Enfin, le calme... ou presque.

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Enfin, le calme... ou presque.

Message  Invité le Dim 22 Juil - 12:02

[Origine : Troisième Wagon]

[Premier épisode de l'histoire de Noäh et Edmund.]


Décidément, Greg et Cie manquent de savoir vivre. Débarquer à l'improvice, sans manières, sans demander s'il était premièrement possible de prendre place dans la cabine avec cette jeune fille...enfin, il va bien falloir que je leur parle à ce propos. Qui plus est, je pari qu'ils n'ont même pas remarqué ma présence.

Dans les cabines les gens se racontent leur été. Il y en a aussi qui tente d'effectuer de nouveaux sorts. Notamment le "Wingardium Leviosa" à ce que j'ai pu observer. Preuve que ce sont des petits nouveaux. Enfin…je ne m'assoirai pas là. Pas là non plus…

Une cabine calme. Voilà ce que je cherchais.

Il n'y a qu'une seule personne à l'intérieur, un garçon. Je fais mine de mettre un pied dans la petite pièce, question de voir si cela le dérangerais si je venais m'assoir. On appelle ça des subtilités (Où "l'art de la subtilité"). Il ne réagit pas. J'entre donc et commence à placer mes bagages dans le compartiment du haut avant de pouvoir m'assoir près de la fenêtre. Il ne me regarde toujours pas. Je prends donc la liberté de l'étudier, par simple curiosité de savoir avec qui je suis assit.

Ses cheveux sont d'un noir très foncé, long et quelque peut boucler vers le bas. Ce qui crée un contraste surprenant avec le teint de sa peau qui est d'une pâleur mortelle. Ces vêtement ne sont pas ceux d'un riche, mais ne sont pas non plus ceux d'un pauvre. Classe Moyenne, je dirais. Ses traits sont très différents de tous les autres et il… il a l'air très absent. Enfin bref.

Je ferme les yeux et croise mes bras et mes jambes. Mon dos reste droit, mais ma tête s'affaisse légèrement vers le bas. Je ne dormirai pas, mais simplement que me reposer un peu ne me fera pas de tord. Et puis, qu'ai-je d'autre à faire ? Je n'ai rien apporter pour lire. Tout ce que j'ai se trouve dans mes bagages et je n'ai pas le gout de lire ce que j'ai déjà lu. Un peu de repos…c'est tout.


Dernière édition par le Dim 22 Juil - 17:14, édité 3 fois

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Alexiel Deylog le Dim 22 Juil - 13:23

Bon, elle se décide ou non de passer à travers ce fichu mur ? C’est pas qu’elle fait traîner les choses en long et en large, mais c’est tout comme. Faut pas qu’elle vienne me dire qu’elle a peur de se cogner contre les briques. Elle l’a déjà fait pas mal de fois -4 pour être précis- ce n’est pas encore maintenant qu’elle va nous faire le même cinéma. Je jette un regard vers elle. Il vaut mieux que je passe dernier pour fermer la marche sinon elle serait capable de détaler comme un lapin. Je soupir et regarde ma montre. Super ! Plus que 10 minutes avant le départ. Je pose mon regard vers le sol. Je l’étripe maintenant ou après qu’elle n’ai passé le mur ? Cruel dilemme…
« M’man ! Grouilles sinon je passe mon année dans tes jambes ! »
Ah ! Je la vois qu’elle haussa un sourcil. J’en étais sûr que cette remarquer ferait bouger les choses comme ses jambes d’ailleurs. Il semblerait qu’elle se soit enfin décidé a passer de l’autre coté. Je me mets en marche et j’agrippe le bras de ma mère au passage. Elle sursaute. Maman ne s’attendait peut-être pas à ce que je la force à aller un peu plus vite. Tant pis. Elle m’a déjà bien fait attendre comme ça. Je sens qu’elle sert un peu mon bras. Je baisse la tête moi. Pourquoi faut-il qu’elle ai peur de se faire mal ? Enfin. Deux secondes plus tard, nous y voilà, à la voie 9 ¾
On sent vite qu’ici, c’est différent que dans le monde des moldus. Moi, j’me sens mieux. Plus à l’aise. Maman a relâché mon bras –qui commençait à me faire mal- pour rejoindre Dominique. Il la félicite en lui ébouriffant les cheveux avec un grand sourire. Aller savoir pourquoi, mais ma mère a toujours eu une sainte horreur de passer dans un mur. Elle n’a pourtant rien contre les sorciers, sinon elle aurait déjà quitté son compagnon depuis un petit bout de temps. Je la vois qui passe la langue et qui remet ses cheveux en état. Je lève les yeux au ciel. Parfois, je me demande qui sont les enfants parmi nous trois. Ils ont plus l’air de vouloir se faire des chamailleries qu’autre chose.

« Départ dans 5 minutes ! »
Tintintinnnnnn !! Le moment fatidique est arrivé. Celui que je déteste le plus : les adieux. Quoi que c’est un bien grand mot… les séparations c’est mieux, mais c’est toujours aussi lourd à vivre. Maman s’approche de moi avec un petit sourire timide. Avec ses dix centimètres en moins que moi et ses rides naissantes, elle me donne envie de lui faire un câlin. Mais je me retiens. Je ne suis pas un grand fana des expressions de tendresse devant une foule de gens qui me sont inconnus. Et oui ! Je suis un grand timide. Qui l’eu cru ? Je lui sourit et le fait une petite étreinte auquel elle met un malin plaisir de m’étouffer sous ses bras. Plus surprit qu’autre chose, j’en oublis de respirer le temps de cette accolade.
« Euh, maman, on est en publique là… »
Elle se recule un peu puis se met à rigoler en voyant ma tête. Je hausse un sourcil quand elle me fait comprendre par des gestes que je suis un peu rouge. Cette remarque me fait devenir plus pivoine que je ne l’étais déjà. Je n’aime pas quand on me voit gêné ! Je suis partit pour être grognon pendant quelques minutes. J’enfonce ma tête dans le col de mon pull et pose mon regard sur l’autre-là. Il sourit toujours. Je m’approche et lui serre la main. Il est une des rares personne avec qui j’apprécie faire ça. Nos poignées sont toujours chaleureuses et on s’amuse à voir qui sert le plus fort. Et devinez qui gagne à chaque fois. Non ! C’n’est pas moi…
Je recule pour finir par leur tourner le dos. Je mets une de mes mains dans ma poche. L’autre est occupée à portée le sac qui me sert de ravitaillement pendant le voyage –non, il n’y a pas que de la nourriture… Dans mon dos, j’ai un truc noir ou l’on devine que j’ai un instrument dedans. Mais lequel ? Surprise ! Bon, maintenant, opération suicide. C’est jamais facile de montrer dans un wagon. Heureusement que j’ai un peu de cervelle. Je me dirige vers la fin du wagonnet et entre. La différence de monde est assez surprenante. Je les vois, les plus jeunes élèves a chercher tour à tour une cabine de libre. Je jette un regard au premier de fille qui n’hésite pas une seconde à me défier. Je souris puis lui fait comprendre d’un coup d’œil que ce petit jeu ne fonctionne pas avec moi. Il hésite un moment puis continue d’avancer. Je profite de cette faiblesse pour me faufiler dans la première cabine de libre. Là, je suis tétanisé sur place ! Je viens d’avoir une révélation. Je vais perdre au prochain tirage au sort d’un jeu de chance auquel j’ai participé. J’en suis certain. Devant moi, deux places de libres. Je ne me pose pas de question et m’installe. Tant pis si les places sont réservées. Z’avaient qu’a mettre leurs prénoms sur les sièges. Je dépose le paquet anciennement sur mon dos à mes côtés. Faut pas croire mais c’est fragile cette petite chose. Je sors de mon autre sac un bouquin pigé au hasard dans la bibliothèque de la maison et cherche le titre du livre. « Sortilèges et Enchantements, Tome 6 » Un petit soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres. J’ai cru que j’avais prit le 5. Celui-là, je l’ai déjà lu. Je sors un crayon de nulle part et case mon sac au dessus de ma tête. Sans un regard pour les deux autres, je commence ma lecture.

