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Message  Jillian Winter le Sam 10 Nov - 14:12

[ Dimanche le 13 octobre 1974, 14 :24 ]

J’ai toujours bien apprécié les dimanches après-midi, sans doute car c’est la journée la plus calme de la semaine. Enfin, pour moi, il s’agit d’une journée tranquille, mais il en va différemment pour plusieurs personnes. Pour certains, le dimanche est la journée où ils doivent passer des heures à faire leurs devoirs et à étudier, car ils ont toujours remit leurs travaux à plus tard, pour finir surchargé de travail. Personnellement, je suis une fille très routinière. Tous les soirs de la semaine, je passe une heure à faire mes devoirs et à étudier, parfois plus si nécessaire. Le reste du temps, je lis, où je sculpte certaines choses – car il s’agit là de l’une de mes passions. Le samedi, je fais mes devoirs si j’en ai et je passe une bonne partie de l’après-midi à étudier. Ce qui fait que, le dimanche, je peux me reposer et faire ce que je veux. Je n’ai presque jamais rien à faire de mon temps, certes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas le gérer.

Quoi que, à bien y penser, depuis un certain temps, j’ai une nouvelle occupation, en quelques sortes. Il s’agit en fait d’un grand Slytherin répondant au nom de Kynalis Drew, dont je me suis rapproché au cours du dernier mois. C’est fou, jamais je n’aurais cru que je pourrais m’attacher à ce garçon. (Quoi, j’ai dis « attacher »? Je voulais dire bien m’entendre avec lui, allons.) Je crois qu’il ne serait pas faux de dire que nous sommes amis, bien que j’ignore s’il voit réellement la chose ainsi. Mais nous nous voyons de façon plutôt fréquente, je crois qu’il serait juste de dire que nous avons développé une certaine amitié.

Ça fait un peu étrange, car je n’ai jamais vraiment eu d’amis. Il y a Khyle, c’est vrai, mais c’est différent, puisque lui fait partie de ma famille. Mais ce n’est pas parce qu’il m’arrive de passer du temps avec Kynalis que j’en oublie mon cher cousin, au contraire. Je continue toujours à passer beaucoup de temps avec lui. Avec tout ce qu’il a fait pour moi, je ne le laisserai sûrement pas tomber simplement parce que je me suis fait un nouvel ami, après tout. Sauf que depuis que je lui ai dis que je m’étais rapprochée de Kynalis et que je l’aimais bien, il semble être plus froid avec moi. J’essaie donc de ne pas trop parler de ma nouvelle connaissance devant lui. Il faut dire que Khyle n’a jamais beaucoup aimé Kynalis, et je crois que ce mépris est réciproque. Je ne comprends toutefois pas pourquoi car, personnellement, je trouve que les deux sont vraiment très agréables à côtoyer. Peut-être que mon cher cousin est tout simplement un peu jaloux que je passe moins de temps avec lui? Bon, ça m’étonnerait, car il a d’autres amis mais, qui sait.

Papa lui est content que j’aie fais connaissance avec quelqu’un d’autre. Il s’est toujours inquiété à mon sujet, craignant que je me sente un peu seule, lorsque je suis à l’école. Enfin, il est vrai que je ne lui ai toujours pas dit que ladite personne était un Slytherin, car je ne crois pas qu’il apprécierait de le savoir. En effet, Papa n’a jamais beaucoup aimé les gens de cette maison. Maman était une Ravenclaw, tout comme moi, et lui était un Hufflepuff. Il a toujours dit que les Slytherins étaient des enfants de riches apprentis Mangemorts, fanatiques de magie noire ainsi que de mauvaises personnes. À dire vrai, je pense la même chose de certains individus, mais Kynalis est différent, lui. Il ne se moque pas de moi comme les autres et est gentil à mon égard. N’est-ce pas tout ce qui compte?

Continuant de tourner dans ma tête de telles pensés, je marche dans les couloirs, mes livres empilés dans mes bras et November, mon chat, couché sur le tout. Normalement, le dimanche, je n’ai pas le besoin d’étudier, puisque j’ai eu le temps de faire tous mes travaux, mais cette semaine, j’ai vu Khyle plus souvent – ainsi que Kynalis, cela va de soit. J’ai donc moins travaillé qu’à l’habitude, et je le regrette un peu. Mais bon, ce n’est tout de même pas la fin du monde, je n’ai qu’à lire une dizaine de pages de mon livre de Potions, écrire une rédaction pour le cours d’Études de Moldus, ainsi que lire une ou deux pages de mon manuel de botanique. Cela ne devrait donc pas me prendre beaucoup de temps, si je me dépêche à tout faire.

Mais au fond, je ne vois pas vraiment pourquoi je me dépêcherais, car je n’ai rien à faire en particulier aujourd’hui. Je n’ai pas croisé Kynalis de la journée, Khyle m’a dit qu’il passerait sans doute la journée à faire ses travaux. Sinon, je pourrai toujours aller le voir quand j’aurai fini mes propres devoirs, peut-être pourrai-je lui donner un coup de main, même s’il est en septième année et moi seulement en sixième. Et ma compagnie ne devrait pas déplaire à mon cousin, non? J’espère simplement qu’il ne sera pas avec Noäh Al’Than et ses amis, parce que je crois que ces derniers ne m’aiment pas plus qu’il ne le faut. Bon, Al’Than est dans ma classe, mais malgré ça, nous ne nous sommes parlés que vraiment très rarement. Quant à Gregory Damis, eh bien, lui, c’est un Slytherin, et Kynalis doit bien être le seul vert et argent à m’apprécier.

Jetant un coup d’œil à mon livre de botanique, sur lequel Nov’ est confortablement installé, je me souviens que j’avais dis au professeur Chourave que si un jour elle avait besoin d’aide pour entretenir la serre, que je serais volontaire pour lui donner un coup de main. Étrangement, elle ne m’en a jamais redonné des nouvelles. Peut-être a-t-elle déjà quelqu’un qui l’aide après les cours? Il me semble que j’avais entendu une fois, dans une conversation, qu’un certain Ravenclaw était callé en botanique et qui passait des heures à la serre. Je n’arrive seulement plus à me souvenir de son nom, je sais qu’il est en septième année... Enfin bon, tant pis. Aider Mrs. Chourave n’aurait fait que m’occuper davantage en dehors des cours, mais ce n’est pas la fin du monde non plus si elle a déjà quelqu’un d’autre.

Tandis que je continue d’avancer, j’essaie de me souvenir de ce que j’avais lu dans un livre Moldu traitant sur les avions, le sujet de ma dissertation pour le cours d’Études des Moldus.

Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans moteur, on parlera de planeur), dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol. Celui ou celle qui le dirige est appelé pilote ou aviateur/aviatrice...

Me concentrant davantage, j'essaie de me souvenir du reste dudit texte sur lequel je compte me baser pour mon travail [me baser, et non recopier] :

Lorsque la sustentation en vol est obtenue par des réactions aérodynamiques sur des surfaces en mouvement, généralement une ou plusieurs hélices principales dont les axes sont verticaux, l'appareil est alors un hélicoptère ou un gyroptère, selon que la surface porteuse est animée par un moteur ou non.

Un avion qui est muni d'un dispositif lui permettant de décoller et de se poser sur l'eau (amerrir) est un type d'avion appelé hydravion...

