L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

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L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Dim 21 Oct - 9:28

[Techniquement, c'est Kynaa qui devrait me rejoindre! Et hum, navrée pour le titre plutôt nul. ^^']

[Samedi le 7 septembre 1974, approximativement 13H]

J’aime la cours de ce château. En fait, c’est faux : je l’adore, tout simplement. De puis que je suis toute petite, j’ai toujours apprécié passer mes journées à l’extérieur, plutôt que de rester cloîtrée à la maison. Certes, les autres enfants eux allaient souvent jouer avec leurs amis dans les parcs, ou faisaient d’autres activités du genre mais, moi, je pouvais me contenter de rester allongée sur la pelouse de la cours arrière de la maison et rester là des heures de temps. Encore aujourd’hui, cela n’a pas changé.

Avançant d’un pas nonchalant – c’est le week-end, je ne vois pas pourquoi je me presserais à faire quoi que ce soit – vers le chêne qui se dresse à quelques mètres devant moi. Je l’aime bien, ce chêne-là. Évidemment, même si c’est toujours sous celui-ci que je viens toujours m’asseoir et ce, depuis ma première année, il me serait faux de dire que je me le suis approprié. Après tout, je ne suis certainement pas la seule élève de cette école à venir m’y asseoir : il appartient autant à un quelconque étudiant qu’à moi, à bien y penser. Je n’aimerais toutefois pas aller m’asseoir sous un autre arbre, par contre. Disons que je suis une personne plutôt routinière.

Rendue au pied dudit chêne, je dépose November – que je tenais dans mes bras jusqu’à présent – sur le sol, et m’assois, m’adossant à la surface dure et rigide qu’est le tronc d’arbre. Une fois que mon chat s’est installé confortablement dans l’herbe et qu’il semble s’être endormi, j’ouvre mon livre d’Études des Moldus et l’ouvre sur mes genoux. Durant quelques secondes, j’hésite entre réviser cette matière, l’Arithmancie, les Sortilèges ou mon manuel de Potions. Je choisis donc d’entamer la lecture du livre qui est déjà ouvert sur moi : de toute façon, j’ai tout l’après-midi devant moi, j’aurai sans aucun doute le temps d’étudier tout ce que j’ai à étudier et à faire mes devoirs.

Après environ une vingtaine minutes de lecture – à vrai dire, j’ignore combien de temps j’ai lu, à défaut de montre – je dépose mon livre avec ses congénères dans l’herbe, puis m’allonge finalement dans celle-ci. (Car il faut dire que la verdure est plus confortable que le tronc de ce chêne) Fermant les yeux, j’hume une grande bouffée d’air frais. Dommage que nous ne soyons pas en automne, c’est ma deuxième saison préférée, après l’hiver bien entendu. J’aime beaucoup l’automne pour son odeur, aussi étrange cela puisse-t-il paraître. Je ne suis certainement pas la seule à apprécier l’odeur des feuilles commençant à mourir, non? Mais bon, qu’importe.

Je suis contente que ce soit la fin de semaine. J’aime beaucoup l’école et aller en cours, mais j’avais hâte de pouvoir passer une journée entière à l’extérieur. Cet été, avec le travail à la boutique de Papa, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de sortir, et Merlin sait comme j’ai horreur d’être enfermée entre quatre murs durant une trop longue période. Bon, j’ai tout de même pu sortir un peu cet été, je n’ai pas tant travaillé mais, où j’habite, il n’y a pas de paysage aussi beau que la cours d’Hogwarts.

Cessant finalement de jouer avec les brindilles d’herbes de mes doigts – car, jusqu’à présent, c’est ce que je faisais – je porte mes mains à mon collier. En fait, ce n’est pas vraiment un collier, c’est plutôt une friandise moldue. Il s’agit d’une ficelle avec plusieurs petits bonbons durs ronds et colorés. Je crois que les moldus appellent cela tout simplement « collier de bonbons ». C’était ma friandise favorite lorsque j’étais petite. Chaque fois que Papa revenait de travailler, il arrêtait au petit magasin au coin de la rue pour m’en acheter. Il avait fini par arrêter lorsque j’eus atteins mes sept ans, se disant que j’étais trop vieille pour cela, mais lorsque maman est morte, étrangement, il a recommencé à m’en acheter et n’a jamais arrêté. C’est donc avec un fin sourire au lèvres que je portes ledit collier à ma bouche et en grignote l’un des nombreux bonbons qui le recouvre, comme je le faisais lorsque j’étais petite.

Je suis tout de même un peu déçue, je n’ai pas vu Khyle souvent, cette semaine. Il faut dire que, même si ce n’est que la première semaine, les professeurs n’y sont pas allés lentement avec les devoirs. Je comprends donc pourquoi nous n’avons pas vraiment pu nous voir, il doit avoir beaucoup de travaux : il entame sa septième année après tout, il aura ses ASPICS à la fin de l’année, lui. Mais bon, je suis certaine que mon cher cousin trouvera du temps à m’accorder entre ses travaux et sa « bande ».

Je ne saurais dire si je me suis endormie, mais lorsque j’ouvre les yeux un peu plus tard, je ne me souviens pas avoir pensé à quoi que ce soit d’autre après avoir pensé à mon cousin, il serait donc fort probable que je me sois assoupie. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup dormi cette semaine, j’ai beaucoup étudié, et j’ai sculpté et taillé de nouvelles choses dans mes temps libres, cette semaine.

Jugeant que je me suis assez reposé et que je ferais mieux de me remettre au travail, je me rassois et m’étire durant quelques secondes, pour finalement m’adosser au chêne à nouveau. Jetant un regard à mes livres, je fais un inventaire de ce qu’il me reste à étudier, plus pour moi-même qu’autre chose : Arithmancie, Sortilèges, Potions... Et tandis que je regarde mes livres, là, sur le sol, je m’aperçois qu’il manque quelque chose. Mais quoi? J’ai pourtant tous mes livres, j’en suis certaine...

« Oh, Merlin! »

Affolée, je me relève d’un bond, jetant des regards inquiets de tous les côtés, rongeant l’ongle de mon pouce avec nervosité.

« Nov, où es-tu? Nov? »

Puis, à mon plus grand soulagement, j’entends un miaulement se faire entendre derrière moi. Soupirant, je me retourne, pour finalement constater – à mon plus grand désespoir, cette fois – que November est perché sur une branche du chêne. Pire encore : cette situation semble vachement l’amuser, si bien qu’il trouve moyen de se coucher sur l’immense branche sur laquelle il se trouve.

« Descends, je t’en prie! Comment veux-tu que je monte là-haut? »

Mais qu'ai-je infligé à cette pauvre bête pour mériter ça?