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Edmund O'Dwyer le Dim 22 Juil - 18:25

Il y a de ces gens qui portent la poisse, c’est connu. Ceci étant dit… J’ignorais qu’on pouvait donner la poisse.

Je fais référence par là au malheur qui me suit comme la peste depuis que j’ai croisé ce maudit Lovegood : d’abord, mon corbeau à demi massacré, mes bagages renversés, puis, cet effronté qui vient trôner dans mon compartiment comme la reine d’Angleterre ; enfin, il y a dorénavant un deuxième étranger en ma présence. Cela implique donc que les probabilités que je me retrouve malgré moi impliqué dans une discussion viennent de redoubler. Et qui sait, si c’est un individu bavard, peut-être même qu’elles viennent de quadrupler. Oh, juste ciel.

Il faut à tout prix que je sorte d’ici. Et que je sauve ma peau, par la même occasion. Oh, mais que dis-je? C’est impossible! On me bloque la sortie. C’est un complot. Forcément. Un coup monté.

Le nouvel envahisseur, dont, à bien y songer, j'ai la vague impression de l'avoir déjà aperçu ailleurs – j’ose à peine lui jeter un regard, craignant de croiser le sien, mais je crois qu’il est brun – s’est installé bien à son aise, s’adonnant à la lecture de je ne sais quel livre que je devine fort peu intéressant puisque les gens n'ont pas de goût. À quoi s’ajoute le fait qu’il ait les jambes allongées et reposant sur le banc d’en face, soit le mien ; ses bottes sont étalées sur la banquette victime de vandalisme, à approximativement vingt-et-un centimètres sur ma droite, c’est-à-dire devant la seule et unique porte. J’ai une bouffée de chaleur.

Je suis coincé. Je vais mourir ici. Et dire que je n’ai même pas fait mon testament.

Je commence presque à envisager de me précipiter sur la fenêtre et de la fracasser pour me jeter en bas du train – tiens, d’ailleurs, il est en marche depuis quand? – mais j’estime mes chances de survie [ou tout simplement de réussite] comme étant trop peu élevées pour qu’il vaille la peine commettre pareil sacrifice. Il faudra alors trouver un plan B.

J’adresse à Byrne un regard empli de détresse, comme s’il était celui qui allait me tirer de là. Il ne me remarque même pas, trop occupé à soigner ses plumes déjà trop lisses. Cet oiseau est anormalement snob.

Qui plus est… Je crois que je vais être malade.
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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Invité le Dim 22 Juil - 19:54

Ça y est, quelques minutes de plus et je tombais profondément endormit. Ça a faillit être le cas, seulement je suis réveillé par quelque chose de… "Brusque". J'entrouvre les yeux et j'aperçois du coin de l'œil droit une autre forme humaine que l'étrange personnage qui repose devant moi. Il fouille dans un petit sac remplit de livres et en ressort un presque tout neuf. Puis, il range les deux bagages qu'il porte dans le compartiment du haut, pour finalement prendre place sur le siège près de moi.

S'il prenait la peine de me regarder, il remarquerait que j'ai les yeux dans le vide et non pas que je suis en train de l'observer. Il faut comprendre que regarder les gens, ou encore de les épier délibérément n'est pas quelque chose qui peut se faire. Disons que c'est…très impoli. C'est pourquoi j'essai et souhaite ne pas être remarquer lorsque je m'adonne à cette "activité". Je ne le fait pas par plaisir. Je suis un être curieux et je me dois de répondre à toutes les petites questions qui troublent mon esprit. Je ne peux rien y faire. Aussi, j'aime bien savoir à qui j'ai affaire.

L'autre devant moi me fusille du regard. On dirait presque qu'il m'en veut pour une raison que j'ignore totalement. Enfin, si c'était au sujet de prendre place au banc en face de lui, je crois bien qu'il se serait prononcer sur le fait. Je lève un peu les yeux jusqu'à ce que je croise les siens. Un petit sourire innocent se dessine sur mes lèvres, question de détendre un peu l'atmosphère. Mais il n'en fait rien. Il détourne le regard vers son corbeau, que je n'avais toujours par remarquer jusqu'à l'instant.

Bonjour ?

Mon sourire s'affaisse. Je tourne la tête vers l'autre garçon. Il lit. Je ne me donnerai pas la peine de le déranger. Normalement quelqu'un qui souhaite discuter ne dispose pas d'un livre ou de tout autre outil entre les mains et se montre plus dispo à la conversation. Mais rien de tout cela pour ces deux gaillards. Je laisse échapper un long soupir et je glisse mes deux bras derrière mon coup, question de m'étirer un peu (à défaut de ne pas pouvoir me promener).

J'appui ma tête contre la fenêtre. Rien de très confortable : elle ne fait que vibrer depuis que l'on a quitté le port. Les arbres défilent à une vitesse effarante sous mes yeux, tandis que le ciel d'un bleu très clair reste tranquillement immobile. J'entends en écho les rires et les paroles des autres passagers de ce train. Une journée de gaspillé. À ne rien faire. De perdue. Je reste assit ici alors que j'aurais pu faire tellement plus que… me reposer. Pourquoi Hogwarts est si loin aussi ? Cela ne fait qu'alourdir les choses.

Le garçon à l'air bête, celui avec les cheveux longs et noirs, est vraiment étrange. Pas que je lui porte jugement, comme ça, gratuitement, ou encore à toute les personnes que je croise. Mais pour une raison ou une autre, il me met mal à l'aise. Très mal à l'aise. Je ne comprends pas pourquoi... Ce jeune homme est de mauvais augures.

Est-ce que je parais aussi associable que ça ? Pourtant, tout le monde à toujours été très à l'aise avec moi, auparavant… est-ce parce que je suis un Al'Than qu'il…? Non, ça ne doit pas être ça. C'est complètement ridicule.

Peut importe.

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Alexiel Deylog le Lun 23 Juil - 2:20

En y repensant, les livres théoriques sont toujours très ennuyeux. Ils ne sont faits que de phrase sans grands sens voulant expliquer –au mieux- les mouvements ou autres chorégraphies pour réussir tel ou tel sort. Il faut croire que les auteurs ont du se droguer avec une bonne centaine de potions pour quel les instructions soient dignes d’une pelote de laine avec laquelle Grenouille se serait amuser. Tiens ! En y repensant, je me demande où il est celui-là. Alors, souvenirs, souvenirs, dites-moi où se cache mon chat… Pas dans la voiture…Pas dans le jardin… Bingo ! Enfin, pas « bingo ! »… Je me rappelle de sa position. Il est devant la porte d’entrée, dans sa cage...

Oui, je sais ! Parfois, j’ai la tête un peu ailleurs. Ca arrive. Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour cette pauvre bête. Rester plus de trois heures –si les adultes décident d’aller se faire un cinéma ou quelque chose dans le genre- enfermé dans une boite… Je crois qu’il va m’en vouloir un peu quand nous allons nous revoir. Bon, au pire, j’aurais droit à quelques coups de griffes ici et là et il me boudera pendant quelques jours. Encore faudrait-il qu’il me rejoigne. Bah ! Il trouvera bien un moyen pour venir me retrouver. Il m’aime tellement. –J’exagère, je sais.
Un bâillement –pas assez discret à mon goût- arrive à s’échapper de l’excavation buccale en ma possession. Je soulève mes yeux de ma lecture. Maintenant que j’ai réussit à m’auto déconcentrer, il vaut mieux que je fasse autre chose. Je remarque que les deux autres ont leurs regards sur moi. Ah ben super ! Moi qui n’aime pas me faire remarquer la première fois que je rencontre des gens, j’ai bien fait mon coup. Faut trouver un truc intelligent à dire là.