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Lucius Malfoy le Sam 10 Nov - 20:51

Si seulement le week-end avait pu passer plus lentement... Nous en sommes déjà à dimanche et demain reprennent les cours. Quel bonheur. Mon devoir de métamorphose n'est toujours pas fait, j'y pense. Je devrai m'y mettre ce soir si je trouve quelqu'un à qui copier les réponses. Et puis, il y a le bal d'Halloween dans deux, trois semaines? Évidemment, celle que j'ai l'intention d'inviter, il s'agit de Black. Narcissa Black. Merlin, peux-tu me dire pourquoi parmis toutes les Slytherin il faut que ce soit elle qui m'intéresse? D'accord, je peux répondre moi-même. Elle est belle, intelligente, ma future fiancée et... Au fond, c'est parce qu'elle est comme moi. Nous avons beau vouloir le nier, elle et moi sommes identiques. Manifestement, il y a les yeux et les cheveux mais au-delà de notre physique, nous n'en sommes que similaires. Nous sommes aussi charmants et aussi désirés l'un que l'autre. La seule chose c'est que moi, je démontre ces aspects tandis que j'ai l'impression qu'elle, tente de les camoufler.

Le couloir me semble long tout à coup et je réalise que j'aurais dû tourner à droite il y a de cela un bon moment. Tant pis, j'éviterai le racourcis pour prendre un chemin plus vaste. D'ailleurs, où est-ce que je vais, comme ça? En fait, c'est que je n'avais rien à faire de ma journée et j'ai alors décidé d'aller marcher un peu, question de... m'occuper? (Je veux dire par là que j'avais envie de croiser quelqu'un qui m'est peu apprécié et de le mettre dans une position gênante ou désagréable. Ou encore peut-être faire peur à un première année, qui sait?) Mais cette après-midi, en outre je ne comprends pas pourquoi, les couloirs sons déserts. C'est à croire qu'ils restent tous dans leur salle commune ou à la bibliothèque pour étudier! L'année n'est pas tellement avancée, il n'y a aucun examens importants qui s'approchent. Du moins, pas que je sache.

Si Kyna avait été dans les cachots avec les Slytherin, je l'aurais vu et il n'y figurait pas. C'est dommage car j'aurais bien aimé passer le reste de mon dimanche si ennuyeux à me cacher de Rusard en compagnie de mon bon ami avec lequel jamais on ne s'embête. Sinon, je ne sais pas pourquoi je n'ai pas demandé à Narcissa de faire quelque chose avec moi dans le parc, peu importe ce que c'est. Probablement parce que la voir, la tête penchée au-dessus de ses bouquins, sa magnifique chevelure blonde tombant de chaques côtés de son visage, m'a fait réaliser que elle, au moins, elle fait ses devoirs et que la déranger ne serait pas très galant de ma part. Tiens, je fais encore allusion à ma classe incomparable. Je suis en train de devenir narcissique ou plutôt, je suis narcissique et depuis bien des années.

Alors que je commence à assumer l'idée d'avoir un dimanche sans intérêt, j'entends un bruit à l'autre bout du couloir. M'extirpant de mes songes, la silhouette d'une Ravenclaw se présente devant moi. Je me souviens l'avoir déjà apperçu dans Hogwarts (et avec une allure comme la sienne, difficile de la confondre avec une autre). Une sixième année (car je doute qu'elle soit plus jeune et je sais qu'elle n'est pas en septième année, faute de connaître tous les élèves de ce degré) à l'horrible tête et une mangeuse de sucreries moldus? Aucun doute, il s'agit bien de Jilian Winter. J'ai entendu deux garçons de ma maison en discuter, il y a quelques jours dans la salle commune. Ils devaient être dans sa classe car je ne vois pas pourquoi quelqu'un d'équilibré aurait envie de connaître volontairement le nom de cette... chose? D'après ce que je sais d'elle, son père travaille à l'animalerie de Pré-au-Lard. J'en juge qu'il doit donc être question d'un pauvre type. Aussi, Winter suit-elle les cours d'Études des Moldus (toujours selon la conversation que j'ai écouté entre les sixièmes années). Il faut être taré pour apprendre ce genre de choses. À moins qu'elle ne soit pas assez brillante pour aller en arithmancie? Bien que je ne connaisse pas son horaire de cours...

Comme si sa coiffure rose et son intérêt pour les idiots dépourvus de pouvoirs magiques ne suffisent pas à faire d'elle quelqu'un que je ne porte pas dans mon coeur, il faut qu'elle ait des problèmes financiers. (Ça, c'est un autre Slytherin qui me l'a dit. Mais je n'ai aucune idée de la façon dont il a été au courant. Il faut dire que dans ma maison, tout le monde est au courant de tout.) C'est entendu que si on dépense tout notre argent afin d'éspérer avoir une meilleur tête et qu'à chaque fois, le coiffeur rate son coup, il ne doit plus rester grands gaillons. Je vois ensuite un chat qu'elle porte dans ses bras, par-dessus un manuel scolaire. Je n'aime pas beaucoup les animaux. Leur poils envahissent les robes de sorcier et donnent à leur propriétaires des allures malpropres. Nous nous rapprochons l'un de l'autre et j'ai soudain l'envie de me divertir un peu. Elle est à quelques huit mètres de moi lorsque je lui lance, un sourire narquois aux lèvres:
-Hey! Winter! T'as des problèmes avec ta tête ou t'as voulu lancer un sortilège qui a raté ton abobinable tignasse de Niffleur rose?

Bien entendu et comme je m'y attendais, elle m'ignore. Les gens sont moches lorsqu'ils font comme s'ils avait rien entendue car c'est dans ces moments-là que la partie est vite terminée. Je décide donc d'en rajouter un peu. Lorsqu'elle passe à côté de moi, je la boucule brutalement et la pousse contre le mur près d'où est affiché la peinture d'un sorcier en armure apparement outré parce que je viens de faire. Sous la secousse, son livre lui échappe et sa bestiole saute par terre pour atterrir sur ses quatre pattes. À mon plus grand dégoût, le chat vient alors se frotter contre mes jambes en y laissant une trainée de poils trop visibles.
-Retire ta sale bête puante de là ou je m'en chargerai moi-même! je lui dis en sortant ma baguette de ma poche.
Mais avant qu'elle n'ait le temps de récupérer le félin, je lance un ''aguamenti'' et l'arrose tout comme j'ai fait avec Miss Teigne, la chatte dépeigné du concierge. Le jet frappe le chat -qui pousse un miaulement misérable- de plein fouet et écabousse Winter du même coup. La voilà, les vêtements mouillés et prise avec un Slytherin de septième année -moi-, seule dans les couloirs et personne pour venir à son aide. Peut-être quelques pages de son livre sont-elles aussi imbibées d'eau, qui sait?

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Jillian Winter le Dim 11 Nov - 18:07

Si je ne me trompe pas, un avion est constitué d'une cellule comprenant le fuselage, la voilure, les empennages et les atterrisseurs, les éléments mobiles de la voilure... Oui, je crois que c’est ce qui était indiqué dans le livre que j’ai lu dans les premières pages. J’ai toujours beaucoup aimé les cours d’Études de Moldus – bien que, contrairement aux cours de Sortilèges et DCFM, ce n’est pas mon cours favoris. J’ignore pourquoi ces gens m’intéressent autant, aussi différents de nous puissent-ils être. Bien que je sois issue d’une famille constituée entièrement de sorciers, je suis ravie de savoir que cela ne dérange pas Papa que je sois si fascinée par les Moldus.

J’aime d’ailleurs beaucoup le sujet que nous abordons, cette semaine. Je m’étais demandée comment les avions faisaient pour voler. Il faut tout de même avouer que c’est plutôt spécial, non? Quoi que, si les Moldus voyaient nos balais volants, sans doute se poseraient-il des questions eux aussi. Mais tout de même, un avion c’est beaucoup plus immense qu’un balai, c’est étonnant de savoir qu’un engin aussi gigantesque puisse voler à des kilomètres du sol! J’espère juste pouvoir trouver suffisamment d’informations pour écrire un texte potable, car j’aimerais avoir une bonne note pour ce devoir. (Même si je n’ai habituellement que de bonnes notes)

Commençant à trouver que tout ce que je porte est plutôt lourd, je secoue légèrement mes livres dans mes bras pour inciter November à descendre. Effectivement, dès qu’il saute au sol, je me rends compte qu’il est bien lourd, mon chat. J’ai donc bien fait de le faire descendre, car écrire un texte tandis que l’on a une crampe aux bras, ce n’est pas très agréable.

