excuses. Laissant mes valises dans le couloir, j'entre dans le compartiment. Je me penche alors légèrement vers l'avant, les bras le long de mon corps.

-Gomen (désolé), mais pourquoi je parle en japonais ? Me reprenant, je dis, je suis désolé de ce dérangement, ce chat m'appartient. J'ai ouvert sa cage et il s'est empressé de s'enfuir pour ne pas y retourner.

Je me redresse, regardant mon interlocuteur, mais mon regard dérive rapidement sur l'animal qui doit être content de ne plus être dans sa cage. À cause de lui, j'ai du présenter mes excuses. La prochaine fois qu'il miaulera, je ne ferai rien et le laisserai se plaindre autant qu'il veut. Ce chat noir porte malheur, j'en suis sûr. Bon d'accord, j'exagère peut-être un peu, mais c'est si minime. Reportant mon regard sur mon interlocuteur, je remarque seulement à ce moment qu'il est seul dans le compartiment. Pourquoi ne pas lui demander si je peux m'installer ici ? Après tout, je ne vais tout de même pas chercher un compartiment toute ma vie.

-Hum... est-ce que je peux m'installer ici ? À moins que tu ne voulais être seul.
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Re: Onze heures moins le quart

Message  Landon Browns le Dim 27 Jan - 19:09

La cadence régulière du train me fait rapidement fermer les yeux. Pourtant, je n'étais pas fatigué, ce matin, en venant ici. Mais avec rien d'autre à faire que de rester là, seul, à fixer le plafond le sommeil me gagne même si la fatigue n'est pas présente. Pourtant, je tente de rester éveiller : je n'ai point l'envie d'arriver à Hogwarts en me réveillant à peine, et me dépêcher de me préparer, d'enfiler cette foutue robe de sorcier qui n'était pas du tout nécessaire dans mon ancienne école, aux États-Unis.
Et le train qui continue d'avancer finit réellement par m'endormir. Tant pis, à quoi sert-il de résister à cette envie tentant pour se faire bien voir. Au pire je n'aurai bien qu'à simplement ne pas la porter, cette robe noire. Ça ne tuera personne, n'est-ce pas? Alors, volontairement, je ferme les yeux, bien étendu sur la banquette de mon wagon, les bras croisés derrière ma tête, les jambes légèrement repliées, parce qu'il va sans dire que je suis un peu plus grand que la dite banquette.

Et je m'endors doucement. Au rythme berçant du train sur les rails, sous cette impression de vitesse constante, mais cette stabilité tout aussi. Et au final, je n'avais jamais pensé les tremblements provoqués par les rails des chemins de fer pouvant être si confortables. C'est surprenant, dois-je dire. Et surtout, plus que tout, ça me fait un peu oublier Audrey, et mon fils ou ma fille. Ah non, voilà que j'y repense encore. Oublions…

C'est un léger poids qui vient me tirer de ce sommeil léger. Un poids au niveau de mon bas-ventre. J'ouvre doucement les yeux, un instant aveuglé par la lumière de mon petit wagon. Ma vision reste flou quelques secondes, et c'est tout juste le temps qu'il me faut pour poser mon attention sur le poids en question : un chat, noir, maintenant roulé en boule et... endormi? Sur moi? Je relève doucement un sourcil, perplexe. Et pendant un instant, je vais même à me demander si ce chat n'est pas à moi. Mais je n'ai pas de chat, et je n'en ai jamais eu. Alors à qui est-il? Et le plus important, que fait-il sur moi?

Je me relève doucement sur mes coudes, un regard interrogatif toujours posé sur ce chat tout noir. En fait, je n'ose pas trop le déranger. Peut-être est-ce que j'ai peur qu'il me saute dessus, et qu'il me griffe? C'est bien possible. En fait, je n'ai jamais eu de chat, donc pour savoir comment ils réagissent à ceci ou cela, disons que je ne suis pas le mieux placé. Et de ce fait, je n'ose même pas le toucher, ou respirer trop brusquement, parce que mon ventre irait à monter et redescendre, et que peut-être cela, aussi ce geste petit soit-il, pourrait aller à énerver ce chat.