« Salut ! » Suivit d’un beau sourire.
Grattage de la tête mentalement. J’avais dit un truc intelligent. Pas quelque chose dans ce genre. Patate ! Les voyages de longue durée ce n’est pas bon pour ma santé mentale. D’abord, je m’auto déconcentre, j’attire toute l’attention sur moi et pour finir, je m’auto insulte. J’vais aller loin avec mon cerveau si je continue comme ça. C’est sûr. Vu que le mal est déjà fait, on peu pas revenir en arrière. Je n’ai pas les outils nécessaires pour le faire du moins. Pas grave, faut vivre avec sa honte hein.
Ma vue se dirige automatiquement sur le gars aux cheveux noirs. Contrairement à l’autre à ma droite, je ne me gène pas pour regarder les gens. Parce que tu crois que je n’avais pas sentit tes yeux sur moi ? –J’ne suis pas doué pour la télépathie, mais on peut toujours essayer hein- Au premier coup d’œil, il ne semble pas à l’aise. Essayer de se cacher de la sorte derrière sa tignasse n’est pas une chose très discrète on va dire. S’il avait daigné avoir une coiffure convenable, je serais resté sur ce point là dans mon observation. Le problème, c’est que je ressens un besoin particulier de causer avec les pauv’ gars dans son genre. Heureusement que je ne suis pas aveugle. La vérité pur est qu’il aimerait bien être transparent –pour ça il y a les capes d’invisibilité. J’vais donc le laissé dans on mal aise et enlever mes jambes qui sont juste à cotées de lui. J’espère qu’il va se remettre à respirer normalement maintenant. Avec son teint pale, on dirait qu’il va faire un voyage dans le pays des songes dans pas longtemps. Dans ce cas, je ne suis pas disponible pour faire le bouche-à-bouche. J’demanderai à mon voisin d’à côté pour le faire. Avec ses quelques centimètres en plus que moi, il aura facile à le porter.
D’ailleurs, futur Miss belle aux bois dormants me rappelle quelqu’un. J’dois l’avoir déjà vu. Ouais… Il est chez les Slytherins. Faut dire que des cheveux pareil ça marque facilement les souvenirs. J’entends un croassement et remarque finalement la présence du volatile. J’ai l’impression de l’avoir déjà vu. C’est le piaf qui s’était échappé de sa cage au mois d’avril dernier non ? Il avait semé la pagaille pendant une journée dans l’école. Je m’étais moi-même fais attaquer par cet oiseau. Apparemment il semble s’en souvenir et me crie dessus. Il me fait sûrement des reproches pour l’avoir frapper avec un slip traînant par là –Quand on s’attaque à quelqu’un dans les douches, faut prévoir les conséquences- Je le foudroie du regard. Qu’il vienne. J’ai un caleçon qui doit traîner quelque par…
Je me demande comment il avait fait pour sortir de sa cage.

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Edmund O'Dwyer le Mer 25 Juil - 12:58

J’étouffe.

D’un côté comme de l’autre, mes deux assaillants me confrontent du regard. Deux contre un, ça n’est pas fair play. Je suis tenté de croire qu’ils veulent ma peau.

Le premier intrus n’a de cesse de me fixer. Je relève la tête, contraint de ne pouvoir l’ignorer plus longtemps. J’ai presque un sursaut. C’est quand même pas un sourire qui se dessine sur son visage…? Il se paie forcément ma tête. Ou alors, il tente de m’intimider. Il me dévisage. J’ai la tête qui tourne. Je déclare forfait et retourne à la contemplation de mon oiseau de malheur qui, tout aussi étrange que cela puisse sembler, émet un son qui se rapproche étonnament d’un rire. Je ne sais pas ce qui me retient de foutre un coup de pied dans sa cage – peut-être le fait que mes coups ont tout juste le même impact que ceux d’une gamine de quatre ans. Mais enfin.

Un silence plus que mortel s’impose. L'écho lointain d'un long bâillement me parvient et trouble ma concentration tandis que je me donne corps et âme à une lutte contre un ongle trop résistant à l'idée que je me départisse de son surplus. Je lève alors les yeux sur le responsable de ma défaite contre cet ongle ; l’autre nous fait une exposition de sa galerie de dents jaunies… ou plutôt, il affiche un sourire démesurément trop large.

Combien, pour une visite guidée?

...Temps mort.

Tiens. Byrne fait des ronds dans sa cage. Brave bête.

« Salut! » J'aurais presque préféré apprendre que mon oiseau sait parler plutôt que ce soit cet autre type qui...

…Minute. Il ne vient quand même pas de s’adresser à moi? Pourquoi il me fixe? Abruti fini. Tu crois sincèrement que je vais te répondre? Cours toujours. Nous sommes en guerre ouverte.

Je lui rends son coup d’œil de derrière mes rideaux noirs ; contrairement à lui, j’adopte volontairement une expression des moins sympathiques qui soit. La tension grimpe – ma tension grimpe : elle plafonne la crise d’angoisse. De nervosité, je m’écorche le pouce à vif, je le gratte au sang – de là l’utilité des ongles, à savoir un antistress. Lorsque je prends conscience des dommages sur ma personne occasionnés par mon excès de malaise, je fourre mes mains dans les poches de ma veste et me rembrunis. Mais je ne baisse surtout pas la tête. Après un moment, il détourne le regard. Victoire! Je crois que j’ai gagné ; il décroise ses jambes, lentement mais sûrement, de devant la porte.

La voie est libre!

Je compte jusqu’à dix avant de me lever – c’est pour créer un effet de subtilité. Puis, sans même songer à me saisir de mon corbeau et de mes effets personnels, je me précipite plein d’espoir sur la porte de la cabine. Pour peu, j’en pleurerais de joie…

ou de découragement.
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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Invité le Mer 25 Juil - 14:01

Enfin, il y a du mouvement. Normalement, je suis plutôt à l'aise dans ce genre de situation. Je veux dire, faire connaissance de nouvelles personnes ou encore mettre à l'aise celles-ci dans de lourds silences tels que celui qui règne en ce moment dans la petite pièce. Mais on dirait que ce n'est nullement le cas aujourd'hui.

Le garçon aux cheveux noir se morfond presque dans son coin, alors que l'autre attend impatiemment qu'on lui réponde. Je lui adresse un regard des plus sympathiques et m'apprête à lui rendre son salut lorsque la porte de notre cabine s'ouvre brusquement. Celui assit à côté moi a un petit sursaut discret, tandis que l'autre… tien la poigné de porte avec ses deux mains. Il ne nous adresse aucun regard, mais ses épaules s'affaissent doucement. Une grande silhouette apparait sous le cadre de porte.

J'ai une petite rage momentané : celle de toujours être interrompu alors que cela fait au moins trois fois que je tante d'établir une conversation avec ceux de mon entourage. Un long soupir traverse ma gorge et je regarde avec désolation ma "presque-connaissance-en-devenir ".

"Et bien et bien, voyez qui va là. "

Ah, mais c'est pas vrai…qu'est-ce qu'ils fichent ici ceux-là ?