J’entends soudain des pas venir du bout du couloir. Je lève les yeux pour constater, à mon plus grand malheur, que Lucius Malfoy en personne se dirige vers moi, d’un pas un peu trop assuré à mon goût – quoi que ce ne soit pas vraiment étonnant de sa part. Je baisse donc la tête, trouvant soudainement mes pieds particulièrement captivants, espérant que Nov’ ne n’éloigne pas trop et qu’il ne m’attire pas des ennuis. Après tout, ce chat a un don pour me mettre dans l’embarras.

« Hey! Winter! T'as des problèmes avec ta tête ou t'as voulu lancer un sortilège qui a raté ton abominable tignasse de Niffleur rose? »

Gardant la tête baissée, je fais comme si je n’avais rien entendue, comme je le fais à chaque fois que quelqu’un vient m’embêter. Et si je l’ignore, ce n’est pas parce que ce qu’il dit ne m’affecte pas où que je trouve ses paroles pitoyable, mais bien parce que je ne désire pas avoir d’embrouilles avec Malfoy. Déjà que ce dernier ne m’apprécie pas beaucoup, je ne voudrais pas empirer l’affaire.

D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi celui-là ne m’aime pas. Je veux dire, il est en septième année et moi en sixième, nous n’avons donc jamais eu de cours en commun, ce qui veut dire qu’il ne me connaît pas vraiment. Alors pourquoi m’embêter presque chaque fois qu’il me croise dans les couloirs? Est-ce parce que je lui ai fais quelque chose? Pourtant, je n’en ai aucun souvenir, et ce n’est pas mon habitude d’embêter les gens, mais pas du tout. Au contraire, je suis très réservée et très timide, il est donc rare que j’adresse la parole aux gens. Peut-être ne m’apprécie-t-il pas uniquement parce que je suis une Ravenclaw et lui un Slytherin.

Je continue donc d’avancer, faisant comme s’il n’avait jamais été là, marchant de plus en plus vers la gauche en espérant qu’il me laisse tranquille et que je puisse me rendre à l’extérieur, comme prévu, sans rien pour me retarder. En fait, je sais très bien que cela ne me sert à rien d’espérer, car très rares sont les fois où j’ai croisé Lucius Malfoy dans les couloirs et qu’il ne m’a pas embêté, mais je n’ai rien à perdre en croisant les doigts, non?

Finalement, l’ignorer n’était peut-être pas la meilleure des options, et je m’en rends bien compte lorsque je me cogne contre le mur sous la bousculade assez brutale dudit Slytherin, dérangeant ainsi quelque peu le sorcier (ou chevalier, je ne saurais dire) qui se trouve dans le tableau que j’ai heurté. Certes, je trouve ce geste tout à fait immature et irréfléchi de sa part, mais je suis un peu trop légèrement traumatisée pour m’y arrêter – bon, d’accord, le terme « traumatisée » est sans doute un peu trop exagéré.

« Retire ta sale bête puante de là ou je m'en chargerai moi-même! »

Et puis pourquoi traite-t-il mon chat de sale bête puante, comme s’il l’avait déjà senti? D’accord, ceci était une remarque plutôt inutile dans une telle situation, je dois l’admettre.

« Laisse-le tranquille, Malfoy! » que je lance d’une voix mal assurée.

J’aurais sans doute mieux fait de me taire, à bien y penser. Je n’ai même pas le temps de rattraper mon chat que le pauvre se fait lancer un Aguamenti, ce qui a pour effet de le tremper littéralement et de lui faire pousser un miaulement qui ressemble plus à un gémissement qu’à autre chose. Et, comme si ce n’était pas déjà assez, un jet d’eau vient également me happer, me trempant de la tête aux pieds – enfin presque.

Tandis que Malfoy semble bien se marrer, je me frotte les yeux avec mes index et mes majeurs afin d’en retirer l’eau, puis dégage mes cheveux maintenant trempés de mon visage afin de voir quelque chose. Ma main se dirige discrètement vers ma poche où se trouve ma baguette, mais je change d’idée en soupirant : cela ne servirait à rien, et puis, de toute façon, ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de faire de telles choses.

Puis, le comble : November s’enfuit en courant pour finalement aller se réfugier un peu plus loin derrière une statue, chose qui est tout à fait normale, puisque les chats ont une sainte horreur de l’eau.

Sauf que moi, par exemple, cela ne me servirait strictement à rien de me cacher derrière une statue en présence de Lucius Malfoy.

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Lucius Malfoy le Jeu 15 Nov - 19:24

C'est dommage que Kyna n'ait pas été là pour rigoler avec moi. C'est moins amusant de se moquer des gens lorsque l'on est seul. Oui, j'aime avoir un public, une bonne dizaine de Slytherin qui se tordent de rire derrière moi lorsque j'offre un spectacle. Car si ce n'est pas un spectacle, je ne vois pas ce que cela pourrait être d'autre. Abaisser les imbéciles, c'est bien ma spécialité, non? Et le talent ne se partage qu'en en faisant la démonstration. Pendant un instant, je pense à Narcissa. Comment réagirait-elle? Serait-elle en colère ou rirait-elle avec les autres? Mais je me ressaisis ensuite avant de lancer un regard amusé à la Ravenclaw. Ses cheveux mouillés collent ridiculement contre sa tête, on discerne sur ses vêtements des tâches sombres où les jets d'eau ont atteris un instant plus tôt et, si je ne m'abuse, elle semble quelque peu prise au dépourvue par cette situation. Ou bien peut-être est-ce un effet de mon imagination qui y prendrait bien trop plaisir... Puis, à mon grand étonnement et sans doute pour la première fois depuis que je l'ai vu dans ce château, elle ouvre la bouche devant moi.

-Laisse-le tranquille, Malfoy!

Il doit y avoir une erreur. J'ai dû très mal comprendre. Est-ce que cette minable de petite Winter, une sixième année et étudiante de la maison des volatiles vient de me dire de laisser sa boule de poils -maintenant camouflé derrière une statue- tranquille? Comment cette tête d'oiseau a-t-elle pu oser me lancer cette réplique au visage? Elle aurait bien mieux fait de se la fermer ou encore de partir en courant. Je devrais peut-être lui apprendre à se taire? Je cesse subitement de rire et la vrille d'un air méprisant. Espèce de sotte. Ne sait-elle pas que je suis un septième année craint et respecté? Il en est ainsi depuis le premier jour de classe et il en sera encore ainsi au dernier jour de cours. Mon plaisir se transforme rapidement en colère et je réfléchis toujours à ce que je pourrais bien lui faire. Il doit bien y avoir un sortilège qui permet de raser entièrement le crâne de quelqu'un... Je devrai faire une petite recherche pour la prochaine fois. À moins que je n'y mette le feu? Mais je décide alors de lui laisser une chance -je dis bien une seule- pour cette fois et je lui épargne le malheur qu'elle aurait à endurer de se voir chauve chaques fois qu'elle passerait devant un miroir. Toutefois, je ne partirai pas en la laissant là sans avoir dit le moindre mot. Je lève le menton et d'une voix supérieure, je lui dis:

-J'ai certainement mal entendu. Tu as bien dis (je désigne la direction qu'a pris le chat pour s'enfuir) de le laisser tranquille?

Je la regarde un moment avant d'ajouter en levant ma baguette vers son visage:

-Sache que je n'ai pas à recevoir d'ordres de ta part espèce d'idiote petite Winter, passionée par les moldus.