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Dim 21 Oct - 11:50

C'est toujours la même histoire ici, durant la semaine je me plains que j'ai trop de cours et que je ne veux pas y aller et durant la fin de semaine, je m'ennuie à mourrir car je n'ai vraiment rien à faire. Je pourrais toujours aller à Pré-au-Lard comme tout les autres élèves, mais aller seul à Pré-au-lard, ça ne doit pas être vraiment exceptionnel.

Je décide donc d'ouvrir mon manuel d'étude des moldus -matière où habituellement je ne devrais pas être recallé puisque j'ai longtemps vécu avec des moldus- et j'entame la lecture sur certains personnages importants dans l'histoire des moldus.Le genre de gens qui furent des élèves modèles durant leurs jeunesses comme ce stupide Al'than!

Puis après quelques minutes de lecture, déjà j'en ai marre et je referme le livre -Chose qui n'arrive pas très souvent pour un amateur de lecture malgré que cette fois-ci ce ne soit qu'un simple manuel d'école-. Déjà, j'ai besoin d'une autre occupation, je n'ai pas particulièrement envie de me tourner les pouces à la journée longue. Bon, et bien comme aucune option de loisir ne se présente, tout ce qu'il me reste à faire, c'est dormir. Ça tombe bien, je suis déjà confortablement installé sur mon lit puisque toute suite après être desçendu pour déjeuner, je suis revenu m'installer confortablement dans mon lit afin d'entamer une lecture. Dormir me fera beaucoup de bien puisque j'ai le sommeil particulièrmeent facile à déranger et que la nuit dernière, mon camarade de chambre n'a pas pu s'empêcher de ronfler comme jamais il ne l'avait fait auparavant, inutile de dire que j'ai dû faire une nuit blanche.

Je décide donc de me mettre dans la position la plus confortable et propice pour réussir à m'endormir et ...

[...]


Cinq minutes, cinq petites minutes... c'est le seul moment de répit que mon camarade de chambre m'a laissé comme répit avant de pénétrer dans le dortoir accompagné de plusieurs de ses amis et de se mettre à crier à courrir partout comme un pauvre petit imbécile de première classe.

«HEY FACE DE TROLL, TU VOIS PAS QUE JE DORMAIS PROFONDÉMENT?» lui dis-je ou plutôt lui ai-je crié.

«Il est tout de même 13 heure, tu devais être rêveillé depuis bien longtemps. » me répondit-il.

«Si jamais tu n'aurais pas ronflé comme un porc toute la nuit, peut-être que je ne serais pas encore endormi actuellement.»

Par la barbe de merlin, ce jeune homme n'est vraiment qu'un pure imbécile!

Et pourquoi est-ce que je ne le tuerais pas? Comme ça il serait silencieux et je pourrais enfin dormir. Oui, voilà la solution, le tuer...

«AVA....Avide d'intelligence!» lançais-je tout haut.

Il est vrai que j'allais prononçer la formule au début mais ça aurait été totalement insensé de ma part de le tuer, surtout devant les yeux de tout ses amis...sinon je n'aurais pas hésité une seconde. Suis-je totalement fou? Je pense que j'ai vraiment des problèmes de tension, je m'emporte trop facilement ces temps-ci. Le tuer ne m'aurait vraiment servit à rien, même si je sais que je n'aurais pas eu le cran de tuer un pauvre petit innocent pour le plaisir, je voulais seulement le terrifier un peu en prononçant le début du sortilège - en fait j'essaye vainement de me convaincre que je ne faisais que le terrifier en faisant ça car moi-même je n'en suis pas sûr-.

Je décide donc d'aggriper quelques livres et de me diriger vers la sortie du dortoir.

«Ne t'inquiète pas, je t'oublierais pas! » lui ai-je lançé sur un ton arogant pour qu'il soit plus vigilant la prochaine fois.

Il n'y a nulle part ailleurs à Hogwarts où je pourrais dormir paisiblement à part...l'infirmerie. Oh! mais il est vrai que avec toutes les souffrances que les diverses personnes subissent à l'infirmerie, ils ne cesseront de gémir et ne me laisseront pas dormir paisiblement, et même la petite voix aigu de madame Pomfresh suffirait pour me réveiller.

Et où pourrais-je dormir alors? Après un long moment de réflexion, je sais bien qu'il ne me reste qu'une option...c'est à dire dans la cour de l'école. Je me décide donc d'un pas pressé mais de mon corps fatigué à me diriger vers la cour de l'école.

Tout est parfait, l'ambiance est tranquille et paisible, de quoi me laisser dormir jusqu'à recouvrer toutes mes forces. Je décide donc de m'installer à l'arrière du tronc d'un chêne qui est déjà occupé par une jeune fille à l'avant. Si je n'aurais pas été si fatigué, je pense que j'aurais pris un malin plaisir à aller "discuter" avec cette fille, puisqu'il faut se l'avouer, elle est plutôt jolie.

Puis après de long soupir de fatigue lancer par ma personne, je me décide donc de me coucher au pied du chêne. Et voilà que le sommeil reprend le dessus...

[...]


« Nov, où es-tu? Nov? »

On ne cessera donc jamais d'interrompre mon sommeil? Après mon compagnon de chambre, c'est au tour de la jeune fille.

«TU POURRAIS TE TAIRE OUI?» ai-je lançé à son intention.

« Descends, je t’en prie! Comment veux-tu que je monte là-haut? » lança la jeune fille à l'intention de....D'UN CHAT?

Elle ne m'a reveillé que pour un stupide chat perché bêtement sur un arbre? Oh, quelle abomination de devoir resté pris en haut d'un arbre non? Tout ce que j'aurais envie de faire , c'est de couper cet arbre et de tuer son chat par la même occasion.

«Et si je vais chercher ton chat, finiras-tu par te taire?» ai-je lançé à l'intention de la jeune fille.

Je n'attends même pas de réponse de sa part et je commence déjà à grimper ou bien plutôt à tenter vainement de grimper sur l'arbre afin d'atteindre le chat perché en haut. Mais l'arbre est trop grand et n'a pas assez de branche pour que je puisse y grimper, je sais donc que j'aurais besoin d'aide de la part de quelqu'un d'autre , pas contre je suis trop têtu pour l'assumer je décide donc de réessayer. J'aggripe une première branche, puis une deuxième, puis une troisième, plus que quelques unes avant que j'atteigne le chat qui ne cesse de miauler pour exprimer sa peur...mais voilà que..BAM.

Ça y est, en tentant d'atteindre la quatrième branche, ma main a frôlé le vide et je me suis effondré. Je suis maintenant par terre en train de gémir sous l'effet de la douleur.

Au secours...?