C'est Gregory. D'autres têtes que je connais bien se remarquent facilement derrière son épaule. Étrangement, ils ne semblent pas me remarquer. Pour eux, il n'y à que le noiraud qui existe. Celui qui a ouvert la porte et qui recule de quelques pas à leurs vue. Je le regarde tranquillement. Il a les yeux presque exorbités.

" Si c’est pas notre copain maigrichon de l’an dernier, vous vous rappelez, les gars?" Il regarde plus intensément le jeune homme avec ses yeux de dur à cuire. "Et toi, fillette, tu te souviens de nous n'est-ce pas ?"

Le noiraud tente de s'évader, de quitter cette pièce si peu spacieuse, mais Gregory et Loïk lui bloquent le chemin. Je suis complètement découragé et je baisse le regard vers le sol, posant mes coudes sur mes genoux et me frottant mes tempes avec mes mains.

"Eh, Al'Than ! Qu'est-ce que tu fiches dans ce trou à rat ?"

Enfin il s'aperçoit que j'existe. Je ne réagis pas et me contente de fixer le sol.

Ce n'était pas vous qui m'avez oublié tout à l'heure ?

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Alexiel Deylog le Jeu 26 Juil - 8:36

La course désespérée du noiraud a été stoppée de toute beauté. Heureusement que l’équipe des techniciens avait bien vérifié les freins du pilote. Les spectateurs – à l’occurrence, moi et celui à côté de ma douce personne- auraient eu droit à un magnifique crash si ça n’avait pas été le cas. Le groupe de secouristes auraient eu bien du mal pour sortir le garçon de la situation dans quelle il se serait fourré. Dieu merci, ce n’était pas le cas de cette petite description.
A la place, j’ai droit à un futur combat entre notre colocataire de cabine et les troubles faits fraîchement arrivés. Je n’ai aucun doute sur le sombre avenir du pauvre garçon si personne ne met fin à sa mésaventure. D’un coup d’œil à droite, je vois le gamin aux cheveux blancs que ne s’avère pas vouloir l’aider. On dirait plutôt qu’il se morfond sur son cas. Lui aussi semble avoir vu les évènements du futur. Et moi qui déteste le cours de divination, je me révèle être un des meilleurs –dommage que ma gloire ne me suit pas dans l’enceinte d’Hogwarts, ça m’aurait été bien pratique.

« Eh, Al'Than ! Qu'est-ce que tu fiches dans ce trou à rat ? »
Haussement de sourcil de ma part. Je tourne les yeux de chaque côté. Je ne trouve pas que ça ressemble à un terrier où vivent des rongeurs –souvent répugnant. La pièce a plus l’air d’une cabine de train, tout simplement.
Attends !
On rembobine la cassette. L’un des gus a bien dit « Al’Than » ? Et ben ça alors… Si j’avais su que le gars sur la même banquette que moi traîne avec des idiots pareils… J’ferais rien de spéciale, mais ma fragile et sensible conscience ne s’en remettra pas avant un petit bout de temps. Pourtant, il a beau être leur pote, il ne se bouge pas pour les aider ne serait-ce qu’un minimum. Gentil garçon ! En voilà un qui a un semblant de cervelle –C’est pas pour autant qu’il va aider not’ pauvre coloc’.
Je pousse un soupir. Mon cœur de chevalier me perdra un jour ou l’autre. Déjà que me lancer contre trois gus faisant une tête en plus –j’exagère- que ma future carcasse, ça relève d’une épreuve de kamikaze.
Tant pis, faut bien mourir. Que ce soit aujourd’hui ou demain.
Je me lève calmement de ma place. J’hisse mes bras vers le haut, dans le but de métier, lâchant un grincement interne comme je le fais chaque matin –J’avais oublier combien les voyages en train sont éreintants pour le corps. Apparemment, ma petite prestation à un peu attiré l’attention dans ma direction. En temps normale, j’aurais un peu râler –je suis quand même devant des inconnus. Ici, cet acte fait naître un petit sourire étirant le coin des mes lèvres. Il n’y a qu’Al’Than qui peut le remarquer. Faut marcher raisonnablement. Pas trop lentement –sinon on atteint la même vitesse qu’un mollusque nommé limace- et pas trop rapidement. Je dépasse le noiraud, proche plus que jamais, de l’évanouissement. Il doit bien se rappeler de ce que les trois-là lui on fait vivre. Il a du être victime des blagues que l’on fait à ses amis pour rigoler entre potes ou pour faire vivre un enfer à un souffre douleur. Maintenant que j’y pense, ça devient un peu logique de le voir enfermer dans sa coquille comme ça s’il a déjà vécu pareils épisodes. Je ne peux que pester intérieurement. Je déteste ce genre de types. Quand j’aurais finit ma croissance, je leur montrerais de quel bois je me chauffe. Pour le moment, je suis plus attaque en feinte etc.
Devant le barrage humain, il n’y a qu’une solution envisageable : Foncer dans le tas. Moi qui ai horreur de rentrer dans les gens… La vitesse de croisière reste la même, mais je prends plus appuie au sol.
Action au ralentit. 2 secondes avant impacte, la porte organique ne bouge pas. Elle ne veut pas me laisser quartiers libres. Tant pis. Je regarde dans les yeux le mur -dont je vais prendre un malin plaisir à faire tomber. 1 seconde avant collision, un nouveau pas, je baisse un peu mon corps puis, 0,05 secondes avant la rencontre avec cible, je me relève, donnant un coup d’épaule faisant monter le personne, histoire de la faire tomber plus facilement [C’est plus facile de bousculer quelqu’un en faisant un mouvement vers le haut avec sa main qu’avec un mouvement horizontal. Verdict.]
Le bougre recule d’un bon pas, laissant l’espace nécessaire pour sortir de ce lieu. Je feinte de prendre le chemin des toilettes quand je sens une pression sur mon poignet. Evidement. Ca aurait été trop facile d’aller aux cabinets comme ça. La poigne me force à me retourner. ‘Savent pas demander pour parler avec quelqu’un ?
Il n’a pas l’air super content que j’essaye de faire foirer son plan.

« Tu sais pas à qui tu viens de te bousculer pour ne pas t’excuser. »
Ah ! D’accord, je vois l’affaire.
« Oh ! Tu me vois vraiment désolé de ne pas connaître ton prénom. » Je joins les mains «Si important soit-il. C’est que je n’aime pas partager de mon temps avec des personnes cherchant des poux aux rats. »
Chose qui serait peine perdue parce que les rats ont des puces.
Faut croire que je suis fou pour leur parler comme ça. N’est-ce pas la folie qui est le propre de l’homme ?
[Zorro est arrivé-é-é]

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Edmund O'Dwyer le Ven 27 Juil - 21:10

[Voir la Pensine d’Edmund pour mieux comprendre les allusions faites à certains événements antérieurs.]