En prenant bien soin d'avoir appuyé sur le mot ''moldu'' de façon dégoûté, je me suis rapproché d'elle, mon visage n'étant plus qu'à quelques centimètres du sien. Un horrible sourire, celui que ferait un lion alors qu'il a sa proie à sa merci -si toutefois cet animal aurait eu le moyen de sourire-, s'affiche alors à mon élégant visage. J'ai presque pitié pour elle qui est seule devant moi, absolument personne d'autre n'étant dans les parages. Mais moi, de mon côté, je m'amuse énormément. Elle arrivera peut-être à tenir sa langue si je me charge de lui régler son compte dès aujourd'hui. En attendant, je reste si près d'elle que son souffle légèrement saccadé rebondit sur mon visage tandis que ma baguette est pointé quelque part sous son menton. Des douzaines de sortilèges me passent par la tête. Celui qui fait pousser les dents démesurément, celui qui la ferait léviter dans les airs la tête en bas, l'autre qui ferait apparaitre un serpent -même si j'ignore si elle en aurait peur ou non- ou encore le sort qui pourrait la détremper entièrement, cette fois-ci. Mais je suis résolu à n'ouvrir la bouche que lorsque j'aurai constaté sa réaction. Il me semble que je serais d'humeur pour un duel de sorciers. Mais je doute que ce soit le cas pour Winter puisque sa baguette serait déjà prête, entre ses doigts, si c'était le cas.

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Jillian Winter le Sam 1 Déc - 14:51

Je déteste Lucius Malfoy. Je le hais, je le hais, je le hais.

Ce n’est pas dans mon habitude de détester les gens, au contraire. Généralement, je suis le genre de personne à donner une chance à tout le monde, à être convaincue qu’il y a du bon en chacun de nous. Sauf que là, c’en est trop. Comment pourrai-je croire, désormais, que quelque part en Malfoy, se cache un être gentil et sensible? Il a eut sa chance, mais ne l’a pas saisi. Ce n’est pas la première fois qu’il cherche des embrouilles à mon égard, mais à chaque fois je me disais que, au fond, c’était probablement quelqu’un de gentil et d’aimable, sauf qu’il le cachait très très bien... Mais j’avais tort. C’est un être vile et mesquin qui n’a littéralement aucune pitié pour les autres et aucune considération.

... N’empêche que, j’ai beau le mépriser à un très au point, je ne peux m’empêcher de me sentir un tant soit peu intimidée devant lui. Tout d’abord, il est plus grand que moi. En fait, je crois qu’il est à peu près de la grandeur de Kynalis. Seulement, avec ce dernier, je ne me sens pas du tout comme je me sens présentement face à Malfoy. Il faut dire que Kynalis est gentil, lui, et il ne me lancerait pas des sorts tel qu’Aguamenti.

« J'ai certainement mal entendu. Tu as bien dis de le laisser tranquille? »

Oups? D’accord, ce n’était peut-être pas une bonne idée de lui balancer cette réplique, après tout. Mais le mal est fait, et maintenant je me retrouve les deux pieds dans les ennuis. Je cherche désespérément quelque chose à répliquer, mais rien ne me vient à l’esprit, et je me sens de plus en plus pitoyable. Existe-il un sort qui me permettrait de disparaître?

« Sache que je n'ai pas à recevoir d'ordres de ta part espèce d'idiote petite Winter, passionnée par les moldus. »

Évidemment, qui ne sait pas que Lucius Malfoy a une sainte horreur des moldus? Mais, j’y pense, qu’est-ce que cela puisse-t-il lui faire que je m’intéresse à eux? Et puis, comment est-il au courrant de ce fait étant donné que nous ne nous connaissons pas? Enfin bon, ce n’est pas tout à faire l’instant de se poser ce genre de question. Pour être plus juste, je devrais plutôt me demander quel sera le prochain sort qu’il compte me lancer afin que j’essaie de l’échapper.

Parlant de ça, je me dois de préciser que je n’apprécie pas trop le fait qu’il se soit autant rapprocher de moi, et ce pour plus d’une raison. Tout d’abord, parce qu’il s’agit tout simplement de Lucius Malfoy et que, généralement, une telle proximité n’est pas bon signe. De plus, le fait que sa baguette soit pointée sous mon menton ne fait qu’empirer le malaise. Et puis, maintenant que son visage est si près du mien, je me demande qu’est-ce que les filles lui trouvent de si séduisant que cela.

Mais, pour en revenir au sujet initial... je fais quoi, maintenant? Récapitulons : je suis trempée de la tête aux pieds, j’ai mise Malfoy en colère, le visage de ce dernier se trouve maintenant à quelqu’un centimètres du mien, et, sa baguette, tant qu’à elle, toujours pointé sous mon menton. Si ça se trouve, il est en train de passer en mémoire tous les sorts qu’il pourrait me jeter et, très honnêtement, venant de lui, je crois pouvoir m’attendre à tout. Si je ne me trompe pas, il est un fils de Mangemorts, non? Si ça se trouve, il pourrait bien me jeter un Doloris au beau milieu du couloir.

Voyons maintenant les options qu’il me reste...

Sortir ma baguette : Non, ce n’est pas vraiment mon genre de faire des duels, même dans une situation pareille. Je ne suis pas pour la violence – si toutefois on peut appeler ça ainsi –, et cela ne règlerait rien du tout.
Ne rien faire du tout : Bon, il est vrai que c’est tout à fait mon genre de me laisser faire dans des moments comme cela car, très honnêtement, je ne vois rien d’autre à faire. Je ne prendrai tout de même pas mes jambes à mon cou, non?

Toujours réfléchissant à ce que je pourrais bien faire pour me sortir de là, j’avale ma salive de travers et je tente – en vain – de respirer le plus calmement possible, car ma respiration est beaucoup trop saccadée à mon goût, et que j’aimerais bien ne pas lui donner l’impression que je suis morte de trouille. Déjà qu’il doit bien rire de moi intérieurement...

« Ce que tu fais ne sert à rien, Malfoy », que je finis par dire, la voix légèrement tremblante. « Je ne me battrai pas avec toi et, de toute façon, tes Slytherins ne sont même pas là pour y assister. »

En un sens, je suis plutôt fière d’avoir réussie à dire quelque chose, bien que ce que j’ai dit soit un peu idiot et sans doute sans utilité. Je suis tout de même étonnée, ce n’est pas dans mon habitude de faire face aux gens...

[Désolée, mon psot est nul et vraiment court ;-;]

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Lucius Malfoy le Sam 1 Déc - 20:45

Quoi de mieux que le sentiment de pouvoir qui m'envahit en cet instant? Je la domine de toute ma grandeur, ma baguette pointée sur elle -qui est presque entièrement trempe- et le plus important; je m'appelle Lucius Malfoy.
Je vrille ses yeux des miens, l’air mauvais et je sais proprement que je suis intimidant -et pas seulement pour elle. Je méprise cette fille tout comme chaque particules de mon corps et je la méprise depuis le jour où je l’ai aperçu. Un personnage sans charisme, studieux, lecteur apparent et, probablement, le genre de mademoiselle ’’Je-sais-tout’’ très timide. Mon aversion envers elle s’est de plus amplifiée le jour où je l’ai vu entrer dans la classe de Charity Burbage qui enseigne l’Étude des moldus. Personnellement, je ne vois absolument pas ce qu’il y a tant à apprendre sur les humains qui n’ont pas de pouvoirs magiques. Qu’est-ce qu’on peut bien en faire de savoir comment ils communiquent entre eux avec leurs abrutis d’engins électroniques ou de la façon dont ils se déplacent dans leurs machines roulantes?