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Dim 21 Oct - 12:31

C’est dans ce genre de moments que je suis heureuse d’être seule et de ne pas porter ma robe de sorcier. Tout d’abord, s’il devait y avoir quelqu’un avec moi, ce serait la honte totale et je mourrais de gêne. Et le fait d’être habillé normalement et de ne pas porter ma robe me facilitera la tâche pour monter dans l’arbre, je suppose – si toutefois je parviens à y grimper pour aller récupérer ce chat. Cela ne me dérange pas de porter un uniforme, mais il faut avouer que ces robes de sorcier ne sont pas très pratiques. J’aurais eu l’air intelligente, moi, essayant de monter dans l’arbre tout en me prenant les pieds dans ma robe!

Bon, maintenant, il me reste à trouver comment je vais faire pour grimper dans ce chêne. C’est la première fois que je constate à quel point il est grand... Et il faut dire que je suis loin d’être douée dans l’escalade. Car ce n’est pas parce que je passe beaucoup de temps à l’extérieur que j’ai du talent dans ce domaine. Au contraire, je crois même que je n’ai pratiquement jamais réussi à grimper dans un arbre de ma vie. Enfin, je n’ai pas le choix, November n’arrivera sans doute pas à descendre de là tout seul, ce n’est qu’un chat après tout, et non un écureuil. Mais bon, ce ne doit pas être si dur de grimper à un chêne aussi grand, pas vrai?

Bon, aller je me lance. Ce n’est pas en restant plantée là que je récupérerai mon chat. Suffit seulement de trouver une branche plutôt basse à laquelle m’agripper... Sauf qu’il n’y en a pratiquement aucune que je suis capable d’atteindre.

« TU POURRAIS TE TAIRE OUI? »

Cette voix, elle me dit quelque chose... Oh, Merlin! Je me sens rougir comme une pivoine lorsque je vois Kynalis Drew se planter devant moi, l’air vachement de mauvaise humeur. Mais depuis quand est-il là? Je ne l’ai pas entendu arriver... Je dois avoir l’air d’une vraie imbécile, c’est évident. En plus, il fallait que je tombe sur lui. N’aurais-je pas pu tomber sur quelqu’un avec qui je n’ai pas cours?

« Et si je vais chercher ton chat, finiras-tu par te taire? » renchérit-il, sans avoir l’air de se calmer pour autant.

« Je... Je suis désolée, je ne voulais pas te... »

Je n’ai même pas le temps de terminer ma phrase qu’il entreprend déjà de grimper à l’arbre. N’a-t-il pas remarqué à quel point celui-ci est immense? Il n’y arrivera jamais! Il lui faudrait une échelle, ou encore un balais, ou quoi que ce soit lui permettant de le surélever. Il faudrait être vraiment pour grimper à cet arbre à main nue.

... Et pourtant il semble y parvenir – du moins, jusqu’à présent, il semble pas mal se débrouiller. Il est décidemment plus agile que je ne l’aurais cru. Il faut dire que c’est peut-être l’orgueil qui le pousse, car je vois vraiment pourquoi il voudrait m’aider à récupérer mon chat. Certes, je lui en suis reconnaissante, bien que je doute fort que ce soit par gentillesse qu’il fasse cela. Je ne le connais pas beaucoup car, comme à beaucoup de personnes, je ne lui ai jamais parlé, mais je le connais tout de même assez pour savoir que ce n’est pas son genre d’aider n’importe qui sans raison. (En fait, c’est plutôt pratique de toujours écouter les conversations des autres et de les regarder agir, à défaut de pouvoir se joindre à eux) Je ne serais même pas étonnée qu’il ne sache pas qui je suis, même si nous avons des cours ensemble depuis longtemps. Il faut dire que je ne suis pas le genre de personnes que l’on remarque beaucoup. Quoi que, pour une fois, et j’ai trouvé comment me faire remarqué, et disons que j’aurais de loin préféré que cet événement ne se produise jamais, car c’est vraiment très gênant.

Tout en le regardant grimper, je continue de me ronger le pouce de l’ongle : c’est un peu normale d’être nerveuse dans une telle situation, non? Tout d’abord, moi qui suis gênée comme trois, je suis horriblement gênée et honteuse en ce moment, et j’espère qu’il ne m’en voudra pas, car je ne voulais surtout pas le déranger... Et puis, je commence à m’inquiéter à son sujet, c’est tout de même dangereux de grimper dans un chêne aussi grand.

Tandis qu’il s’approche de plus en plus de mon idiot de chat, un craquement se fait entendre. J’ai soudain l’impression que tout se passe au ralenti. La branche se casse, je le vois tomber, puis je le vois s’écraser au sol. Ne perdant pas une seconde, je m’élance vers lui, affolée, puis m’agenouille à ses côtés.

« Merlin, est-ce que ça va aller? » que je demande, me penchant légèrement au-dessus de lui.

Je me sentais déjà idiote au départ mais, maintenant, c’est dix fois pire. Honteuse comme jamais, je me mords la lèvre, ce qui est signe que je suis plutôt inquiète – plutôt beaucoup, oui. Lentement et timidement, j’approche ma main de lui, mais me rendant compte de l’imbécillité de mon geste, referme ma main et la ramène à moi, la laissant toutefois encore un peu dans les airs, trop préoccupée pour penser à la ramener à moi-même complètement.

Même si je sais très bien que c’est n’est pas du tout le moment, je ne peux pas m’empêcher de constater que c’est la première fois que je me tiens si près de lui et que je lui adresse la parole. Je n’avais jamais osé lui dire quoi que ce soit, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les gens ne semblent pas trop apprécier que je leur adresse la parole. Puis, c’est un Slytherin, il n’a rien à faire des petites Ravenclaws comme moi. Et, pour finir, Kynalis Drew est populaire, et toutes les filles sont dingues de lui. J’aurais eu l’air d’une pauvre fille si jamais je lui aurais aligné trois mots. Et cette proximité me fait réaliser d’avantage – car, oui, j’avais déjà remarqué – qu’il est plutôt mignon...

Toujours le sang aux joues – le parfait mélange de gêne, d’embarras et de honte, quoi – je m’éloigne légèrement, restant toutefois agenouillée, les yeux baissés.

« Je... navrée, vraiment... »

Idiote, ce n’est pas tes excuses qui changeront quelque chose. Une partie de moi-même me dit que je ferais mieux de m’enfuir à toutes jambes, car il doit être fichtrement en colère. Qui sait, peut-être voudra-t-il se venger de ce que je lui ai fait?

« Est-ce que... est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider? » je demande en daignant le regarder.

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Dim 21 Oct - 14:11

Tout s'est produit si vite.. Il y a deux secondes, j'étais très près d'atteindre le sommet de ce foutu chêne et quelques secondes plus tard, je m'effondrais par terre.

Tout ce qui monte, doit redescendre?