J’ai horreur que les gens s’intéressent à moi – ou du moins, qu’ils s’y essaient et qu’ils soient finalement déçus lorsqu’ils réalisent que je n’ai pas grand-chose pour moi et que de toute façon, ce quelque chose ne mérite même pas qu’on s’y intéresse. Je ne suis pas quelqu’un d’exceptionnel et jamais je n’ai cherché à m’en cacher ; il m'est d'avis qu'il vaut mieux désillusionner les gens avides de potins plutôt que de les alimenter de mensonges et d’artifices. Voilà pourquoi je préfère m’en tenir au strict nécessaire lorsqu’on m’aborde, considérant que dans un sens ou dans l’autre, il est fort peu probable qu’il vaille la peine d’y investir plus d’un instant. Mes entretiens, généralement, ne sont jamais d’une durée considérable – à moins qu’il tienne d’un miracle et que mon interlocuteur se montre presque digne d’intérêt. Alors, il m’arrive, exceptionnellement, de me consacrer à une discussion à laquelle j’aurai, bien entendu, tôt fait de mettre un terme pour me retirer avec le plus grand contentement. Ma solitude, je l’aime et m’en satisfais. En dehors de cela, je dois dire que je ne donne la chance qu’à très peu de gens de m'approcher, c’est-à-dire que je fais tout le nécessaire pour qu’on ne me porte aucune attention. Je préfère me faire discret, effacé et trouver des compensations ailleurs que dans les propos peu cohérents tenus par le commun des mortels. Aussi, les gens ne me sont d'aucun intérêt et ils ne s’intéressent pas à moi… et ça vaut mieux ainsi. Du moins… la plupart du temps, il en est ainsi…

« Eh bien, eh bien… Voyez qui va là? »

… Cela dit, en ce jour, les choses ont malgré moi pris une tournure différente. Il va sans dire que vous m’en verrez plutôt contrarié. Pour tout vous dire, je me fige littéralement d’effroi.

« Si c’est pas notre copain maigrichon de l’an dernier. Vous vous rappelez, les gars? »

Gregory Damis. Avec Loïk Ray. Devant moi. C’est pas possible. Pas déjà. J’aurais dû y penser, me barricader dans ma cabine. Je n’arrive pas à concevoir qu’ils aient pu me retracer. C’est même fort improbable. Ça relève forcément du hasard.

« Et toi, fillette, tu te souviens de nous, n’est-ce pas? »

Pour m’en souvenir, ça, difficile de le nier…

Je serre les dents, maintenant en proie à des malaises et une irritation telle, bien que je la sache éphémère, qu'elle risquerait de me laisser échapper un ignoble juron qui me serait fort peu utile dans de pareilles circonstances. Enfin, une bouffée de chaleur m'envahit pour, au bout du compte, laisser place à des étourdissements ainsi qu'une espèce de boule d'anxiété se situant au niveau de mon estomac. Je fais du sur-place pendant un bon moment, jusqu’à ce que je constate, fort honteux, que mes jambes tremblent. Il est grand temps pour moi d’aller faire un tour ailleurs. C’est à ce moment seulement que je me rappelle que je suis un sorcier et que rien ne m’empêche d’avoir recours à des sorts mineurs si le besoin se faisait.

Je lève à peine les yeux sur eux lorsque je parviens à me convaincre de les contourner pour sortir de cette cabine qui me semble soudainement démesurément trop petite. Je tente une feinte sur la droite – du moins, je crois que c’est comme ça qu’on appelle, mais je ne suis pas un expert des tentatives d’évasion ; je vois le petit Ray qui gonfle le torse, trop plein d’assurance. A priori, et j’aurais dû y songer plutôt, ces types n’ont pas l’intention de me laisser passer. Cela implique forcément qu’ils tenteront un contact physique pour m’en empêcher. Et ça, c’est pas bon pour moi. Je renonce à mon élan de courage lorsque Ray se plante en plein dans mon chemin ; j’interromps mon geste, ils éclatent de rire.

Alors, Damis passe un pied dans la cabine. J'ai un mouvement de recul instinctif, bien que je ne sois pas exactement dans une posture favorisant une tentative d'évasion. Par ailleurs, toute personne sensée aurait au moins remarqué ma vivacité à prendre mes distances et aurait de ce fait pris en considération qu'une pareille réaction est manifestement synonyme d'un certain malaise à l'égard de son indésirable proximité. Mais il n’en fait rien, parce qu’au contraire, il prend un malin plaisir à me voir me tortiller de malaise devant lui – ou peu s’en faut.

Puis, curieusement, il se désintéresse de moi aussi bien que si j’avais cessé d’exister. Il étire le cou – comme s’il n’était pas déjà assez grand pour voir derrière moi.

« Eh, Al'Than ! Qu'est-ce que tu fiches dans ce trou à rat? »

Ma curiosité, bien qu’elle ne me soit pas coutume, me supplie de pivoter sur moi-même pour établir quelques constatations, à savoir notamment à qui il s’adresse ; mon instinct de survie, quant à lui, me dicte de ne pas leur tourner le dos et de feindre l’indifférence.

Alors, un long soupir, provenant de derrière moi, titille à nouveau ma curiosité. Je n’ai pas même le temps de songer à me retourner que je vois passer sur ma gauche le deuxième intrus – c’est ainsi que je le nomme, à défaut de savoir son prénom ou même d’avoir l’imagination suffisante à lui en inventer un. Il percute Damis. Un conflit est engendré. Je prends mes distances, je ne suis désormais plus la cible principale.

« Alors comme ça, j’ai des poux, hein? » s’indigne Damis, profondément insulté. Il se saisit de son interlocuteur par le revers de son chandail, resserre sa prise sur lui. « Je vais t’en faire bouffer, moi, des poux…

- Greg, l’interrompt Ray sur un ton de reproche, t’es quand même pas bête à ce point? Il a pas dit que t’avais des poux. J’ai pas raison, Khyle?

- Peut-être bien que t’as raison, Loïk, suppose l’intéressé.

- Vous êtes de mon côté ou du sien?

- Moi, si tu veux mon avis, franchement, s’essaye Ray, j’ai surtout faim… »

Je perds le fil de leur discussion, j’ai une absence. J’ignore combien de temps cela dure. Je sais seulement que je suis rappelé à l’ordre par le premier individu, qui jusqu’à maintenant n’avait pas bronché. Il s’éclaircit la gorge discrètement.

Silence.
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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Invité le Sam 28 Juil - 0:15

Une vraie pagaye. Alors que j'ai enfin trouvé la tranquillité que je cherchais, il fallait que ces trois là viennent mettre le désordre à mes plans de repos. Je soupir longuement, plus que découragé du foutoir qu'ils sont en train de faire. Je frotte mes yeux de découragement. Je ne réagis toujours pas. Ce n'est pas que je me fou du sort du noiraud, simplement que je n'interviens jamais lorsque cela ne me concerne pas. Ou encore, je n'interviens que lorsque je juge que je dois intervenir. Et pour l'instant, ce n'est pas le cas…

Par contre, le garçon assit à côté de moi en fait fièrement une affaire personnelle. Il se lève brusquement et prend tête aux intrus, se positionnant entre le noiraud et le trouble fait. Je ne peu m'empêcher de lever la tête et de l'observer attentivement. Je dois dire que je suis vraiment surpris de voir qu'un garçon de sa taille s'en prenne à quelqu'un comme Gregory. J'irais même jusqu'à dire que c'est de la pure folie.

Il fallait bien qu'il se mette sur pied, à côté de Greg, pour que je remarque l'immense différence de grandeur entre ces deux jeunes coqs. Pour tout dire, le petit inconnu arrive à peine à la hauteur du torse de ce cher Damis. Mais il n'en fait rien. Il se met tout de même en position d'attaque. J'ai presque peur pour lui. Il faut aussi précisé qu'il est tout aussi maigrelet que l'autre. Alors que Damis est un dur, un "monsieur muscle" (ou peu s'en faut).

Il fonce néanmoins droit sur le costaud et, à ma plus grande surprise, réussi à lui coupler le souffle. Je ne peu m'empêcher d'avoir un petit rire étouffé. Je renverse ma tête vers l'avant.

C'est ça, ton défaut, mon cher Damis. Tu ne te fis que sur les apparences. Tu en as sous-estimé la force de ce gringalet.

Je relève la tête. Devant moi, le noiraud à de la misère à se tenir sur pied. Il est acculé contre le mur et la fenêtre de la petite pièce, sa peau plus blanche encore qu'à son habitude, réflète presque les rayons du soleil. J'espère simplement qu'il ne perdra pas connaissance. Et puis, au fait, pourquoi ne prend-il pas la peine de s'assoir sur son banc, question de se reposer ? Cela ne lui ferais pas de tords.

