Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

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Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

Message  Charlie Kleinhans le Ven 21 Déc - 12:19

Je suis éveillée. Mais quelle constatation, direz-vous. Seulement, il me semble qu'à l'habitude, on sait que l'on va se réveiller. On dort, on sent qu'on va bientôt se réveiller, on ouvre les yeux et, voilà, on ne dort plus. Sauf qu'aujourd'hui, rien de tout ça. Je me suis réveillée, tout simplement. Et ça m'énerve.

Je me retourne sur le dos, grognant et refermant les yeux, tentant avec toute la misère du monde de me rendormir. Mais rien à y faire: je suis complètement éveillée. C'est donc avec un puissant soupir que je m'assois sur mon lit, genoux pointés vers le plafond, fixant sans grand intérêt le bout de rideau vert qui me fait face. Comment est-ce que je pourrais utiliser ce temps perdu intelligemment? …Et puis d'ailleurs, j'en ai combien, de temps à perdre? Jettent un coup d'œil à ma montre, je ne retiens aucunement le juron qui me brûle les lèvres, tandis que je constate qu'il n'est même pas encore cinq heures et demi du matin. Découragée, je fais un rapide inventaire mental des devoirs qu'ils me restent et des cours de la journée. Défense, vol, potion et divination. J'ai terminé celui de potion hier soir, presque celui de défense, celui de vol, je ne le ferai pas. Il ne reste donc que celui de divination – oh mais quelle joie – en plus de celui de sortilège à remettre pour demain. Bon, bah, puisque j'ai plusieurs heures à tuer, aussi bien en profiter pour en finir avec tout ça. Au moins, à cette heure-ci, je risque fort bien d'avoir la paix.

Tirant les rideaux de mon lit à baldaquin, je m'assure qu'il n'y est pas âme éveillée, puis attrape un bas de pyjama qui traînait au pied de mon lit avant de l'enfiler. J'ai beau être – probablement – la fille la moins pudique de cette école, je n'irai tout de même pas jusqu'à aller me promener en culotte dans la salle commune, quand même. Je glisse ensuite la sangle de mon sac à dos sur mon épaule, empoigne ma baguette, et me glisse enfin en dehors de la chambre.

Comme je m'en étais douté, personne ne croise mon chemin tandis que je me rends à la salle commune de ma maison. Même lorsqu'arrivée à destination, rien ne semble déranger – outre ma présence, bien entendu – le silence qui avait régné ces dernières heures. Seul le feu qui finit de crépiter dans la cheminée semble être en vie. Juste pour vous dire à quel point c'est mort, ici. Et puis bon, maintenant que j'y pense, les divans devant la cheminée sont probablement les meilleures places pour étudier à cette heure. Pour une fois qu'elles ne sont pas toutes prises par ces idiots qui s'amusent à je-ne-sais-quoi en beuglant des obscénités…

…?!

Tout d'un coup, j'ai comme l'étrange impression que je ne pourrai peut-être pas étudier aussi calmement que je l'aurais voulu. Un peu intriguée, dois-je l'avouer, je me penche au-dessus du ridicule petit Devost sans défense qui dort sur le divan, fourrant ma main sur son visage. Parce que c'est toujours agréable de se réveiller avec une main à quelques millimètres de ses yeux.

-J'te dit que tu fais une magnifique cible, Devost. Encore chanceux que je sois pas un méchant pédophile, parce qu'avec ta tronche de fillette, t'aurais probablement salement mal au cul au moment où j'te parle.

Croisant les bras contre ma poitrine, je prends place à l'autre bout du divan, obligeant la jeune fille à rapatrier ses jambes contre lui.