Il me revient alors en mémoire que j’ai peut-être lu par inadvertance, il y a quelques semaines, sur l’agenda de Kynalis, les initiales de E.D.M... Sur le coup, je n’y avais pas porté attention mais maintenant que j’y pense peut-être qu'il prend aussi des cours d'Études des Moldus... ?Non, sans doute pas. Je chasse cette image de ma tête pour en revenir au moment présent. Où en étais-je? Ah oui, je voulais anéantir -je veux dire punir- la fille à la tête semi-rasée qu'il y a en face de moi. J’attends qu’elle effectue un mouvement ou qu’elle ne dise quelque chose de pertinent. J’ose espérer pendant un instant qu’elle sorte sa baguette mais je me vois stupéfait lorsqu’elle me crache, d’une voix mal assurée, ces mots au visage:

« Ce que tu fais ne sert à rien, Malfoy. Je ne me battrai pas avec toi et, de toute façon, tes Slytherins ne sont même pas là pour y assister. »

Si mon visage, lui, reste de marbre, je suis on ne peut plus surpris par cette réplique dont je n’avais pas vu arriver les couleurs. Je m’attendais bien à ce qu’elle refuse de se battre, mais je ne pensais pas qu’elle aurait assez d’audace -oserais-je blesser mon orgueil en employant ce terme- de me balancer quelque chose de pareil juste devant moi. Décidément, je la déteste. Peu me résistent et je déteste cela. Je dois être trop gentil, dans ce cas. J’appuie brusquement le bout de ma baguette contre sa gorge. Un sortilège impardonnable flotte indécemment dans mon esprit depuis un court moment... L’envie de le prononcer me brûle imperceptiblement les lèvres et la tentation s’agrandit au rythme des battements de mon coeur. L’incantation est prononcé si violemment dans ma tête que je serais à peine surpris de le voir surgir de ma baguette comme si j’avais usé d’un sort informulé. J’insiste davantage et de façon très peu sympathique avec ma baguette...

Et puis, j’entends des pas dans un couloir. Certes, ils sont lointains, mais tout était si silencieux entre Winter et moi que nous aurions pu entendre voler une mouche. Je ne peux prendre le risque de me faire découvrir dans une pareille situation. Les conséquences seraient trop graves. J’abaisse ma baguette et me recule un peu d’elle, sans toute fois déguerpir. Je la regarde d’une expression dédaigneuse. Dire que si je m’avais pas contrôlé, que si je m’étais laissé emporté, j’aurais pu risquer de me faire envoyer à Azkaban. Je suis majeur après tout et même si je suis encore jeune, je ne pense pas qu’ils auraient fait une exception pour moi... Je veux toutefois l’avertir que si une autre prometteuse occasion se présente à moi, je n’hésiterai pas à utiliser d’une magie dépassant ce que l’on apprend dans les murs de cette école.

-Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as, cette fois-ci, je lui murmure d’une voix menaçante. Mais saches que si je te croise à nouveau sur mon chemin, tu regretteras d’avoir mis les pieds dans cette école. Et surtout, ne t’avise pas de dire un mot de ce qui vient de se passer à quelqu’un. J’ai de très bons contacts qui, même si j’ai des ennuis, se feront un plaisir d’achever mon travail.

Et sur ces mots -j'en ai un peu mis, je dois l'admettre-, je fais volte-face en direction opposé au bruits de pas qui se rapprochent et je pars d’un pas rapide et décidé, l’air supérieur, tout en rangeant ma baguette dans ma poche. Je tourne à l’angle d’un couloir sans jeter le moindre regard derrière moi et je m'engouffre jusqu'aux cachots.

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Jillian Winter le Dim 2 Déc - 13:39

Je n’arrive tout simplement pas à croire que j’ai réussi à faire face à Lucius Malfoy en personne, lui qui représente l’intimidation en personne. Généralement, devant lui, les gens sont tout de suite intimidés et se plient à ses demandes. Et, honnêtement, j’ai toujours été de ce genre de personne. D’où me vient ce pseudo courage, soudainement? Je n’en sais absolument rien, et j’en suis fort surprise. Mais je dois admettre que cela fait du bien à ma fierté car, à force de toujours me laisser marcher sur les pieds, je n’en avais plus vraiment.

Au fond, je sais très bien que c’est de ma faute si les gens viennent toujours m’embêter. Dès mon premier jour dans cette école, j’ai toujours laissé paraître mon côté faible et facile à intimider. Cela remonte à si loin déjà, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Ce n’était que le premier jour, alors que j’étais en première, que les garçons venaient m’embêter et me faisaient des croche-pieds. Et moi, comme une idiote, je me laissais faire, reprenait timidement mes livres qui étaient tombés et ne ripostait jamais rien à ceux qui m’insultaient. Je sais très bien que si, dès le départ, je me serais défendue, peut-être que les autres me considèreraient autrement.

Je trouve tout de même désolant de voir à quel point les gens n’ont pas grandi et ne sont pas devenus plus mature. Il me semble que, à notre âge, ils devraient cesser leurs enfantillages et me laisser tranquilles un peu. Cela va faire six ans que ça dure, c’est tout à fait ridicule.

En première année, c’était les croche-pieds ou les Wingardium Leviosa. Effectivement, les garçons s’amusaient à faire voler mes livres dans les airs, comme si c’était la chose la plus drôle au monde. Et ils me les rendaient uniquement lorsqu’ils se faisaient réprimander par un enseignant qui passait par là.

En deuxième année, ils ont changé de jeux. Étant donné qu’ils avaient eu le temps d’apprendre de nombreux nouveaux sorts, on aurait dit qu’ils s’évertuaient à les pratiquer sur moi. Ils prenaient plaisir à me jeter des Bloclang, Immobilus, et parfois même des Crache-Limaces – j’en garde d’ailleurs de très mauvais souvenirs.

En troisième année, c’était encore la même chose, ou sinon certains élèves m’obligeaient même à faire leurs devoirs à leur place, étant donné que j’ai toujours été une très bonne élève. J’ai d’ailleurs toujours trouvé cela très médiocre de leur part, et c’est sans doute pour cette raison que la majorité coulait leurs examens.

En quatrième et cinquième années, par chance, les autres élèves cherchaient moins à venir m’ennuyer. Même cette année, ces petits jeux sont à peu près finis : certains garçons continuent encore de me balancer des insultes, mais j’y suis devenue plutôt indifférente, je dois l’admettre. Seulement, et c’est évident, il y a des exceptions : en l’occurrence, Lucius Malfoy.

Sinon, je n’aime pas du tout la façon dont ce dernier me fixe. Son regard est si haineux que je pourrais lire très clairement Doloris dans ses yeux. Encore une fois, j’en avale ma salive de travers. Voyez-vous, je n’ai pas vraiment envie que le fameux septième année prononce ce sort impardonnable – qui sait, peut-être a-t-il l’intention de le faire? Cette seule pensée fait faire un raté à mon cœur. Je m’imagine déjà me tordant de douleur sous le sol.

Mais, soudain, des pas se font entendre plus loin dans les couloirs, tant tout est silencieux. Merlin! Qu’importe qui est cette personne qui s’approche, je l’embrasserais tant je suis heureuse, car elle fait apparition pile au bon moment. Certes, cet individu est encore loin, mais j’espère de tout mon cœur que cela fera fuir ce fichu Malfoy.

« Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as, cette fois-ci,. Mais saches que si je te croise à nouveau sur mon chemin, tu regretteras d’avoir mis les pieds dans cette école. Et surtout, ne t’avise pas de dire un mot de ce qui vient de se passer à quelqu’un. J’ai de très bons contacts qui, même si j’ai des ennuis, se feront un plaisir d’achever mon travail. »

Hum, il n’en ferait pas un peu trop, là? Je veux dire, il a beau me détester à mourir, nous sommes tout de même à Hogwarts, et je doute que quelqu’un vienne me jeter le pire des trois sorts impardonnables. Mais bon, qu’importe ce qu’il raconte : il finit par déguerpir, et j’attends cet instant dès que je l’ai vu sur mon chemin dans le couloir il y a quelques instants.

Lorsque je le vois tourner à l’intersection d’un couloir et que je juge qu’il est suffisamment éloigné, je pousse un profond soupir de soulagement. Malgré moi, un fin sourire, si discret qu’il doit être imperceptible, naît sur mes lèvres : j’ai fait front à Malfoy, Lucius Malfoy. Et, pour une personne comme moi, c’est tout un exploit. N’empêche que, je dois tout de même l’admettre, il a réussi à me faire peur, si on veut. Un peu plus et il me lançait réellement le sort que je redoutes tant.