L'autre maigrelet est rendu entre les pattes de Gregory Demis. Il ne se débat pas malgré l'emprise qu'exerce son prédateur sur lui. Les deux autres, Loïk et Khyle, tentent plus ou moins de dissuadé Greg d'étrangler sa proie par le collet.

"Vous êtes de mon côté ou du sien ?"

Damis boue littéralement sur place. Les deux autres, bien évidemment, n'en font rien. Ils trouvent toujours du temps pour les conneries, même dans les moments les plus critiques –je fais surtout référence à Ray, pour qui n'importe quelle situation est un moment d'expérimentation pour ses petites blagues anodines.

"Moi, si tu veux mon avis, franchement, j’ai surtout faim…
-Loïk, tu vas boucler ta grande gueule, oui ?" s'énerve Damis, le gringalet toujours au bout de ses bras.

Celui-ci porte ses mains aux poignets de son assaillant. Il a les yeux affreusement plissé et l'on peut remarquer les petits muscles de ses mains qui travaillent fort pour tenter de se libéré.

"Et toi, Mademoiselle, j'en ai que pour quelques minutes encore et je suis tout à toi. Tiens-toi prête."

Allez savoir ce qu'il l'a mit en rogne de la sorte pour qu'il soit aussi agressif en cette journée de début scolaire. Puis, sans avertissement, Grégory soulève le gringalet du sol pour allez le cogner violemment contre le mur d'en face, entre le banc décuivré et le compartiment à baguage. On peut facilement entendre s'échapper de la gorge de ce pauvre garçon un hoquet de douleur. Damis approche son visage de celui de sa victime.

"Ne joue pas au malin avec moi, t'as compris ?" qu'il sermonne au creux de l'oreille du garçon.

Je n'en reviens pas. Je n'en reviens pas qu'il a osé faire ça. On ne fait que débuter l'année scolaire et il recommence déjà à jouer les troubles fait. Étrangler, secouer quelqu'un !

Abrutit de sang de bourbe.

Je signale ma présence par un éclaircissement de voix que je veux des plus discrets. Je me lève lentement et calmement, prenant bien soin de déposé mes mains à l'intérieur des poches frontal de mon jean.

Long silence.

Grégory arrête toute action pour river son regard sur moi. Loïk et Khyle cessent de discuter et se retourne, eux aussi, dans ma direction –oui, je dis bien : "ils cessent de discuter."

Je regarde Damis gravement. Mon yeux sont froidement rivés sur les siens et mes sourcils sont légèrement froncés -puisque je ne suis pas, de nature, très expressif. Les deux autres ont déjà comprit le message que je tente de passer à Gregory. Ils s'en vont de la pièce en prenant bien soin de refermer la porte derrière eux. L'autre, reste là, sans bouger. Il défit mon regard, sa prise toujours suffocante entre ses mains.

"Gregory, s'il te plaît."

Mon ton est doux et calme. Inutile de crier... Il n'a aucune réaction. Je dirige mon regard vers le noiraud. Puis vers le sol et enfin vers le gringalet.

"Relâche-le, j'ai dit."

Il s'exécute en un grognement, puis pointe du doigt sa victime qui frotte tranquillement son coup endolori.

"Toi…" Il tourne ses yeux vers l'autre garçon, le doigt pointant toujours dans la même direction que son regard menaçant. "Et toi. Fil-lette." Il revient au gringalet."Dites-vous bien que j'en ai pas terminer avec vous deux."

Et il s'en va. Encore frustré, puis comme un petit enfant exécutant une crise à ses parents, il claque la porte coulissante de la petite pièce, me laissant ainsi avec les deux autres. Je laisse échapper un long, très long soupir. Je retourne à mon banc. Sortant tranquillement ma valise de son petit compartiment, prêt à partir rejoindre les autres. Plus question de les embêter plus longtemps...

J'effectue une courte révérence en guise de pardon, le visage las, puis m'engage vers la sortit.

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Alexiel Deylog le Dim 29 Juil - 5:25

Finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée… Certes, j’aurais du voir un coup dans ce genre venir croiser mon destin. Comme je suis –parfois- une tête brûlée, je préfère fermer les yeux sur l’avenir. Au moins, maintenant, le noiraud ne risque plus rien. Normale. Puisque la cible des gus ce n’est plus lui, mais bien moi. Un mal en remplace un autre, c’est bien connu.

Ce n’est pas en me prenant par le col qu’une petite information va rentrée plus vite qu’une autre. Je sais très bien que le geste que je lui ai fait a mit sa personne en grand danger de mort subite. Je ne vais pas en rajouter. Je n’ai pas envie d’avoir l’énorme chance de gagner un allé pour une quelconque punition d’ordre physique. En prévision des événements suivants, je préfère me tenir à carreaux. Surtout comme il s’amuse à me secouer comme un prunier. Il n’y a aucun fruit capable de tomber. Tout est très bien attaché.

Chez toi, ça reste à voir…

Aller savoir pourquoi, je n’ai pas envie de lui chercher encore plus de noises pour le moment – ni de lui dire le fond de ma pensée- Je risquerais de me retrouver égorger sur place. Ou pire encore. Je pourrais être la prochaine victime d’un sort impardonnable. Ici, il préfère m’étrangler. C’est vrai que c’est aussi un bon moyen pour faire comprendre des choses à des gens de ma classe.

Pas de la tienne, patate. Il faudra qu’on t’ouvre le crâne et qu’on change complètement ton cerveau – du moins, si présence de cervelle il y a-

Ma conscience me dicte secrètement qu’il faut que je fasse tout pour enlever cette poigne de mon corps. Elle n’a pas besoin de me le dire deux fois. Je l’aurais bien fait tout seul aussi. Je porte vivement ma main vers celle de mon tortionnaire s’occupant de mon cas. Il faut que j’arrive à lui faire lâcher prise. Sans le courage fournit par le désespoir – que je tente, en vain, de dissimuler- je ne m’aurais pas tant acharner à la tache, sachant pertinemment que je n’ai pas la moindre chance.

Continuons de nous battre moussaillon. C’est la seule chose que nous pouvons faire.

Ca y est ! Je suis mort. J’en suis sûr. Je vole. Ca ne peut être que la mort qui me fait décoller de la sorte. Tout du moins, si je ne le suis pas encore, je ne vais pas tarder à faire la bise à la belle faucheuse… Je ne veux pas moi ! Je tiens à ma misérable [?] vie. Et j’ai encore plein de choses qui sont planifiées dans mon agenda. C’est que je veux revoir Hogwarts en un seul morceau. Je ne peux pas me décommander de la sorte !

Je sers encore plus fort le poignet de mon assaillant, tentant de trouver le bouton d’arrêt. Ce n’est pas possible que ses géniteurs n’aient pas pensé à mettre un bouton stop sur cette machine sans cervelle. Ou peut-être marche-t-il sur pille… Où c’est qu’elles sont alors ?!