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Re: Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

Message  Elliot Devost le Ven 28 Déc - 13:09

Je ne cesse de tourner en tous les sens possibles la scène que je viens de vivre, à l’extérieur de la salle commune. Puis, j’ose continuer mes pensées jusqu’à revoir la bibliothèque et ses occupants, le moment où elle me tend le bouquin que j’avais vainement essayé d’attraper. Je fusille un soupire d’incompréhension tout en écoutant distraitement les éclats de voix qui parviennent jusqu’à moi alors que des élèves se dirigent tout droit vers leur chambre à couché, ne me voyant apparemment pas. Puis une main se pose à mon épaule et je sursaute fortement, retenant difficilement le hoquet de surprise qui demeure cloîtré derrière mes lèvres pincées. Ma tête se tourne avec lenteur vers le nouvel arrivant que je dévisage aussitôt à la vu de l’air tristounet qu’adopte le Slytherin, l’un de ceux qui occupe la même chambre que moi mais dont j’ai toutes les misères du monde à bien dresser. Je ne suis même pas encore parvenu à lui faire passer le stade du « reste là et tu te tais ». C’est déplorable comme certains, comme lui, parviennent à me faire sortir de mes gonds à une vitesse effroyable, on aurait dis qu’ils lisent dans les pensées et savent exactement ce que l’on ne veut pas entendre…

Il s’approche, relâchant par la même occasion mon épaule maigrelette, et prend place assise sur le divan. Aussitôt, je prends une posture plus convenable, le dos bien droit, relevant le menton afin de marquer ma supériorité. Le visage rond de l’autre élève ne peut cacher l’air amusé qu’il éprouve à me voir ainsi et cela me répugne. Puis revient à l’assaut sa moue enfantine qui me fait comprendre qu’il va prendre la parole de sa petite voix qui accompagne à merveille son attitude du moment :

« Moi qui t’attendais sans relâche dans l’espoir que tu reviennes vite !, dit-il en pesant bien sur le mot ‘espoir’. »

Je roule les yeux en claquant ma langue contre mon palais. Qu’ai-je donc fais pour avoir de pareils abrutis sur le dos ? De plus, je n’ai pas de temps à perdre avec lui, je dois réfléchir à… Je…

Rapidement, je revois les images que je me passais en boucle depuis tout à l’heure, me rendant bien compte de ce à quoi je pensais. Je dois réfléchir à elle ?… À SON comportement qui a différé de celui habituel à mon égard, lorsqu’elle m’a quitté ? Non…. Je…. Prenant une bonne inspiration, je plonge mon regard acier dans celui indigo de mon interlocuteur.

« Qui a dis que MOI je désirais te voir ?, commences-je sèchement, mes paroles sont suivies d’un bref silence où j’essaie de taire la colère et l’incompréhension qui assaille mon être. Tu me déranges, j’aimerais que tu dégages car j’essaie de penser à quelque chose., cette fois, ma voix est plus calme mais tout de même impérative. »

Il semble réfléchir un moment, au sens de mes paroles peut-être bien, puis je vois son visage s’éclairer comme s’il venait de comprendre quelque chose qui le rendait heureux. Il s’approche un peu plus de moi, qui ne peux d’ailleurs pas reculer puisque je suis à l’extrémité du sofa, et pose sa main imposante sur mon épaule où est vite parcouru une certaine douleur. Mon expression facial doit être marrante, puisque le sien semble prêt à exploser de rire.

« Quelqu’un d’autre que moi à réussit à occuper tes pensées ? »

Je serre les dents en comprenant le double sens de ses paroles, mais ne détache pas mon regard du sien. Il… Il a raison après tout… Mais il n’y a rien à raconter !

« Tu parles comme si on était amoureux., dis-je d’un ton révolté par la question de l’autre. Eh puis, ça n’a rien à voir avec toi cette histoire, laisse moi tranquille ! Je crois être assez vieux pour m’occuper de mes affaires moi-même, sans que d’autres n’interviennent ! Je n’ai besoin de personne. »

Il soupire bruyamment, retirant par le fait même sa lourde main de son appuie, puis il se lève et me quitte suite à une courte révérence en mon honneur. Je reste immobile à attendre qu’il ait définitivement quitté la pièce pour rejoindre son lit et dormir paisiblement. Je jette regard derrière moi et, ne le voyant plus, je balaye l’endroit de mes grises prunelles à la recherche d’âmes qui vivent. Personne? Hormis le bruit du feu qui continue de s’en prendre avec acharnement au bois qui se meurt sous la brûlure, plus rien ne se laisse entendre et j’avoue en être soulagé. Je m’installe confortablement sur le sofa, me couchant, laissant ma tête s’appuyer sur le repose bras. La journée a été rude, mais bien moins que la soirée entière. Je …

Mes paupières se font lourdes et je sens mes forces m’abandonner peu à peu. Puis, plus rien, je suis tombé dans les bras de Morphée et pour de bon.