Mon regard reste fixe sur ce chat, et la voix qui vient résonner à mes oreilles me fait légèrement sursauter. Tiens, une compagnie. De plus, ça doit être le propriétaire de ce chat, mais je n'ose pas lui demander de le retirer, de toute façon, il je froisse déjà les sourcils devant le genre de salutation qu'il me fait : les bras le long du corps, alors qu'il se penche vers l'avant. Si j'avais déjà deviné une origine japonaise [ou du moins asiatique] par quelques traits physiques, ce geste me le confirme.
Et après cette rapide constatation, je n'ai pas plus le temps de rajouter quoi que ce soit que déjà, il prend la parole. Mais j'hausse encore un peu plus les sourcils à ces premiers mots. Soit. Définitivement, il est typé asiatique, ce langage le prouve. Mais je ne m'y connais pas assez pour dire si c'est chinois, ou japonais, ou bien coréen. Y'en a t-il d'autres? En fait, déjà, pour moi, c'est tout du pareil au même. Disons qu'il n'y a pas longtemps que j'ai fait la différence entre chinois et japonais…

Les mots suivants, en anglais cette fois, fort heureusement, me confirment qu'il est le propriétaire du chat. Tant mieux, une chose de réglée, il pourra très certainement m'en débarrasser. Je balbutie prestement un :
" Ce n'est rien. "
Mais ce n'est pas réellement ce que je voulais dire. En fait, j'aurais pensé qu'il aurait tout naturellement repris son chat, mais c'est tout bien l'air que non, que le chat dort encore, roulé en boule sur mon ventre, et que lui, cet asiatique, le laisse là, comme si je n'étais rien d'autre qu'un vulgaire coussin, ou la banquette elle-même, au choix.
Peut-être que si je me relève un peu plus? Juste assez pour le réveiller et le laisser croire que ce n'est pas ma faute, comme ça il ne risque pas de me sauter dessus…

C'est donc ce que je fais. Mais on ne dirait que ça ne suffit pas, parce que ce chat ne fait que se déplacer un peu. Léger soupire. Et je remonte mon regard vers l'autre alors qu'il me demande s'il peut s'installer ici. Cette fois, un nouveau sourire s'étire sur mes lèvres : Oh, bien sûr qu'il peut s'installer ici, je ne vais pas cracher sur un compagnon de voyage alors que ce n'était que ce que je demandais quelques instants plus tôt.

" Bien sûr! Sauf que… juste si… tu peux enlever ton chat? J'ai pas tellement envie qu'il me saute dessus et me mordre au moindre geste que je ferai. "
Cette fois, c'est le mélange d'une grimace et d'un sourire qui vient étirer doucement mes lèvres. Je n'ose même pas approcher mes mains de ce chat : décidément, il ne m'inspire pas confiance.

Oh, ne serait-ce pas une bonne chose que de se présenter?
" Je m'appelle Landon. "
Un autre sourire, qui est, en soit, une invitation pour lui à se présenter à son tour…
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Re: Onze heures moins le quart

Message  Onotachi Tsukimi le Mer 30 Jan - 18:04

Je le vois bien, Juusan a les yeux fermés, content d’être à son aise en toute liberté. Pourquoi faut-il que j’aille un chat ? Bon d’accord, je suis content d’en avoir un, cela fait un peu de compagnie, je me sens même moins seul lorsqu’il est avec moi. Cependant, il y a des jours où il me tombe un peu trop sur les nerfs. Mais bon, je ne l’échangerais pour rien au monde. Enfin, c’est vite dit, mais c’est sincère. Après tout, cette boule de poils a vécu à mes côtés. Elle ne m’a jamais jugé, elle m’a toujours vu comme celui que je suis. Elle ne me demande rien, elle n’attend rien de moi, à part peut-être que je lui serve sa nourriture et son eau. Et encore là, elle va parfois se nourrir par elle-même, chassant les oiseaux ou les souris. Je ne peux pas dire que j’approuve ces « repas » venant tout droit de la nature, mais un chat est un chat, on ne peut pas changer sa nature. Certes, on peut essayer, mais les chances que cela marche sont assez minces à mon humble avis.