« Ne joue pas au malin avec moi, t'as compris ? »

Son souffle rauque dans mon oreille me dégoûte. Ce n’est pas une des meilleures sensations au monde. S’il pense que sa petite tirade va me faire peur, il se trompe. Je suis beaucoup trop occupé d’essayer de trouver comment couper son emprise. J’vais quand même lui répondre, question de politesse. Ma phrase ne se constitue que d’une chose : un grognement haché. C’est la seule chose que je puisse faire. Et j’espère qu’il a bien comprit que je me fou complètement de ce qu’il dit. Si j’devais recommencer, je le ferais. Le message a apparemment touché le peu de neurones dont il est constitué puisqu’il s’amuse à serrer un peu plus ses griffes. S’il continue comme ça, il va me casser la trachée. Elle se retrouvera à l’état de bouillie. La poussière constituant autre fois ma gorge ne sera plus en état de reprendre une forme convenable. Je serais comme les poissons se débattant hors de l’eau, essayant de retrouver le liquide si précieux à leurs yeux. Je me tortillerais de douleur tel un animal piquer par un scorpion, lutant toujours plus contre ses muscles s’atrophiant se jetant, malgré lui, encore plus loin dans la gueule du prédateur.

Et je ne suis pas loin de ces quelques images parcourant ma tête. Je sens que le manque d’air se fait cruellement attendre dans mon corps. Les quelques –rares- bouchées d’oxygène nourrissant mes poumons deviennent brûlante au contacte de ma gorge me faisant comprendre que je ne tiendrais plus assez longtemps sans air pur.

Oh… Une poule bleue. Je ne savais pas que ça existait. De ses yeux rouges, elle me dévisage avant de se mettre à picoré les fleurs poussant sur le crâne de ce cher Greg –C’est ce que j’ai cru comprendre dans un murmure lointain. J’observe l’oiseau suivit de près par des papillons aux couleurs euh… Spéciales. Il y a aussi des coccinelles avec des oreilles de lapin… Je dois être en train de délirer. Je vire fou. Appeler l’asile. Depuis quand les yeux du bourreau devant moi ressemblent à des jaunes d’œufs ?

I believe I can fly. I can touch the sky-y-y

Musique s’il vous plait. Je veux mourir avec une douce mélodie…
Comment ça « sans espoirs » ? C’est pas vous qui êtes en train de vous faire hacher menu le gosier dans une prairie avec plus farfelus les uns après les autres. J’aimerais vous y voir en train de planer sur le dos d’un Dumbo taguer de certains bruits.

« Boum ! »

Dans une chute vertigineuse causée à cause d’une flaque de chocolat sur laquelle j’ai glisser pendant que j’essayais d’attrapé un paquet de cigales en bananes s’amusant à me narguer en faisant des bons et mes glissant des mains –toujours en étant sur le dos de cet Elephantida, communément appelé éléphant- mes fesses se cognent durement au sol. Dans un couinement lui étant digne, mon fessier prend la course quand je les vois revenir à une vitesse dépassant celles des moustiques. Un chien à deux têtes –une de chaque coté du corps- s’amuse à creuser le sol jusqu’à trouver un bouchon qu’il arrachera sadiquement, faisant disparaître tout ce monde de la cabine.

Je me rends compte qu’il n’y a plus rien autour de mon cou et que je touche la terre. Houra !! Miracle !! Pour peu, j’embrasserais le sol. Gardons quand même un peu de dignité. Prit d’une douleur au poumons, je m’accorde la position quatre pattes au sol. Je commence à être prit de spasmes et tousse violement. Le retour à la réalité est dur. Je ne savais pas que reprendre sa respiration faisait si mal. Enfin, c’est déjà mieux qu’être dans une tombe. Je passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel – trajet que j’avais fait dans l’autre sens pendant que je ne touchais plus le plancher. Une fois arrivé à mon teint normale –encore un peu blanc malgré tout- je me traîne péniblement jusqu’à ma banquette et arrivé à m’asseoir après avoir donner beaucoup trop de ma personne. Je pose les yeux sur le plafond, encore un peu dans les vapes et toussant légèrement par moment. Après deux/trois minutes, quand mes fonctions cérébrales se sont bien remisent à fonctionner normalement, je remarque que les gus ne sont plus là. Tant mieux. J’ai plus envie de les croiser pour le moment. Mes yeux vagabondes pour tomber sur le gars aux longs cheveux.

« Ca va ? »

Durant mon court moment d’évasion, je en sais pas trop ce qu’il c’est passé ici. Il n’a pas l’air d’avoir subit de traitement particulier, mais je préfère mon assurer.

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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Salem Lovegood le Dim 29 Juil - 8:29

[Origine : La cage]

Après avoir opté pour la gauche, je marche dans l’allée et jette de brefs coups d’œil dans les compartiments pour voir s’il n’y aurait pas une place pour le petit Salem que je suis. Je finis par ouvrir la porte de l’une d’elle, pour découvrir à ma plus grande joie qu’il y a une place de libre. Mon sourire s’élargit lorsque j’aperçois le garçon de tout à l’heure, vous savez, le type muet qui ressemble à un espion?

« Pardon, est-ce que je peux m’asseoir ici? »

Sans attendre la moindre réponse, je m’assois joyeusement sur le banc près de la fenêtre, optant pour la banquette qui n’est pas en mauvais état. Je ne comprends pas pour on voudrait faire du mal à un banc. Il faut vraiment être méchant pour s’attaquer à un objet sans vie. Pauvre banc.

Je range ma valise et me rassois, ouvrant la cage de Cendrys pour le laisser sortir. Ce dernier n’a pas semblé apprécier le fait que je le remette dans sa cage, tout à l’heure. Je dépose la cage à côté de celle de l’oiseau bizarre du garçon bizarre, et prend mon chat dans mes bras, accotant mon menton sur sa tête.

« J’espères que vous n’êtes pas allergique aux chats, ce serait vraiment très triste. »

Je remarque soudain l’air bizarre sur le visage du garçon-espion. Il est beaucoup plus blême que lorsque je l’ai vu tout à l’heure. Je le trouvais déjà pâlot au début, là, c’est encore pire. Il a peut-être une indigestion. C’est ça qui arrive lorsque l’on mange trop de friandises. Ça m’est arrivé l’an dernier. Mrs Pomfrey m’avait bien dire de faire attention, j’aurais dû l’écouter.

Tiens, il y a un autre garçon dans la cabine. C’est étrange, je ne l’avais même pas remarqué! Je ne le connais pas lui non plus. Mais je suis certain de l’avoir déjà vu. Tout comme moi, il a les cheveux d’une couleur plutôt spéciale. Il faut tout de même admettre que lui c’est moins pire, il n’a pas les cheveux mauves… Il faudrait que je me souvienne comme cela est arrivé d’ailleurs. J’écrirai une lettre à Papa pour lui demander.

« Est-ce que ça va? Je demande au garçon blême. Oh, c’est vrai, j’avais oublié que tu étais muet. »

Cendrys se met à ronronner. Ce qu’il est mignon! Un sourire fend maintenant mon visage. Je l’aime, mon chat. Il est beau et adorable. C’est le plus beau cadeau qu’oncle Keith ne m’ait jamais fait.

« Oh et, je m’appelle Salem Lovegood! »

En fait, ils le savaient sans doutes déjà parce que, comme je l’ai déjà dit, à peu près tout le monde connaître mon nom à l’école. Encore une autre chose qu’il me faudra savoir : pourquoi tout le monde me connaît? Bien que j’aie déjà une petite idée de la raison, j’aimerais être fixé.

J’accote ma tête contre la fenêtre, recommençant à me perdre peu à peu dans le paysage. Oubliant presque que je ne suis pas seul dans la cabine, je me mets à fredonner tout bas une chanson Moldu que Papa écoute fréquemment ces temps-ci.

« We all live in a yellow submarine,
Yellow submarine, yellow submarine !
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Re: Enfin, le calme... ou presque.