Les heures passent à une vitesse affolante alors que mon sommeil est paisible. Puis j… Brusquement, une main se pose à mon visage et tout mon être est en état d’alerte, cela a pour effet de me réveiller en sursaut. J’entrouvre mes paupières en regardant cette main d’un air dévastateur, puis entend une voix qui… QUOI ?! Outré, j’essaie de voir le visage de cette sale ratée qui venait de me tirer de mon doux repos pour me dire de telle chose. Elle s’approche et, à contre cœur, je retire mes jambes afin de lui céder une place sur le divan. N’avait-elle rien de mieux à faire ? Et, après tout, quelle heure peut-il bien être pour que la salle soit encore complètement vide ? Insulté par ce qu’elle vient de me dire, je me redresse et prend position assise sans pour autant lui faire face. C’était, en plus de me faire à nouveau remarquer à quel point je suis féminin, assez vulgaire. Puis, je ne tiens plus et pose un regard noir sur la nuisance qui avait réussit, à cause de son comportement, à me tenir éveillé une bonne partie de la nuit. À mon regard se glisse quelques éclaires argentées, alors que je me racle la gorge.

« Et qu’est-ce qu’elle a la morveuse ? lui dis-je froidement alors que je ramène mes jambes contre mon torse pour finalement les entourés de mes fins bras. »
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Re: Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

Message  Charlie Kleinhans le Dim 30 Déc - 18:26

Je ne me préoccupe plus vraiment de Devost, qui semble avoir perdu l'usage de sa langue durant quelques minutes. J'ai même le temps de commencer à sortir mes choses de mon sac à dos avant qu'il ne me lance cette phrase désuète bien digne de sa personne:

-Et qu'est-ce qu'elle a, la morveuse?

Je m'arrête en plein mouvement alors que je m'apprêtais à retirer un gros bouquin de mon sac, jetant un regard de côté à la fillette, un peu ennuyée. Ce n'est que la troisième fois que je lui parle, mais je suis déjà blasée de ses insultes à deux sous. Pas que je crois être plus intimidante que lui (enfin, oui, quand même, mais je ne parle pas du physique, là), mais au moins, moi je ne dit pas ce genre de choses dans l'intention d'être méchante. M'enfin, faut quand même avouer que c'est plutôt divertissant comme spectacle. Je repose alors les yeux sur la chose informe qui me tient lieu de musette et termine d'en extraire mon livre de divination, soupirant presque. Tandis que je continue de prendre ce dont j'aurai besoin, je lui réplique:

-T'es toujours d'aussi bonne humeur au réveil, ou bien c'est qu'les anglais sont débarqué chez toi aussi?

Ayant bien conscience qu'il ne comprendra probablement même pas ce que j'insinue, qu'il n'aura même pas envie de me répondre et qu'il en sera de toute façon probablement outré, je ne m'attends donc aucunement à ce qu'il me réponde. Ce qu'il ne fait pas, bien entendu. Serais-je devin, ma foi? Je laisse un silence planer durant quelques secondes, le temps de presqu'entamer mon devoir de divination, avant d'enfin répondre à sa question:

-Je suis venue faire des devoirs, même si tu dois déjà l'avoir remarqué. J'arrivais pas à dormir, alors je me suis dit qu'au lieu de restée couchée à rien faire, j'étais toujours mieux de perdre ce temps-là un peu plus utilement.