Dans ce cas, ce proverbe-ci devrait s'appliquer pour le chat aussi qui à mon grand désespoir est toujours perché là-haut. Encore une fois , je sais que je pourrais utiliser un quelconque sortilège ou bien une quelconque méthode sorcière comme employer un balai pour monter le chercher là-haut, mais mon orgueil reprit encore une fois le dessus sur mon intelligence et je voulais absolument réussir à atteindre le chat.

En ouvrant les yeux après m'être plié sous l'effet de la douleur, je remarque que la jeune fille est pliée au dessus de moi. C'est fou, mais je n'avais jamais remarqué qu'elle était autant jolie auparavant. Peut-être que si j'aurais séché les cours moins souvent, j'aurais remarqué ce détail plus tôt car je sais également que nous avons des cours en commun... le seul truc dont je n'arrive pas à me rappeler actuellement est son nom...

« Merlin, est-ce que ça va aller? » me dit-elle.

J'ai carrément envie de lui dire: «Oui ça va parfaitement, je ne fais que gémir de douleur pour m'amuser.» mais je me retiens de le faire car je ne veux pas particulièrement faire mauvaise impression pour une mauvaise rencontre et puis aussi parce qu'elle n'y est pour rien si je suis tombé de l'arbre, elle ne m'a d'ailleurs jamais demandé de le faire en y pensant bien, mais Kynalis Drew n'abandonne jamais.

« Je... navrée, vraiment... » me répète-t-elle.

Cette jeune fille -bien que jeune ne soit pas une bonne appellation a donner à quelqu'un de son âge- doit vraiment être mal à l'aise pour s'excuser autant. J'aimerais bien la réconforter maintenant, mais je pense bien que le seul moyen pour la calmer serait de récupérer son chat.

« Est-ce que... est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider? »

Celà n'arrive pas souvent que l'on me propose de l'aide quand on connaît ma réputation de fouteur de trouble et d'attitude quasi "je-m'en-foutisme".

«Merci, c'est gentil de proposer ton aide...je pense que le seul truc que tu pourrais faire c'est peut-être dénicher quelque chose qui pourrait amortir ma chute , parce qu'il est sûr que je vais encore faire plusieurs chutes avant de finalement atteindre l'objectif.» lui répondis-je.

Il est clair que j'ai toujours aimé mentir et manipuler, mais avec elle c'est tout à fait différent. Peut-être parce qu'elle est tout simplement naïve ou bien parce que l'on sent qu'elle ne veut de mal à personne et qu'elle ne se fit pas aux préjugés qu'il y a à mon égard, mais cette fille a vraiment une attitude remarquable et je ne voudrais pas la blesser encore plus que les jurons que j'ai poussé tout à l'heure à son égard.

«Et on recommence..!» ai-je dis à son intention.

Je prends de nouveau un élan et je me jette sur l'arbre, je me tiens à la première branche, puis à la deuxième, puis finalement à la troisième...mais il me reste encore du chemin à faire. C'est en m'accrochant à la quatrième branche que j'entendis un craquement, j'en étais sûr, elle allait ... *BOUM* ... céder.

«Je m'excuse ... pour mon impuissance, vraiment désolé...je sais que tu tiens beaucoup à ton chat comme à cet arbre et moi je suis là en train de détruire l'un -c'est à dire l'arbre- pour essayer de sauvre l'autre -bien évidemment le chat- à cause de mon trop gros orgueil...» dis-je à son intention avec une voix démontrant mon malaise ou plutôt ma ...tristesse? De ne pas réussir à atteindre mon objectif ou bien de ne pas réussir à rendre le sourire à la jeune fille...?

Je savais parfaitement depuis le départ qu'elle adorait cet arbre, surtout en la voyant dormir profondément sous l'ombre de l'arbre avec un sourire tel un enfant qui tiendrait un bien précieux dans son coeur. Il y avait une sélection d'autres arbres dans la cour qui étaient beaucoup plus près de l'entrée de Hogwarts donc forcément, si elle aurait voulue se mettre sous nimporte quel arbre, elle se serait mise en dessous d'un plus près, ce qui n'était pas le cas actuellement...mais surtout j'avais deviné qu'elle tenait à cette arbre car elle poussa un petit cri en entendant la branche craqué avant même que moi je ne m'effondre, donc forcément elle savait que j'étais en train de détruire une partie d'elle.

«Tu peux pas savoir actuellement comment j'ai mal, je souffre non pas parce que je suis tombé, non pas parce que le sommeil me reprend, mais parce que je dois me battre contre ma volonté et mon orgueil, je ne veux pas briser cet arbre, je ne veux pas briser une partie de toi, et je ne veux pas laisser ton chat là-haut, tout comme ta joie qui demeure en haut avec lui... je sais que actuellement tu as peur.. peur pour ton chat et pour cet arbre plus que de peur pour autre chose.. mais je vais pas refaire la même connerie encore une fois, cette fois je trouverais une solution pour que dans les deux cas, ce ne soit pas toi qui souffre. »

La douleur atroce persiste sur mon dos tout comme sur mes bras meurtris violemment par la chute, mais je ne veux pas lui démontrer. Je ne veux pas lui montrer que je souffre, je veux qu'elle reste toujours aussi belle, innocente et naïve. Qu'elle garde sa joie de vivre, et pour celà je veux absolument lui rendre le sourire. Il doit revenir se poser sur ce pauvre petit visage terrifié.

Je regarde autour de moi pour perçevoir si quelqu'un a été témoin de la scène, ou plutôt du scénario tout entier car en un très court laps de temps, une multitude de choses se sont produites. Mais apparemment personne ne nous remarque, tout le monde est trop pris par leurs occupations, par leurs études, par leurs loisirs... et moi je suis venu ici pourquoi? Tout simplement pour dormir, c'est tout ce que j'ai trouvé à faire un samedi après-midi, je me trouve tellement pathétique en ce moment. Je ne pense pas que tout ceci ne se soit produit que par un simple hasard, je ne pense pas que j'aurais atteri ici si j'avais réussit à dormir cette nuit. Je pense plutôt que j'aurais du remercier mon voisin de chambre au lieu de presque le tuer tout à l'heure pour la motivation qu'il m'a donné et qui m'a poussé à sortir dehors.

«Alors.....» commençais-je.

Je ne voulais pas continuer ma phrase avant de mettre rappeller son nom, je me souvenais juste qu'à une époque, je la surnommais Flo lorsque l'on devait travailler en équipe ensemble -ce qui remonte à très loin- je me demande même si elle comprennait la signification de flo. Flo était une abbréviation du mot Flocon et le lien avec les flocons c'est que... son nom de famille signifiait neige. EURÉKA! Winter... C'est génial! Non non, ce n'est pas génial... c'est Jilllian!

«Alors Jillian, tu as une idée pour atteindre le sommet de cet arbre?»