Passant une main dans mes cheveux mouillés par endroits, un frisson parcours mon échine. Il ne faut tout de même pas oublier que je suis trempée, et que cette eau est glacée, sans compter que mes vêtements – mouillés et froids – me colle à la peau. Un peu plus et je me mettrais à grelotter.

Puis, me souvenant que November se cache toujours derrière une statue, trempée et terrorisé, je me dirige vers ladite statue. Sauf que, à mon plus grand désespoir, mon idiot de chat courbe le dos à mon approche et se met à feuler. J’aurais dû m’en douter, les chats détestent l’eau, après tout.

« Nov, vient ici... », que je dis en m’agenouillant, tout en soupirant de découragement.

J’ai beau tendre la main vers lui, il ne fait que reculer davantage. On dirait qu’il se prend pour un chien de garde – et, très franchement, cette allure ne lui va pas du tout.

Décidemment, cet après-midi commence mal.

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Kynalis Drew le Dim 9 Déc - 15:52

Kynalis de son prénom, coureur de jupons à pleins temps, rebelle à un point incontestable. Bizarrement les choses changent parfois, par exemple aujourd'hui au lieu de faire nimporte quoi sauf travailler comme je le fais si bien depuis de nombreuses années, j'ai ouvert mon sac d'école -j'entends déjà mon titre de "je-m'en-foutisme" chuter de eau et -tel un indigne- je me suis mis à rédiger une dissertation pour mon devoir d'Étude des moldus. Hônte à moi si on me verrait dans un tel état, mais c'est comme si je prenais un certain goût à rédiger ce devoir pour lequel je n'ai nullement besoin de copier, ayant vécu mon enfance chez les moldus -bien que je ne me suis découvert que très peu d'affinités avec ceux-ci-.

Tout d'abord, il faut prendre en compte que les avions sont loin de fonctionner comme nos bien-aimés balais. Ceux-ci ont une manière bien particulière de décoller, il ne suffit pas de taper du pied et de prendre un élan pour que ça marche.Les avions sont de grandes machines ovales.

Je me surprends même à me reprendre moi-même dans certaine phrase que j'ai trouvé piètrement ridicule en me relisant et sans paresse -ni joie- je poursuis mon devior car ce n'est pas parce que je me permets de produire cette dissertation que ça fait mon bonheur, du moins j'essaye de m'en convaincre. Donc, tout simplement donner une description physique d'un avion n'aiderait en rien à comprendre son fonctionnement ardue. Je me mets quand même à dessiner un schéma rapide d'un avion afin de pouvoir expliquer d'une manière plus facile à comprendre comment celui-ci fait pour décoller. Pour un dessinateur depuis l'enfance, on peut facilement affirmer qu'une image vaut milles mots. Après un schéma rapide mais bien présentable, je continue la rédaction de ce que l'on peut aussi appeller devoir.

Le fonctionnement d'un avion peut parfois sembler ardue à comprendre pour des méconnaisseurs de technologies moldues mais si on simplifie bien tout les détails trop complexes pour être étudier à cette étape-ci de l'année, on pourrait en venir à une définition et une explication facile.Un avion est à la base un appareil de locomotion aérienne plus lourd que l'air, propulsé par un moteur et soutenu par des ailes. Il ne produit pas un mouvement répétitif des ailes comme un oiseau le ferait mais maintient les ailes de manière stable et plane de cette manière. Pour permettre à l'avion de décoller, il a besoin d'un moteur qui est la principale source d'énergie de cette invention révolutionnaire pour le monde des moldus, qui ne savent pas que voler est également réalisable dans un monde qui leur est méconnaissable. Il existe plusieurs types et modèles d'avions, ils sont parfois batîs en fonction d'une tâche qu'ils ont à accomplir. Par exemple, un avion de guerre sera muni de lançes-missiles afin de faciliter les combats aériens. Ayant déjà visité un centre d'aviation lors de mon plus jeune âge, je pourrais avoué que la découverte d'une telle invention est une choses parmis les plus fascinantes. L'intérieur d'un avion, spacieux et répondant aux besoins de chacun laisse souvent les gens perplexes et médusés lors de leurs premières visites. Puis , plusieurs personnes prénommés les "hôtes" ou plutôt les "hôtesses de l'air" car se sont principalement des femmes, se déplacent entre les diverses sièges des clients éparpillés afin de répondre aux besoins de chacun. Il y a un service de traiteur pour permettre à tout le monde de manger selon leurs goûts puis également, un service de divertissements, qui passe de l'écoute de la radio à l'écoute de la télévision qui sont deux inventions purement moldues. Pour conclure cette dissertation, les avions sont à la fois fascinants et révolutionnaires pour les moldus, mais pour tout sorcier qui s'affirme, on sait bien qu'ils n'atteignent pas nos bon vieux balais.

Je peux m'estimer heureux et débarrassé d'avoir enfin conclut ce devoir qui a entièrement été rédigé par moi-même, pour une fois. Je me décide donc a ranger le tout dans mon sac d'école et à me diriger vers la bibliothèque pour voir si mon devoir est acceptable par rapport à la vraie définition d'un avion et de l'aviation en tant quel tel -dire que je commence à prendre certaines initiatives pour réussir une matière aussi peu importante-. Je pense surtout que si j'ai fais ce devoir et si j'ai envie d'aller à la bibliothèque c'est surtout dans l'espoir de croiser Jillian et d'avoir une raison de lui parler de quelque chose de "pertinent". Il faut dire que l'on s'est quand même énormément rapproché ces derniers temps, ce qui fait mon bonheur. Espérons que cette ordure de Khyle ne s'opposera pas au fait que moi et sa cousine continueront de se voir plus fréquemment, du moins c'est ce que je souhaite.

Je me dirige donc vers la bibliothèque , le sourire aux lèvres. Si des élèves de ma maison me verraient dans cet état, ils se poseraient bien des questions et je perdrais probablement beaucoup de crédibilité. Toutefois, il ne faut pas penser que parce que je semble un peu plus adouci ces derniers temps que j'ai changé, au contraire! Je reste toujours le même, en quête de nouveaux divertissements ou de nouvelles cibles continuellement. J'arrive enfin à destination, la bibliothèque est plutôt vide et calme à un trop haut point, habituellement il y a toujours des petites murmures de jeunes premières années qui discutent de garçons et contemple mon extrême beauté. Il faut dire que ça me plait bien de me faire remarquer, je ne voudrais pas être comme tout ces rejetons dont personnes ne connaissent l'existence. Je traverse donc les allées une à une afin de trouver Jillian, ce qui ne devrait pas être trop dûr vue sa différence. Il n'y a personne ici, qui pourrait lui ressembler, et encore moins à mes yeux. Pourtant après plusieurs regards lançés un peu partout, je ne l'aperçois pas. Je refais quand même un autre tour des allées histoire d'être sûr de ne pas la manquer, mais la recherche n'e porte pas fruit, mais où peut-elle donc être?