Accotant le menton dans la paume de ma main, coude reposant sur ma cuisse, je commence à lire les questions de mon devoir. Des conneries à développement quant à la chiromancie, du genre, décrivez-moi en 350 mots l'origine de la chiromancie ou croyez-vous que la chiromancie fonctionne, pourquoi? – de tout pour me décourager, au fond. Et en effet, il n'en faut pas moins pour que j'abandonne, poussant un soupir tout en passant une main dans mes cheveux. De toute façon, je n'arriverai même pas à me concentrer tellement je manque de sommeil, alors à quoi bon s'acharner? Je tourne donc vers Devost, qui n'a toujours rien répliqué depuis le début, et lui renvoya la balle:

-Et puis d'ailleurs, qu'est-ce que tu faisais à dormir comme ça dans la salle commune? demandai-je, m'asseyant en tailleur sur le divan. C'est parce qu'ils te font peur ou simplement parce qu'ils sont idiots que tu refuse de dormir avec tes colocataires?

Parce que je sais de quoi je parle. Moi-même, j'ai passé une bonne partie de ma troisième année à dormir sur les divans de la salle commune, ne supportant pas les pies qui occupaient mon dortoir. Jusqu'à ce que je me mette à dormir dans celui des garçons, au fond. Bon, ce n'était peut-être pas l'idéal de dormir avec des idiots pervers et pré-pubères, mais c'était toujours mieux que rien.

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Re: Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

Message  Elliot Devost le Dim 6 Jan - 12:51

Je me demande… Si quelqu’un arriverait en ce moment même dans la salle principale et qu’il nous verrait ainsi, moi en pleine crise de colère et elle décontractée, que penserait-il ? Hm, peut-être serait-il mieux de ne pas savoir certaines choses puisque la réponse de cette question pourrait être indésirable. Surtout que, en y repensant bien, la discussion d’hier avec l’un des occupant de mon dortoir me dissuade complètement de savoir ce que les autres penseraient de me voir parler à une fille. Je ne fais que parler avec un autre garçon qu’il ne me lâche plus pendant des jours, c’est énervant à la fin ! De toute façon, à voir l’heure qu’il est, tout les Slytherins, enfin ceux normaux, sont encore plongés dans un profond sommeil qui ne prendra fin que dans quelques heures. Cela veut dire que… Je serai dans l’obligation de rester avec elle… Non… Je n’en serai jamais capable… Mes nerfs vont me lâcher bien avant que tous soient réveillés d’une manière naturelle. En clair, je risque de les réveiller en hurlant les quatre vérités à celle qui vient de me sortir de mon paisible sommeil. Et là, c’est certain que les autres gars –deux en particuliers et celui d’hier en fait parti- de ma chambre vont venir voir la situation pour se marrer un bon coup. Pourquoi est-ce que la vie ne peux pas être facile et que je ne peux pas tout contrôler facilement, comme bon me semble ?

Je resserre l’étreinte de mes bras qui enlacent mes jambes repliées contre mon corps, déposant ma tête sur mes genoux. Suite à mes paroles, elle cesse tous mouvements et je me demande bien pourquoi… À vrai dire, pour l’instant, même si je suis parvenu à dormir sur le divan une partie de la nuit, je dois dire que ce n’est pas comme si j’avais pleinement bénéficier d’un sommeil complet et harmonieux. Je ressens encore la fatigue qui engourdit légèrement mes sens, alors que mon regard demeure fixe sans que je ne m’en aperçoive pleinement. Elle reprend son geste suspendue lors de mon inquisition et ne semble pas se préoccuper davantage de moi. Est-ce que mes paroles d’hier lui reviennent encore en tête ? Mais pourquoi au juste est-ce que je me préoccupe de ça ! C’est son problème, elle n’a qu’à pas me provoquer et me dire des choses qui me dégoûtent fortement !

Soudain, sa voix se laisse entendre et… Pourquoi est-ce que j’ai la certitude que ses paroles ont un sens, sauf que je ne parviens tout bonnement pas à en déceler le secret ? Les anglais… Quel est le rapport dites-moi ! Mais je comprends au moins une partie de cette question qui veut me fait remarquer que je ne suis pas d’une bonne humeur, comme si je ne le faisais pas exprès. Et c’est elle qui me dit ça ! Mon réveil a été très brusqué par une main sur mon visage et une voix à ce que je sache ! Ce n’est pas une assez bonne raison pour être frustré contre la personne qui a provoqué ça ? Je tourne la tête du côté opposé vivement, ma chevelure ébène suivant le mouvement avec élégance. Et puis à quoi bon essayer de lui parler, elle réplique toujours d’une manière qui ne fait qu’augmenter ma colère.