Dernière édition par le Dim 21 Oct - 19:12, édité 1 fois

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Dim 21 Oct - 15:11

Bon, il ne s’est toujours pas relevé et je n’aime pas ça. Pas ça du tout, même. Et s’il s’était cassé quelque chose? Dans ce cas, je me sentirais vraiment très très mal. Déjà que je l’ai dérangé et que je lui fais perdre son temps, s’il fallait qu’il se soit cassé un bras par ma faute en plus, ce serait le comble. Quel est le sort pour soigner une blessure plus ou moins grave, déjà? Episkey? Oui, je crois que c’est ça. Eh mince, j’espère juste que je n’aurai pas à en faire usage sur lui. S’il s’est blessé par ma faute, il va sûrement m’en vouloir pour une éternité.

« Merci, c'est gentil de proposer ton aide...je pense que le seul truc que tu pourrais faire c'est peut-être dénicher quelque chose qui pourrait amortir ma chute , parce qu'il est sûr que je vais encore faire plusieurs chutes avant de finalement atteindre l'objectif. », finit-il par répondre.

Bon, d’accord, il est encore capable de parler, et à l’entendre, il semble vouloir réessayer, ce qui doit sûrement dire qu’il est capable de tenir debout. N’empêche que je ne crois pas qu’il soit très prudent – et intelligent – de sa part de tenter une nouvelle tentative. Et puis, j’aimerais bien trouver quoi que ce soit pour amortir sa chute, mais je ne trouverai certainement pas un canapé ou un matelas dans les buissons. J’ai beau réfléchir, regarder autour de moi, je ne vois pratiquement rien. Pourtant, cela ne semble pas l’empêche de s’élancer et de tenter de grimper à l’arbre à nouveau.

« Et on recommence..! » s’exclame-t-il.

« J-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée! » que je réplique pour essayer de l’en dissuader, en vain.

Toujours aussi nerveuse, je le regarde grimper à nouveau, puis s’agripper à la première, deuxième, troisième branche... Je n’ai pas l’habitude de douter des gens, mais là, je doute fort qu’il parvienne à atteindre son but. N’importe qui observant cet arbre serait capable de réaliser qu’il doit être strictement impossible d’atteindre les hautes branches. Et quelqu’un veut-il bien m’expliquer pour ce chat a eu l’idée de grimper là-dedans? Et comment diable y est-il parvenu?

Lorsqu’un second craquement se fait entendre, je ne peux empêcher un léger cri de franchir mes lèvres. Pour la deuxième fois, je le vois tomber – de plutôt haut, d’ailleurs – et s’écraser au sol. Lorsque je vois son dos entrer en contact avec l’herbe de plein fouet, je ne peux retenir une discrète grimace de frayeur : ça a dû lui faire vachement mal, cette chute. Surtout que son corps devait déjà être endoloris par la première chute, là ce doit être encore pire. S’il continue ainsi, il va finir par se rompre tous les os et tomber en pièces, et ce, par ma faute.

« Je m'excuse ... pour mon impuissance, vraiment désolé...je sais que tu tiens beaucoup à ton chat comme à cet arbre et moi je suis là en train de détruire l'un pour essayer de sauver l'autre à cause de mon trop gros orgueil... »

Ma gorge se serre au fur et à mesure que j’écoute ses paroles : en un sens, je suis touchée qu’il soit si déterminé à l’idée de m’aider à sauver mon chat, mais j’ai toujours de la difficulté à croire qu’il s’acharne autant. Bon, je sais très bien que ce n’est pas vraiment pour moi qu’il fait ça, ce doit sans doute être comme un défi personnel pour lui, mais n’empêche que s’il ne tenait vraiment pas à m’aider, il m’aurait planté là et serait parti depuis longtemps, non?

En fait, je ne sais pas du tout quoi penser. Je ne connais Kynalis Drew uniquement car je l’écoute parfois parler, et que je sais qu’il y a beaucoup de filles qui parlent sans cesse de lui. Parce que, personnellement, je ne lui ai jamais vraiment parlé. Même lorsque nous étions en équipe en classe – et c’était des équipes forcées, car sinon jamais l’idée de se mettre en équipe avec moi m’aurait traversé l’esprit – on ne se parlait pas vraiment, nous ne faisions que le travail demandé.

Craignant qu’il ne se soit réellement blessé cette fois-ci, je retourne m’agenouiller à côté de lui, bien que cette fois-ci il se soit déjà rassit – chose qui est rassurante, je dois l’admettre. Mais s’il tombe une troisième fois, je crains qu’il ne se brise réellement quelque chose, et je n’ai pas vraiment envie qu’une telle chose se produise. Tout d’abord car je n’apprécierais pas du tout qu’il se blesse, question de principes, et aussi car je n’aurais pas la conscience tranquille s’il lui arrivait quelque chose de fâcheux par ma faute.

« Tu peux pas savoir actuellement comment j'ai mal, je souffre non pas parce que je suis tombé, non pas parce que le sommeil me reprend, mais parce que je dois me battre contre ma volonté et mon orgueil, je ne veux pas briser cet arbre, je ne veux pas briser une partie de toi, et je ne veux pas laisser ton chat là-haut, tout comme ta joie qui demeure en haut avec lui... je sais que actuellement tu as peur.. peur pour ton chat et pour cet arbre plus que de peur pour autre chose.. mais je vais pas refaire la même connerie encore une fois, cette fois je trouverais une solution pour que dans les deux cas, ce ne soit pas toi qui souffre. »

Je détourne les yeux tandis qu’il parle, quelque peu gênée. Je ne comprends pas pourquoi il pense que je m’inquiète autant pour l’arbre : certes, j’apprécie énormément cet arbre, puisque c’est mon préféré, mais je me soucie plus de sa santé que de cet immense végétal. Je trouve un peu idiot de sa part de croire que je me soucie d’avantage d’un chêne que du jeune homme qui essaie de sauver de mon chat. Des branches, au fond, ça repousse, tandis qu’un bras cassé, ça a beaucoup plus d’impact. Sans compter qu’il pourrait littéralement se casser la nuque, et il en mourrait sur-le-champ. Non, décidemment, je ne comprends pas sa façon de penser, à lui. Je ne suis pas assez égoïste pour me soucier d’avantage d’un arbre. Non?

« Alors Jillian, tu as une idée pour atteindre le sommet de cet arbre? » me demande-t-il après un court laps de silence.

« En fait je... Attends une minute, tu connais mon nom? »

Bon, d’accord, peut-être y avait-il un peu trop de surprise dans ma voix. Mais c’est un peu normal, non? Généralement, les gens ne se souviennent pas de mon nom, où ne sont pas intéressé à le savoir ou à se le rappeler. Alors qu’une garçon tel que Kynalis Drew se souvienne que je me prénomme Jillian, c’est plutôt étonnant. Je sais que ce n’est pas très gentil de ma part de penser ainsi, mais avec ce que j’entends sur lui, je n’aurais jamais cru qu’il savait mon nom.