Le jeune homme sur la banquette me répond prestement un « Ce n’est rien. » Cela me rassure un peu, au moins Juusan n’est pas tombé sur quelqu’un qui déteste au plus au point les chats. Il faut avouer que cela aurait pu poser problème. Bref, après avoir demandé si je pouvais m’installer dans le compartiment, il me répond que oui. Sauf que quoi ? Mon chat ? Ayant complètement oublié de le reprendre, ce dernier était toujours sur le garçon. Comment avais-je fais pour oublier de l’enlever de là ? Ah vraiment, j’ai trop la tête dans la lune. Quelle ironie, avoir la tête dans la lune.


-Désolé ! lui dis-je avec un sourire d’excuse et en prenant mon chat dans mes bras. Te sauter dessus ? Te mordre ? Iie (non [qui se prononce « yé »]), poursuis-je en secouant la tête de gauche à droite. Juusan n’a jamais fait de mal à quelqu’un. C’est juste un chat douillet qui prend son confort très à cœur.

Ayant mon chat dans les bras, je ne peux pas prendre mes valises qui bloquent le passage dans le couloir. Je ne peux pas poser l’animal au sol, car il ira immédiatement retrouver un autre compartiment, s’enfuyant pour ne pas être obligé à être dans sa cage qu’il maudit tant. Je le mets donc sur mon épaule et je sens tout de suite les griffes de Juusan qui s’accrochent à mon chandail, mais plus précisément à ma peau, pour ne pas tomber. Je reste de marbre à la faible douleur que ses griffes me procurent, après tout ce n’est pour qu’un court laps de temps. Puisque le jeune homme sur la banquette a accepté que je m’installe dans le même compartiment que lui, je sors. Oh non, je ne m’en vais pas alors que la réponse qu’il me donne est positive. Seulement, mieux vaut que je rentre mes valises à l’intérieur, ce que je fais. Par la suite, je m’assois sur la banquette en face de mon interlocuteur qui prend justement la parole. Je l’écoute, bien que je ne le regarde pas, occupé à décrocher le chat noir de mon épaule.

Landon. Est-ce son nom de famille ou son prénom ? Ma mère m’avait déjà écrite dans une de ses lettres que dans plusieurs pays, l’Angleterre y compris, les personnes mettaient leur prénom avant leur nom et qu’il était normal d’interpeller quelqu’un par simplement son prénom. En apprenant cela, il faut avouer que j’ai été surpris. Au Japon, ce n’est pas tout à fait la même chose. Le nom, puis le prénom vient par la suite. Aussi, appeler une personne seulement par son prénom est un manque de respect, surtout si on ne la connaît pas beaucoup. Il faut être très proche de cette personne pour avoir le droit de le faire. Bref, l’individu aux cheveux multiples couleurs s’était présenté en souriant. Je dois maintenant en faire autant. Ce n’est qu’une simple marque de courtoisie et de politesse de faire pareille. Après tout, je pourrais très bien rester silencieux et m’enfermer dans un mutisme complet. Il faut dire que c’était ce que j’avais prévu de faire. Parler avec des inconnus n’est pas quelque chose que j’affectionne particulièrement.


-Enchanté de faire ta connaissance, Landon-san. Je me nomme Onotachi Tsukimi, mais tu peux m’appeler Tsuki.