Je me décide donc à aller chercher un livre traitant des inventions moldues afin de conclure l'étape principale de ma venue à la bibliothèque avant de continuer cette inspection des lieux. Peut-être est-elle sortie avec ce satané Khyle...J'aggripe donc le premier livre qui se présente et commence à le feuilletter un peu, pourtant aucune des pages ne traite d'un avion. Je prends donc un autre livre et tourne les pages délicatement et à l'affut de tous, qu'est-ce que les gens diraient si jamais ils me voyaient en train de lire. Encore une fois, le livre ne traite pas du sujet recherché, je continue donc à tourner les pages de tout les livres jusqu'au moment où je trouverais le bon. Après un long moment de contemplation d'un manuel, je tombe enfin sur ce que je recherche. Voyons voir si leur explication d'un avion correspond à la mienne:

Le mot aviation proviendrait de deux mots latin suivants: avis, oiseau, et actio, action et serait utilisé pour désigner une tentative de voler dans un appareil pesant plus lourd que l'air en tant que tel. Le terme fut utilisé pour la toute première fois par Gabriel de La Landelle, en 1863 dans son manuel prénommé Aviation ou navigation aérienne sans ballon. Ensuite, le terme avion fut d'abord utilisé par Clément Ader en 1857 pour désigner sa série de diverses appareils volants. Bien-sûr, à l'époque, les modèles d'avions n'étaient pas aussi technologiques que ceux que l'on connait aujourd'hui mais la base - l'idée principale- d'un avion est toujours restée la même. Le premier décollage d'un avion se fait donc le 9 octobre 1980. Un avion est constitué de plusieurs parties dont une cellule comprenant le fuselage, la voilure, les empennages et les atterrisseurs, les éléments mobiles de la voilure (ailerons, gouvernes, volets) (y compris éléments aux fonctions combinées, aérofreins, spoilers, elevons et flaperons) , d'un ou de plusieurs groupes propulseurs à hélice ou à réaction, de commandes de vol et d'instruments de bord. En deors des diverses parties d'un avion, il existe plusieurs types d'avions et plusieurs fonctions aux avions dont les avions civils (commerciaux ou de tourisme) et les avions militaires(susceptible de jouer un rôle dans la guerre). Les modèles d'avion sont classés par des lettres et par des numéros associés à chaque nouveau modèle. Les avions sont ensuite commandés par trois sortes de forces : L'énergie que produit le moteur, l'effet de la gravité (le poids de la masse) et la résultante des forces aérodynamiques décomposée en portance et en traînée. Malgré les diverses qualités qu'un avion possède et malgré le grand avançement pour la technologie que l'avion a produit, il demeure encore certains inconvénients par exemple, on précise qu'on a plus de chance d'avoir des accidents aériens que tout autre types d'accidents et on précise également que l'avion produit de la pollution qui est néfaste pour la planète terre et on prévoit peut-être un réchauffement planétaire à cause de la pollution diverse que produises certains appareils de transports.

Après maintes relectures de cette page, je ne comprends encore que la moitié des choses, C'est surement car je n'ai pas le mental à lire, je me préoccupe plutôt sur où peut-être Jillian et en compagnie de qui car j'ai un mauvais pressentiment. Je dois surement tenir ça de mes parents, mais j'ai un sixième sens pour savoir quand quelque chose de fâcheux se produit et dont quelqu'un que j'apprécie est la cible, pourtant cette sensation me vient actuellement. Serait-ce son cousin qui l'aurait blessé, ou bien un petit ami dont elle ne m'aurait pas parlé qui lui aurait fait du mal? Je ne peux plus attendre, je dois en avoir le coeur net. Je me décide donc à partir de nouveau à sa recherche mais en suivant mon instinc cette fois, espérons que ce sixième sens ne s'avèrera pas faux sinon je me sentirais franchement ridicule. Je prends mes jambes à mon cou et je cherche dans chaque recoin du château, j'emprunte un couloir peu utilisé ( il y en a tant à Hogwarts qui mènent au même endroit) et j'entends des sons à peine audibles puis des paroles chuchotées par quelqu'un, de manière à la fois terrifié et petrifié...il n'y a pas de doutes, c'est Jillian.

« N..No...Nov, vi..vient ici... » dit elle de sa voix complètement glacée et en s'agenouillant vers son chat qui s'est de nouveau réfugié derrière une statue.

La pauvre, je ne sais pas ce qui lui est arrivée mais elle est trempée à en faire peur et elle semble trembler, je n'aime pas la voir dans cet état, il faut absolument que je fasse quelque chose. Je m'avançe vers elle, calmement pour ne pas la faire sursauter et je la contemple de plus en plus en m'approchant, je me demande vraiment comment a-t-elle fait pour être dans un tel état. Je la fixe longuement et lui demande d'une voix tremblotante:

« Ji..Jillian, est-ce que ça va?»

Elle sursaute, comme si je l'avais surprise. Il est vrai que je me suis faufilé tellement calmement derrière lle qu'elle n'a pas dû me voir ni m'entendre arriver. Ça m'inquiète de la voir dans un tel état, elle doit avoir froid avec toute cette eau glaçé sur elle. Elle continue de trembler, je ne sais pas si c'est de peur ou bien de froid.

«Impervius » ai-je lançé afin de rendre sa robe de sorcière imperméable et de repousser l'eau sur sa tête. Elle tremble toujours un peu de froid, c'est normal que toute l'eau ne s'est pas évaporée, s'est dû à mon faible niveau d'écoute lors de mes cours de sortilèges et enchantements. Des élèves plus studieux auraient surement fait mieux que moi dans une telle situation. Je me décide donc à rattrapper ma cause perdue en lui offrant ma veste afin de la réchauffer un peu. Je la fixe longuement, comme pour la rassurer de la situation, j'aggrippe son chat par la même occasion, de manière délicate car elle aussi est toute trempée et semble aussi terrifiée que sa maîtresse -soit énormément- à moins qu'elle n'eut été ridiculisée. Si jamais j'attrape le salaud qui a osé la mettre dans un tel état, la souffrance qu'il connaîtra sera tout simplement incomparable.

«Je ne veux pas te brusquer Jillian.. mais qu'est-ce qui est arrivé? Ça me fait mal de te voir dans un tel état...»

Je suis dans tout mes états, je ne sais plus quoi faire. Si elle me donne le nom de celui qui l'a humilié, il est clair que j'aurais des envies meurtrières, avec moi tout se règle facilement quand il s'agit de tuer. Un petit tour dans la forêt interdite et on entend plus jamais parler de la personne, mais je pense que cette personne en particulier souffrira plus que personne n'a jamais souffert. Serait-ce...parce que je suis amoureux et que je ne veux pas me l'avouer que ça me met dans tout ces états...?

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Re: Dilemme et plancher glissant.

Message  Jillian Winter le Dim 9 Déc - 17:54

Là, c’en est véritablement trop. Je crois que personne dans cette école ne m’a jamais vu en colère auparavant, mais je sens que ça ne va pas durer longtemps. Pourquoi est-ce qu’il n’y a que Lucius Malfoy qui arrive à me mettre dans un état pareil? Parce que c’est un être vicieux et crapuleux, tout simplement. Il n’a aucune considération pour les autres, c’en est pitoyable. Je veux dire, cela m’est arrivé de nombreuses fois de me faire embêter par les autres, mais lui, lui, c’est encore pire que les autres. J’ai presque l’impression qu’il a décidé de faire de moi son souffre-douleur personnel. Et, très honnêtement, j’espère que ce n’est pas le cas car, sinon, il est évident qu’il m’en fera voir de toutes les couleurs.

Franchement, je ne comprends décidemment pas où est le plaisir dans le fait de martyriser – bon, d’accord, j’exagère peut-être légèrement – ceux qui nous entoure? Ne sommes-nous donc pas sensés tenter de bien nous entendre avec les autres? Ma parole, certains n’ont pas encore pigé ce fait. M’a-t-on déjà vu embêter qui que ce soit? Non, et je me porte très bien et suis en bonne santé malgré cela. Je sais bien que les Slytherins (car, sans vouloir porter de préjugés, ils ont une très forte tendance à chercher les ennuis) aiment, que dis-je, adorent se moquer des gens, mais c’est totalement idiot et immature. Ne devraient-ils pas apprendre à vieillir, un jour?

Tandis que je peste intérieurement contre celui qui m’a trempé de la sorte, je m’évertue à essayer de calmer mon chat afin qu’il vienne vers moi. Mais, évidemment, cet idiot à poil continue de feuler en ma direction, le regard mauvais – car, oui, apparemment, un chat peut avoir un regard mauvais.