Elle répond finalement… Est-ce qu’il n’aurait pas été, humainement parlant, plus intelligent de commencer par cela sans me remettre sur le nez ma mauvaise humeur ? Faire des devoirs à cette heure, oui bon il est vrai que c’est le calme total… Je fusille un soupire de lassitude puisque moi, contrairement à elle, je n’ai justement rien à faire pour passer le temps… Je n’ai pas de devoir et pas l’envi de monter à ma chambre pour me retrouver avec les autres qui, de toute façon, dorment profondément. Les minutes s’écoulent lentement, puis je l’entends, à son tour, soupirer et je retourne mon attention sur elle.

Ah … Je… Je… Pourquoi est-ce que je dormais là… Parce que ! Quelle bonne excuse Elliot, toutes mes félicitations… Si je lui dis que c’est à cause de notre discussion d’hier, du fait qu’elle ma quittée sans que je ne comprenne réellement ce que j’avais dis de mal… Que j’ai réfléchis à ça quelques heures, qu’une personne pense que je suis amoureux d’elle, puis ensuite je me suis endormi à bout de force… Non mais ça va pas la tête ! C’est ma vie et je ne souhaite pas la partager ouvertement, encore moins avec une emmerdeuse de première ! En toute vérité, j’aimerais bien qu’il se passe quelque chose, car là, l’atmosphère commence à devenir lourd.

« C’est interdit ?, commences-je d’un ton irrité. »

Peur … ? Mais c’est n’importe quoi ! … Parce qu’ils sont idiots… Hum… Ce serait plus probable… De toute façon, je crois que j’aurais bien plus peur d’elle si elle était un gars qui partagerait la même chambre que moi. Parler du fait que j’aurais été une proie facile pour un viole alors que je viens à peine d’ouvrir les yeux, c’est pas rassurant avouez !

« Premièrement ce n’est pas de TES affaires., continues-je sur un ton pas plus sympathique. Je me suis endormi sur le divan, car je m’y suis endormi et ce n’est pas parce que les empotés qui occupe la même chambre que moi désire me violer., dis-je en terminant ma phrase d’une pointe d’ironie afin de rejoindre ces premières paroles à mon intention ce matin. »

Je la regarde en fronçant légèrement l’arcade sourcilière, ne sachant pas vraiment comment prendre le fait qu’elle me pose des questions de ce genre. Je relâche mes jambes de leur étreinte - mes bras se nouant à mon fin torse – l’une d’elle demeure dans la même position repliée tandis que l’autre se retire du fauteuil, mon pied pouvant effleurer le tapis au couleur de notre maison. Je suis toujours habillé de ma robe de sorcier puisque je ne suis pas monté pour me changer et je dois reconnaître qu’elle c’est quelque peu froissée durant la nuit, il va falloir que je me change…

Pour l’instant, je dois véritablement ressembler à une fille colérique qui désire préserver un jardin secret… C’est … Vraiment… Pitoyable…
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Re: Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