« Désolée, c’est juste que je n’ai pas l’habitude que les gens se souviennent de mon nom, surtout pas les garçons comme toi... »

Pour une énième fois, je me sens rougir, et j’ignore complètement pourquoi. Je sais toutefois que je trouve ça agaçant et que j’aimerais bien pouvoir contrôler ma gêne un jour. Je dois avoir l’air idiote, avec toujours un teint passant du blême au rose... Surtout que cette couleur ne doit pas bien m’aller du tout. (Mais qu’est-ce que je raconte? On s’en fiche!)

M’asseyant dans l’herbe, je ramène mes genoux contre moi pour finalement les entourer de mes bras fins. J’ai parlé comme une vraie imbécile et je m’en mords les doigts. Autant changer de sujet et plutôt chercher une solution pour faire descendre November de cet arbre. Cette situation, qui était déjà embarrassante au départ, semble le devenir de plus en plus. Alors autant en finir au plus vite avant que je ne fasse encore une fois une vraie idiote de ma personne en disant des bêtises.

« En tout cas, hors de question que tu remontes là-haut. Tu pourrais encore tomber, et si ça continue ainsi, tu vas te briser quelque chose, et ce serait plutôt regrettable. Je crois que je ferais mieux d’attendre qu’il finisse par descendre par lui-même. »

Et, dans ce cas, il serait plus intelligent de sa part de partir, car il n’y a sûrement rien d’intéressant à attendre qu’un idiot de chat descendre d’un arbre. Et puis, un garçon comme lui – soit populaire – doit avoir des tonnes de choses de prévues. (Bien que ce ne soit qu’une supposition)

Accotant mon menton sur mes genoux, je ne peux retenir un soupir de découragement.

« Tu sais, il n’a pas toujours été comme ça. Je veux dire, il ne s’enfuyait pas tout le temps, il était bien gentil avant... Enfin, avant la mort de ma mère, surtout. »

Maman a toujours eu un donc avec les animaux, elle. Les rares fois que November grimpait aux arbres, elle trouvait toujours le moyen de le faire descendre. Nov l’aimait beaucoup, Maman – tout comme moi. Elle a toujours sûr s’y prendre avec les animaux, ainsi qu’avec les gens aussi.

Et à cette seule pensée, un sourire discret se dessine sur mes lèvres.

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Mar 23 Oct - 16:36

Je ne sais pas particulièrement depuis combien de temps je suis encore allongé comme ça mais je sais parfaitement que cette position n'est pas des plus confortables dû à la douleur qui normalement devait disparaître sous l'effet du temps, mais qui dans mon cas est en train d'empirer. Je décide donc de me relever un peu pour constater que le visage de Jilly - et bien quoi? on a pas le droit d'attribuer de petit surnoms aux gens? - est teinté d'une couleur tournant autour du rose avec les joues un peu plus rougeâtres que le reste de son visage. Tout comme ses cheveux - qui au grand étonnement de tous- sont rose, pas de manière naturelle bien-sûr puisque si l'on regarde bien sur les côtés de sa coupe de cheveux un peu étrange mais vraiment jolie, on peut percevoir que sa vraie couleur de cheveux est le blond.

« En fait je... Attends une minute, tu connais mon nom? » m'a-t-elle répondu.

Oh! Il semblerait que cela soit si étonnant que ça à ses yeux, Kynalis Drew le gros monsieur parfaitement insouciant, qui ne prend jamais la peine d'étudier et de mémoriser des trucs banals tels que des prénoms, se souvienne d'un prénom aussi...compliqué? Ou bien plutôt un nom qu'on entend si peu souvent, parfois cité comme exemple durant les cours, mais jamais nommé pour avoir commis un délit ou avoir dérangé au bon déroulement d'un cours. Alors comment se faisait-il que cet être eut réussit à se souvenir de ce nom, alors qu'il ne devait même pas se souvenir du nom de son propre hibou, devait-elle se dire.

« Et bien, ce n'est pas normal de se souvenir du nom d'une....amie? » lui ai-je dis en ayant un peu honte de la tournure des événements. Bien-sûr je parle de la tournure des événements car d'habitude, je ne suis pas aussi spontané et sincère.

En fait, elle ne devait probablement pas se souvenir des rares fois où nous avions fait équipe dans les diverses cours -je parle bien évidemment d'équipes choisies par l'enseignant car sinon jamais l'idée de se mettre avec elle ne m'aurait effleuré l'esprit et durant les cours où nous n'avions pas beaucoup discuté sur un autre sujet excepté sur le travail à faire -et inutile de préciser qu'elle effectuait presque tout le travail - . Je me souviens parfaitement de ces rares fois-là et je pourrais vous dire que maintes fois, j'ai failli faire faillir les potions ou autre travaux demandés à cause de ma trop grande rapidité, tandis qu'elle, elle avait le don de tout réparer mes gaffes commises et de placer les bonnes doses avec sa finesse exemplaire.

« Désolée, c’est juste que je n’ai pas l’habitude que les gens se souviennent de mon nom, surtout pas les garçons comme toi... » me dit-elle encore une fois.

Peut-être est-ce mes yeux qui ont trahis ma curiosité? Ou bien simplement mon malaise face à sa réplique de tout à l'heure qui exprimait un parfait étonnement sur le fait que je me rappelais de son nom, qui a fait en sorte qu'elle se justifie.

«Les garçons comme moi? Et d'après toi, je suis quel genre de garçon...?» lui ai-je dis sur un ton à la fois curieux et enjoué.

Me prenait-elle pour le genre de personne parfaitement insouciante de la société actuelle et interprétant les rebelles pour le simple plaisir de gagner le respect des autres? Ou bien plutôt comme un homme au grand cœur mais qui cache bien ses sentiments derrière ses longs cheveux et son regard mystérieux? On ne sait pas assez souvent ce que les gens pensent réellement de nous, soit ils sont trop réservés quand il s'agit de parler de nous, ou bien ils sont tout simplement hypocrites à l'idée de vraiment révéler ce qu'ils pensent de vous, mais jamais vous ne connaissez sincèrement la pensée des gens à votre égard.