« Non mais tu viens ici, oui! » que je lance tout de même pas trop fort, au cas où l’on m’entendrait.

Ce serait vraiment le comble si quelqu’un devait m’entendre et venir à ma rencontre. Avec une allure pareille, il ne serait pas difficile de se moquer de moi, il faut l’admettre. Et je crois que tout le monde qui me verrait s’amuserait à se payer ma tête, c’est évident.

Je commence d’ailleurs à avoir fichtrement froid. J’aurai au moins appris une chose aujourd’hui : lorsque l’on lance un Aguamenti, l’eau qui est propulsée de notre baguette est incroyablement froid. Quoi que, si vous voulez mon avis, j’aurais tout simplement préféré ne pas faire cette découverte, et que j’aurais très bien pu m’en passer. Bref, je commence à avoir si froid que j’en tremble et que des frissons parcourent ma nuque.

Tendant la main vers November, voulant en finir au plus vite, je continue de l’interpelle, un peu plus sèchement, cette fois, ainsi que la voix parfois entrecoupée à cause de mes tremblements de froid.

« N..No...Nov, vi..vient ici... »

J’échappe une exclamation de douleur lorsqu’il me griffe littéralement la main, semblant décidé à ne pas céder et à rester là. Ramenant ladite main qu’il a griffé, je pousse un profond soupir, totalement découragée par le comportement de cette sale bête ainsi que la ridiculité de la situation. Parce que, honnêtement, je dois presque faire peine à voir. Si on y réfléchit bien, je suis agenouillée au sol, trempée de la tête aux pieds, frigorifiée, tremblotante, suppliant presque cette bête poilue qui me sert de chat de cesser de m’échapper et de revenir à moi. Je continue donc d’espérer que Malfoy n’aura pas la brillante idée de se ramener avec sa bande pour m’humilier davantage que je ne le suis déjà.

En fait, je m’imagine très bien la scène : Lucius Malfoy, se dressant fièrement de toute sa grandeur, accompagné de Slytherins tels que sa chère Narcissa Black, et la sœur de cette dernière, Bellatrix, en plus de Regulus, sans oublier Rudolphus Lestrange, ainsi qu’Evan Rosier, en plus de ces pimbêches de filles qui courent toujours après Malfoy dans l’espoir d’avoir la chance de ressortir - car je suis certaine qu’il est déjà sorti avec toutes ces filles- un jour. Et, bien entendu, au milieu de ce troupeau de fiers et sauvages sangs-purs se trouvait la pauvre Jillian Winter, qui figure être moi. Quel tableau merveilleux, ma foi.

« Ji..Jillian, est-ce que ça va?»

Je ne peux m’empêcher de sursauter lorsqu’une voix se fait entendre tout près de moi. Bon sang! Comment cette personne a-t-elle bien pu autant s’approcher de moi sans que je m’en rende compte?

Alors que je me retourne, m’apprêtant à dire ma façon de penser à cette personne concernant son manque de savoir-vivre et de lui faire part que cela ne se fait pas de faire peur aux gens de la sorte (à noter ici que je suis déjà, depuis quelques instants, d’humeur très exécrable), je me rends finalement compte que la personne sur laquelle je m’apprêtait presque, je dis bien presque à hurler dessus est en fait nul autre que Kynalis Drew.

Dès que mes yeux se pose sur lui, je sens toute ma colère s’évaporer, comme par magie, et suis presque envahie par un bien-être troublant. Si je dis presque, c’est parce que je me sens terriblement idiote de ne pas avoir reconnue sa voix, son agréable voix que j’apprécie tant. Car, en d’autres circonstances, il est évident que je l’aurais reconnu parmi cent autres.

Je me lève rapidement, un tant soit peu intimidée par le fait d’être agenouillée au sol mouillé tandis que lui se trouve debout, me retrouvant maintenant face à face avec lui – enfin, exception faite de notre différence de grandeur. Et c’est à cet instant que je suis submergée par une honte totale. Pourquoi? Parce que je suis toute trempée et que je dois vraiment faire peine à voir, tremblante de froid comme je le suis, et que j’aurais bien aimé qu’il ne me voie pas dans un tel état.

« Impervius », dit-il en pointant sa baguette sur moi.

En quelques secondes à peine, une bonne partie de l’eau qui se retrouvait sur moi se volatilise. Certes, je ne suis pas encore complètement sèche : sans doute n’est-il pas arrivé à reproduire ce sort à la perfection, mais bon, je ne suis plus trempée, ce qui est beaucoup mieux, puisque je commence déjà à avoir moins froid. Puis, à ma plus grande surprise, je le vois m’offrir sa veste. Ce simple geste provoque chez moi un arrêt respiratoire durant à peine une fraction de seconde. Sentent mes joues rosirent rapidement, je tends le bras et me saisis du vêtement, m’empressant de l’enfiler.

Oh, Merlin. C’est sa veste. Je porte présentement sa veste. Ma foi, c’est un miracle que je puisse porter un vêtement qui a été en contact avec son corps et sa peau, un vêtement qu’il a lui même porté. Je peux même y sentir son odeur, aussi subtile soit-elle. J’en sens même le rythme de mon cœur s’accélérer. Bon sang, je vais devenir folle!

Honteuse d’avoir de telles pensés, je baisse les yeux au sol, marmonnant un bref « Merci » à peine audible, mes joues sans doute virées au écarlate. Encore heureuse qu’il ne soit pas Legilimens, chose qui serait vraiment plus qu’embarrassante.

Puis, je le vois s’emparer de Nov, aussi habile qu’il l’est dans touts autres domaines. N’empêche que, en un sens, je suis tout de même étonnée, cela fait tout de même un bon moment que j’essaie de calmer cette bête et de m’en saisir, et la seule chose qui en résulte est la griffure et j’ai sur la main, qui a d’ailleurs légèrement enflé. Mais bon, détail, je n’ai pas la tête à me soucier d’une simple petite blessure. Serait-ce sa veste dont je suis enveloppée qui me met dans un tel état? Et est-ce normal que je me sois si vite réchauffé seulement avec ce tissu?

« Je ne veux pas te brusquer Jillian.. mais qu'est-ce qui est arrivé? Ça me fait mal de te voir dans un tel état... »

Je relève les yeux, surprise de ses paroles. Serait-il... inquiet de ce qui m’est arrivé? Non, probablement pas, je me fais des idées. Ou sinon, il essaie uniquement d’agir en tant que bon ami, c’est tout. Mais bon, même s’il s’inquiète pour moi, cela ne veut rien dire, ce serait idiot de ma part de me faire des idées avec une chose aussi banale que cela...

Tentant d’adopter une attitude plus normale, j’esquisse un sourire forcé, toujours encore un peu gênée.

« Bah, tu sais, que je dis en haussant les épaules, ce ne sont pas tous les Slytherins qui sont aussi biens que toi! » je m’exclame en croisant son regard.

Je suis déjà rouge pivoine, alors pourquoi me retenir de dire ce que je pense? Il est sûrement impossible pour mon visage de tourner davantage au rouge qu’il ne l’est déjà – du moins, ce n’est qu’une déduction, étant donné que je ne peux voir ce dont j’ai l’air. Et, de toute façon, c’est vrai quoi, Kynalis est sans doute le seul Slytherin que je connais qui soit aussi gentil, aussi attentif et aussi aimable... Certes, je ne connais pas beaucoup de gens de la maison des serpents, mais j’en sais suffisamment pour savoir qu’il n’est pas comme les autres. Qu’il est différent.

«Et puis bon, il ne faut pas en vouloir à Lucius Malfoy, c’est tout de même dans sa nature d’être aussi exécrable... » que je continue en jouant nerveusement avec les manches de la fameuse veste.

Sa veste.

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Jillian Winter
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Re: Dilemme et plancher glissant.

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