Message  Charlie Kleinhans le Mar 22 Jan - 17:25

Y a un truc que je pige pas, là. J’ai dit quelque chose de mal? C’est vrai que j’ai une vision de la politesse déficiente, mais je ne crois pas que de m’informer du pourquoi de la chose sois quelque chose d’impoli. Non? Même que je considère ça plutôt sympathique comme demande : on pourrait presque dire que je m’inquiète de son manque de sommeil. Bon, c’est vrai que ça manquait un peu de délicatesse, mais faut pas oublier qu’on parle de moi, alias la fille la moins sensible du monde. J’peux pas faire de miracles, quand même. Mais faut dire, pour qu’il réagisse comme ça, il faut bien qu’il se soit passé quelque chose de louche. Ça a beau être Devost, je ne crois pas qu’il soit si susceptible que ça… Bon, okay, oui, c’est très probable qu’il le soit. Tout de même, je crois qu’il n’avait pas à réagir aussi fortement. Moi-même j’aurais été plus douce que ça. Alors si JE suis capable de le faire, n’importe qui peut le faire.
-Tu devrais apprendre à te calmer, fillette. C’est pas comme si t’avais à être aussi agressif. Maintenant, à cause de ton attitude, je suis persuadée qu’il s’est passé quelque chose de louche, soupirais-je. Je laissai quelques secondes s’écouler, histoire de l’énerver un peu plus, puis ajoutai : T’inquiète, je m’en contrefiche de ce que ça puisse être. Sauf que… Arrête de tout prendre de façon personnelle, tu sais. Surtout si c’est avec moi que tu parles.
C’est quand même pas comme si j’étais du genre à passer par quatre chemins, et encore moins d’utiliser un registre de langue sophistiqué pour m’exprimer. C’est vrai que j’ai parfois – toujours – tendance à agir avec rudesse, voire de manière presque barbare, mais j’suis comme ça, c’est tout. J’ai toujours agis de façon plutôt masculine, avec tout le monde; que ce soit mes parents, mes (rares) amis, les professeurs… Et c’est pas demain la veille que je vais changer. Une fois qu’on a compris ça, paraîtrait que c’est beaucoup plus facile de me comprendre… Mais encore faut-il être assez intelligent pour le réaliser.

Le silence plana durant quelques minutes, seulement dérangé par le feu qui terminait de mourir et le flot de mes pensées. En fait, je ne réfléchissais pas à grand-chose, concrètement parlant. C’était plutôt mon subconscient qui s’amusait à penser à n’importe quoi. Enfin, une question se fit plus claire que les autres, comme si elle croyait être plus importante, comme si ça faisait bien trop longtemps qu’elle attendait d’être posée. Et avec raison, parce qu’elle semblait s’être trompé de destinataire.
-Devost…?
Presque étrangement, ma voix était moins sarcastique qu’à l’habitude, un peu plus sérieuse. Mon regard était figé sur les quelques flammes mourantes dans la cheminée, et j’avais un peu l’impression d’être dans un état second. Seigneur, ce que je peux détester me sentir comme ça. C’est tellement stupide et vulnérable. C’est ce que ça donne quand on mélange fatigue et discutions nostalgique.
-Pourquoi tu crois que l’amour, ça n’existe pas?
Ahah, on se croirait presque dans un film de romance. À la différence que la simple utilisation du mot ‘'amour’’ m’horripile. C’est simplement trop atroce comme mot. Il me semble que de ma bouche, ça semble encore plus ridicule que ce ne l’est habituellement. C’est tout simplement trop doux pour que je puisse l’employer. Même que ça devrait carrément m’être interdit.
-Je veux bien être de votre avis, repris-je d’un ton qui m’est plus naturel, sauf que si ni l’un, ni l’autre ne veux prendre la peine de m’expliquer votre point de vue, je ne peux malheureusement pas me faire une idée.
Pauvre petit Devost. Quand même, je ne lui fait pas la vie facile. En plus de lui poser des questions pas très évidentes, je l’implique en quelque sorte dans une histoire qui ne le regarde pas du tout, en faisant référence à une tierce personne qui lui est complètement inconnue. Mais bon, ce n’est pas comme si ça le regardait.
-Par contre, j’imagine que t’as jamais été amoureux, non? Alors comment tu peux prétendre que quelque chose que tu ne connais pas n’existe pas?
Même pas besoin d’avoir la confirmation à ma première question; il est tout simplement impossible que quelqu’un comme lui aie pu ressentir quelque chose de positif pour une autre personne. Quoique ce genre de choses peuvent parfois être assez surprenantes. Mais avec ce qu’il a affirmé hier soir, il n’y a plus aucun doute. Désolée, Devost, mais il va falloir ramer pour arriver à me convaincre.

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Re: Si vous voulez mourrir, allez ailleurs, ici on meurt pas.

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