« En tout cas, hors de question que tu remontes là-haut. Tu pourrais encore tomber, et si ça continue ainsi, tu vas te briser quelque chose, et ce serait plutôt regrettable. Je crois que je ferais mieux d’attendre qu’il finisse par descendre par lui-même. »


Belle constatation mademoiselle! Même dès la première tentative j'aurais pu me briser en milles morceaux mais ce n'est pas arrivé car j'ai toujours réussi à amortir le choc durant ma chute mais il est vrai que si je continue à répéter ce même stratègème -qui ma foi ne mène à rien- on devra ramasser mes os et ensuite les recoller pour que je puisse avoir une posture encore un peu normale. Attendre qu'il finisse par descendre par lui-même? C'est une solution suicidaire. Le chat ne redescendra surement pas par lui-même avant que l'hiver ne soit venu, à moins que dans le meilleur des cas, nous lui jetions un Aguamenti , sortilège qui aurait pour effet de faire jaillir un jet d'eau de notre baguette pour ainsi pouvoir arroser le pauvre chat et le faire descendre de l'arbre, mais je suis parfaitement sûr que Jillian sera contre cette technique un peu - ou plutôt énormément- rude avec le chat.

« Et bien...j'attendrais tout simplement avec toi. »

Et un autre acte de gentillesse de ma part, des chats qui nous narguent, une jeune fille modèle avec des cheveux roses, Kynalis Drew qui est gentil...mais Merlin, où va le monde? C'est peut-être parce qu'on a un je-ne-sais quoi en commun, que j'agis ainsi avec elle. Mais le problème c'est que je n'arrive toujours pas à perçevoir qu'est-ce qu'on a véritablement en commun... Puis finalement, elle arrive à me faire sortir de mes songes en soupirant. Je me décide donc de regarder en direction du chat , toujours en détresse au sommet de l'arbre.

« Tu sais, il n’a pas toujours été comme ça. Je veux dire, il ne s’enfuyait pas tout le temps, il était bien gentil avant... Enfin, avant la mort de ma mère, surtout. »

Oh! C'était donc ça ce que nous avons en commun. Je ne me doutais pas qu'elle avait perdu sa mère tout comme moi, mais à la seule différence que elle au moins, elle a encore son père pour la soutenir. En plus, elle a toujours des souvenirs de sa mère tandis que moi je ne l'ai jamais réellement connue, elle au moins a eu la chance de partager des moments avec elle. Par contre la séparation entre les deux n'a vraiment pas dû être facile et a dû l'ébranler à un très haut point.

«Je suis orphelin aussi....je sais donc parfaitement ce que tu ressens.» lui ai-je répondu.

Il est vrai que quand on est orphelin, on perçoit les choses différemment des autres. Personne ne s'en doute vraiment , mais avoir un manque parental est quelque chose de très dûr dans la vie d'un enfant. Je doute fort que elle ait dû , tout comme moi, voler et se réfugier dans des endroits peu fréquentés, mais elle a tout de monde ressentie une partie de ce que je ressens.

«En fait.... il manque tout simplement d'autorité et d'amour...tout comme moi.» ai je-dis à nouveau.

En fait...pourquoi suis-je en train de raconter ma vie? Ça ne doit pas l'importuner plus que ça.

Je me décide donc à relever ma tête à nouveau pour observer le chat. Il est tellement bizzare, j'ai cette maudite impression que le chat nous nargue parfaitement, mais je ne peux tout de même pas lançer des injures à ce chat, c'est tout de même grâce à lui si j'ai pu renouer des liens avec Jilly... mais elle voulait-elle vraiment renouer les liens? Je n'en sais parfaitement rien, mais j'ai l'impression que ma présence lui déplait surement. Si le monde se doutaient qu'une personne avec aussi mauvaise réputation traîne avec une fille aussi ...parfaite que Jillian, ils se poseraient surement plusieurs questions et iraient dire à Jilly de m'éviter le plus possible. Par contre, personne ne pourraient nous voir aujourd'hui car ils sont soit partis à pré-au-lard ou ont des occupations beaucoup plus importantes que passer leurs journées étendus ici , dans le parc de l'école.

D'ailleurs je me demande bien ce que les autres doivent être en train de faire? Mon voisin de dortoir est surement en train de faire une bataille de polichons avec ses copains, ou bien tout simplement faire l'imbécile -chose qu'il fait même les jours de semaine- . Ensuite il y a Al'than, il doit surement être en train de réviser le programme de l'année prochaine , puisque cet imbécile a toujours pris la peine d'étudier les choses à l'avançe pour pouvoir impressioner les enseignants... ou bien il est peut-être en train de traîner avec ses vieilles fréquentations tels que Khyle... oh mais bien-sûr Khyle!

«Il est vrai que toi et Khyle faites partis de la même famille? Vous semblez si ... différents..»

Quand je parle de différences entres les deux..cousins si je ne me trompe pas, je ne parle pas forcément du physique mais bien du caractère psychologique. Elle est tellement plus douce et calme que lui, qui ne fait qu'harceler les autres à longueur de journée. Si jamais celui-ci s'avise de me toucher simplement sous-prétexte qu'il est un ami d'Al'than et que moi et cet imbécile nous nous connaissions plutôt bien même si nous ne sommes pas particulièrement amis, je pense que je couperais la tête à ce salaud. Le salaud étant Khyle, même s'il arrive aussi à Al'than d'en être un.

Je ne comprends vraiment pas ce qui se déroule dans ma tête, ma pensée à commencer par mon inconfortabilité dans la position où j'étais après ma chute jusqu'à Khyle....

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Mar 23 Oct - 19:23

Au fond, cette situation n’est pas si pire que cela, je me trompe? Je veux dire, à bien y penser, si Kynalis n’était pas venu à ma rencontre – bien que je doute fort que ce fut de bon cœur – je serais sans doute restée toute seule, aurais désespérément tenté de grimper à l’arbre pour finalement tomber, comme il lui est arrivé à deux reprises, et me serais sans doute cassé quelque chose. Ou bien encore, j’aurais pu tomber sur quelqu’un de fort désagréable qui n’aurait cessé d’être bête et impoli à mon égard. Disons que je me considère comme chanceuse d’être présentement en compagnie de Kynalis, bien que cela me fasse étrange de me l’avouer.

Je suis d’ailleurs étonnée qu’il ait décidé d’attendre avec moi. N’importe qui aurait perdu patience depuis longtemps et aurait fiché le camp. Peut-être le fait-il que pour compenser le fait de ne pas avoir réussir à faire descendre mon chat par lui-même? Car, très franchement, je ne vois aucune autre raison qui le pousserait à rester plus longtemps en ma compagnie. C’est vrai quoi, il y a des choses beaucoup plus intéressantes que de rester assis par terre à attendre que le chat de Jillian Winter – c’est-à-dire moi – en compagnie de cette dernière.