Message  Edmund O'Dwyer le Mar 31 Juil - 0:58

Difficile d’expliquer la tournure radicale que prennent les évènements. Pour tout dire, je n’essaie même pas de comprendre. C’est déjà tout un défi que de tenter de garder un minimum de concentration. Je suis d’ailleurs assez confus par rapport à ma situation. Je suis au bord d’une crise d’angoisse ; or, j’ai du mal à me souvenir avec exactitude la raison pour laquelle j’en ai des palpitations. La tête me tourne. J’arrive tout juste à percevoir leurs voix…

Sa voix, qui est à la fois posée et tranchante.

« Gregory. S'il te plaît. »

Mon regard se détache de Byrne – je n’avais même pas conscience, jusqu’ici, du fait que je le fixais – pour aller se poser sur un point plus ou moins défini de ce qui se veut être l’omoplate de Gregory Damis. Tandis que je le croyais toujours dans l’entrée de la cabine, le voilà désormais à proximité de la fenêtre, à demi courbé sur l’autre brun qui, curieusement, s’est retrouvé dans une position assez fâcheuse. J’ignore comment et quand cela s’est produit : Damis le tient coincé entre sa grosse tronche et le mur, les griffes resserrées sur la gorge de sa proie, de sorte que le brun a tout juste l’espace nécessaire à gonfler sa poitrine pour respirer.

Je remercie le ciel de ne pas m’être retrouvé à la place de cet individu.

« Relâche-le, j’ai dit. » Aussitôt dit, aussitôt fait. L’influence que ce garçon – celui aux cheveux blancs – exerce sur Damis est assez singulière, je le reconnais.

Le lourdaud lâche sa prise avec une résignation évidente ; sa victime glisse contre le mur et se retrouve bientôt par terre, haletant. Cela me rappelle que je me tiens sur mes jambes depuis un bon moment, et je prends subitement conscience de la douleur que cela leur occasionne. Je veux prendre appui contre le mur ; je me remémore l’existence des deux autres individus, qui, encore tout récemment – j’en ai la conviction, bien que ma mémoire soit passablement embrouillée – papotaient, tranquilles, dans l’entrée du compartiment, et qui…

...À bien y songer, je ne vois pas l’intérêt de fournir un effort mental supplémentaire rien qu’à essayer de me figurer leur état psychologique. Ma propre situation est déjà suffisamment corsée. Et j’ai la migraine.

Le garçon aux airs d’albinos risque un regard dans ma direction – ricochet! – idée de me manifester le fait qu’il ait malgré tout conscience de mon existence. J’ai presque une pointe de gratitude pour lui, jusqu’à ce que me revienne en tête le fait que ces trois sans-génie sont, jusqu’à preuve du contraire, ses camarades. J’espère de tout cœur qu’il éprouve de la culpabilité à notre égard pour ne pas avoir intervenu plus tôt. Sur cette pensée rancunière, je décide d’ajouter cet individu à ma liste de gens à mépriser.

Par ailleurs, avant de se retirer avec eux, le plus abruti des trois – à savoir Damis – nous menace chacun notre tour, le brun et moi. Il a une étrange façon de me considérer comme une fille, ce qui, pour être honnête, me met plutôt mal à l’aise. Pour toute réponse, je me contente de replacer derrière mon oreille une mèche de cheveux imaginaire – c’est plus fort que moi. Je me risquerais presque à dire que ce type m’a offusqué.

Une fois les trois envahisseurs passés de l’autre côté de la porte, c’est au tour de l’autre intrus de les rejoindre. Il récupère ses effets personnels sans mot dire et laisse sa place sans se faire prier. La porte se referme en un coulissement silencieux. J’en profite pour me recaler dans mon banc, n’ayant désormais nullement l’intention de quitter ce compartiment, sans quoi ma sécurité pourrait se voir compromise à nouveau. Lentement, je sens mes membres se décontracter.

Ça tient d'un miracle. Nécessairement. J’ai survécu.

J’éprouve un certainement apaisement à cette idée, jusqu’à ce que je réalise que je suis pas exactement aussi seul que je l’aurais espéré.

« Ça va?... »

Il reste le dernier individu, qui se traîne presque au sol pour regagner sa banquette. Pour peu, j’éprouve presque de la sympathie pour cet individu – ou plutôt, de la compassion. Spécialement parce que c’est lui qui a écopé de ces misères à ma place, mais surtout, parce qu’il fait mine de se soucier de mon sort.

Bah! Comme si.

Byrne se remet à jacasser, ni vu ni connu. Je serais presque tenté d’engager la conversation avec lui – s’il n’était pas un oiseau. Et si ce type ne posait pas sur moi un regard aussi insistant. J’ai comme l’impression qu’il espère une réponse.

Quelle importance.

« Enfin. Pour ma part, qu’il reprend, après une non-réponse de ma part, je crois que je vais m’en tirer, si tu veux savoir. »

Tu m’en vois ravi.

Il faut préciser ici que rien ne m’engage à lui adresser la parole, puisqu’il a lui-même répondu à sa question. Preuve du fait qu’il n’aie aucun intérêt ni considération pour ce que j’aurais pu lui répondre.

Nouveau silence. Il remue sur son siège, avec des « Ouille! » et des « Aïe! ». Pas la peine d’essayer d’attirer l’attention, tu es comme une tâche de café sur un blouson neuf.

« Oh, crotte. Il a piétiné mon livre. Les pages sont toutes froissées. Hep. »

Tu m’en diras tant.

Étonnamment, ce garçon ne me met pas spécialement mal à l’aise. Non, plutôt : sa présence m’agace, tout simplement. Et on vient d’ouvrir la porte de la cabine. Encore. Je tressaute. Qu’on me trouve une corde et une poutre. Salem Lovegood. Il est aussi collant qu’une mouche colle au fumier. [La qualité de mon exemple laisse à désirer, c’est un fait.] Je crois que je vais porter plainte pour harcèlement.

Il s’installe à son aise, tout léger. Il fait une remarque sur son chat. Puis, il me consulte, tout bonnement, à savoir si je me sens bien. Il me dit que je suis muet. [Rire intérieur.] J’hésite entre l’alternative de hausser un sourcil – plutôt explicite – ou encore de feindre une quinte de toux pour changer de sujet. Or, ça n’est pas nécessaire : Lovegood reprend la parole sans plus attendre, se présente avec un excès d’enthousiasme. Puis, le comble : il se met à chanter. À mon plus grand soulagement, celui dont j’ignore toujours le nom semble aussi perplexe que moi, sinon plus.

Ce voyage est atrocement long. C’est avec un grand désespoir, lorsque je consulte ma montre, que je constate qu’à peine plus d’une heure s’est écoulée depuis le départ du train.

D’impatience, mes doigts s’agitent d’eux-mêmes et l’ongle de mon index vient rencontrer la chair de mon pouce. Geste qui se veut relativement inoffensif, entendons-nous.

« Ça, c’est un message d’espions, déclare Lovegood, les yeux rivés sur mes doigts. Un message codé. » Ce genre de remarque spontanée et sans fondement a tôt fait de me perdre, en fait ; je n'y comprends strictement rien, et j'ai sans doute du mal à le dissimuler.

Il observe ensuite l’autre type avec une attention particulière, voire intimidante, sans doute à la recherche d’un signe nerveux quelconque. « Je sais ce que vous vous racontez, qu’il continue, naïf. Pas la peine de tout me cacher : je ne suis pas un agent double. Et il n’y a pas de micro d’espionnage dissimulé dans le pelage de Cendrys », assure-t-il tout en passant la main sur son félin pour en soulever le poil.

Il étire un sourire plein de satisfaction, et sonde notre regard à tous les deux, comme à la recherche d'une faille.

…Je sens que je ne suis pas tiré d’affaire.

** Note : le RP n'a hélas jamais été complété... mais bon. :(**

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Edmund O'Dwyer
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Re: Enfin, le calme... ou presque.

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