Si l’élève de Hogwarts sait parler japonais, ce que je doute, il aurait compris que mon prénom signifie quelque chose et que même l’abréviation veut dire quelque chose. Mais bon, mieux vaut qu’il ne sache rien. Après tout, il rirait certainement en apprenant que mon prénom veut dire « contemplation au clair de lune » et que mon surnom signifie « lune ». Mais d’un autre point de vue, pourquoi rire ? Ce n’est qu’un prénom, il n’y a rien de drôle. Cependant, il y a toujours des idiots dotés d’aucun cerveau qui passent des remarques désobligeantes ou des moqueries pour attirer l’attention sur eux. Des personnes pitoyables qui ne savent plus quoi faire pour que les autres fassent attention à eux. Car s’ils ne se moqueraient pas des autres, personnes ne sauraient qu’ils existent. Et ils le savent très bien, c’est pour cette raison qu’ils agissent ainsi.

Juusan se trouve sur mes genoux, je n’ai pas assez de cruauté pour le remettre dans sa cage. Ma main droite passe dans son doux pelage noir, alors que je me perds tranquillement dans mes pensées. J’ai lu et relu la dernière lettre que m’a envoyée Beliana et pourtant, je ne me lasse pas de la lire. Ma nature prudente m’oblige à la relire plusieurs fois. Je ne veux rien oublier. Lorsque le train sera à l’école, ma première journée à cet établissement commencera. Je ne veux pas être de ces nouveaux qui se perdent à leur rentrée scolaire. Je ne veux pas qu’on me guide en me parlant comme on le fait avec des enfants de bas âges. Je ne veux pas être un poids. Je veux pouvoir me débrouiller seul. Bon d’accord, je vais certainement poser mille et une questions, mais n’est-ce pas normal ? Je plonge ma main gauche dans la poche de mon jean et j’en sors une feuille, la lettre de ma chère mère vélane.


[…] Dans le train, tu pourras te changer à ton aise pour troquer tes vêtements moldus pour des vêtements de sorciers. […] Tu conviendras sûrement avec moi qu’il vaut mieux que tu ne dises rien sur tes origines. Laisser les personnes dans l’ignorance est parfois bénéfique et une meilleure solution que de tout raconter […]

Oui, elle avait raison. Mieux vaut que je ne dise rien à personnes sur mon sang mélangé. Les gens ne me considèreraient pas comme les autres. Je serais alors un cas d’exception. Une personne hors du commun. Je ne veux pas. Je n’ai pas envie que les autres me regardent différemment en sachant ma nature. Me changer. Où suis-je supposé me changer ? Je n’ai jamais pris le train de ma vie, c’est la première fois. Lorsqu’il advenait à ce que je me déplace sur une grande distance, je volais sur mon balai, j’utilisais un porte-au-loin, j’embarquais dans un autobus moldus, etc. Mais jamais ne j’avais encore pris le train. Dans l’avion, qui était un des transports moldus que j’utililsais pour la première fois, j’ai appris qu’il y avait des toilettes à bord. Est-ce que dans un train il y en avait aussi ? Si ce n’est pas le cas, suis-je supposé me changer dans le compartiment ? Pourquoi pas ? Après tout, ce n’est pas comme si je me trouvais avec une fille. Quoique me changer devant un garçon n’est peut-être pas la meilleure idée que j’ai eue. Ce n’est pas que je sois pudique, bien que je le suis un peu, mais à cause de ma mère, mieux vaut ne pas faire une telle chose.

-Est-ce qu’il y a un endroit pour se changer ?

S’il n’y a aucun endroit, que vais-je faire ? Me changer malgré tout dans le compartiment ? Je pourrais aussi attendre d’être à Hogwarts pour changer de vêtements. Bon d’accord, je serais sûrement le seul à avoir encore des vêtements moldus et à ce moment là, je me ferais remarquer au plus haut point. Ce qui n’est pas une bonne idée. J’espère seulement qu’il y a une place où je pourrais troquer mes habits. Et au pire des cas, soit je me change dans le lieu où je me trouve en ce moment même, soit je me fais remarquer par certainement des centaines de personnes. Ah vraiment, les deux choix ne sont guère formidables.
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