« Je suis orphelin aussi....je sais donc parfaitement ce que tu ressens. »

Surprise, je tourne la tête en sa direction, comme si je cherchais à percevoir la moindre trace de mensonge sur son visage. Pourtant, il a l’air tout à fait sérieux. Ainsi donc, Kynalis Drew, garçon populaire et Slytherin et tomber de ces dames serait orphelin? Je ne saurais dire pourquoi, mais je me doutais bien qu’il y avait quelque chose de... spécial, sur lui. Je suis tout de même étonnée de n’en avoir jamais entendu parler. Certes, je ne sais pas grand chose sur lui – à défaut de n’avoir jamais eu une véritable conversation avec lui – mais à force d’écouter tout ce que les gens disent à son sujet, surtout les filles, c’est tout de même étrange que je n’ai jamais entendu qui que ce soit aborder ce sujet. Peut-être suis-je l’une des rares personnes à être au courant? Non, je ne crois pas. En fait, c’est surtout que je ne vois absolument pas pourquoi il viendrait me raconter des trucs pareils, à moi, si peu de gens sont au courant.

« C’est vrai? Je suis vraiment navrée... » que je dis avec une intonation un peu plus triste que je ne l’aurais voulu.

Moi, j’ai seulement perdu ma mère. Lui, en un sens, c’est deux fois pire, il n’a plus de parents du tout. Moi, j’ai la chance d’avoir toujours Papa à mes côtés. J’ignore comment j’aurais réagi s’il aurait fallu que je perde mes deux parents. Je ne m’en serais sans doute pas remise, à vrai dire. Déjà que perdre maman fut quelque chose de plutôt difficile...

Tandis que je j’observe Kynalis intensément – peut-être un peu trop, même – je ne peux empêcher un faible sourire, aussi discret soit-il, d’apparaître sur mes lèvres. Peut-être n’est-ce pas la meilleure situation pour sourire, il est vrai, mais je trouve tellement admirable qu’il ait passé à travers une telle étape. Je sais bien que j’ignore beaucoup de choses sur lui mais, à sa place, je n’aurais jamais tenu le coup, je suis beaucoup trop faible pour cela. Il doit être fort pour avoir passer par-dessus le fait de ne plus avoir de parents, non?

« En fait.... il manque tout simplement d'autorité et d'amour...tout comme moi. »

Mon bref sourire s’efface peu à peu. Moi j’ai de la chance, il y a encore Papa pour s’occuper de moi, et qui m’offre plus d’affection qu’il en est nécessaire. Je ne connais absolument rien de la situation de Kynalis mais, à la façon dont il en parle, j’ai l’impression qu’il n’a pas grandi avec ses deux parents, lui. La simple idée de m’imaginer orpheline me donne des frissons : j’ai peine à imaginer que lui a dû vivre sans parents. J’aimerais d’ailleurs en savoir plus sur ce qu’il en est de ce qui est arrivé à ses parents, mais je n’ose pas m’étendre sur le sujet. Il n’a peut-être pas envie d’en parler, c’est tout de même un sujet délicat, il faut l’admettre.

Moi la première, il est très rare que je parle de la mort de Maman. C’est pourquoi la majorité des gens ignorent qu’elle est morte. Je crois que les seul à être au courant est Khyle, peut-être en a-t-il également glissé un mot à ses copains (bien que j’ignore totalement pourquoi il aurait été leur raconter ça) – et maintenant il y a Kynalis qui est au courant, aussi. Et puis, de toute façon, à quoi cela me servirait-il d’en parler? Sans compter le fait que je n’ai personne à qui en parler, d’ailleurs.

« Il est vrai que toi et Khyle faites partis de la même famille? Vous semblez si ... différents... »

Un peu surprise par le bref changement de conversations, cela me prend quelques secondes avant d’analyser ce qu’il vient de me dire. Je saisis finalement qu’il est en train de parler de mon cousin. Ainsi donc, Kynalis Drew connaît Khyle Theyllor? Pourtant, ce dernier ne m’a jamais parlé du dernier. Quoi que, peut-être qu’au fond c’est tout simplement car ils ne sont pas très proches, qui sait. Et je me rends de plus en plus compte que je ne sais pas beaucoup de choses concernant la vie de mon cher cousin.

Je ne comprends pas pourquoi Kynalis trouve que Khyle et moi sommes si différents. Personnellement, je trouve que nous avons certains points en commun. Par exemple, tous deux ne sommes pas très populaires et n’avons pas beaucoup d’amis – quoi que lui a tout de même une bande, si on peut toutefois appelé ça ainsi. Nous sommes tous les deux plutôt doués en classe, aussi... Quoi que je crois avoir trouvé de quelle différence Kynalis parle.

« Tu sais, Khyle, c’est un garçon sympa – quand on le connaît bien. Certes, il a certains défauts, mais c’est tout de même à peu près la seule personne qui se soucie de moi dans cette école », que je dis en échappant un léger soupir.

Détournant les yeux, je repose mon menton sur mes genoux, ces derniers étant toujours entourés de mes bras. En un sens, ça me rend tout de même un peu triste de n’avoir personne mis à part mon cousin. Avant, ça allait, j’étais heureuse même si je n’avais pas d’amis, mais on dirait que plus je vieillis, plus cela devient... dérangeant. Disons que je commence à me poser des questions sur le pourquoi personne ne semble intéressé par mon existence. Papa, lui, continue de dire que ça va venir, que je vais certainement finir par me faire des amis, qu’une « fille comme moi », comme il le dit si bien, ne reste pas seule toute sa vie – mais je n’ai jamais su dans quel sens il disait cela, par contre.

« Sinon », que je me dépêche d’enchaîner afin de changer de sujet – car, de toute façon, mon éternelle solitude n’est pas quelque chose d’intéressant – « Je me demandais, tes parents, comme ils sont... comment ils sont morts? » je renchéris en détournant la tête dans sa direction encore une fois, légèrement embarrassée par le fait d’avoir posé une question aussi personnelle. Après tout, je comprendrais qu’il ne veuille pas en parler – surtout pas à moi, il faut dire, ce n’est pas comme si j’étais une bonne amie.

Tiens, ça me revient finalement à l’esprit : je rêve ou, tout à l’heure, il m’a désigné en utilisant le terme amie?

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Sam 27 Oct - 11:48

Quand est-ce que ce chat va se décider à descendre?

« C’est vrai? Je suis vraiment navrée... » me dit-elle d'une voix un peu triste.

Pourquoi devrait-elle être navrée? Je ne suis pas particulièrement triste de ne pas avoir eu de parents, mais ça m'a quand même affecté. Qui sait si je me serais bien entendu avec eux ? Qui sait si je ne me serais pas enfui de la maison? Tout ce que je sais à leur sujet c'est que c'était deux assasins réputés et qu'ils étaient eux aussi sorciers. Elle au moins, elle en savait plus sur sa mère car elle avait eu la chance de la connaître. En fait, je ne sais pas vraiment ce qui est mieux, avoir la chance de connaître ses parents avant qu'ils meurent et vivre une terrible souffrance de perdre un être qui nous est cher ou bien ne jamais connaître ses parents et avoir une envie flagrante de les connaître. Serait-ce une question piège?

« Tu sais, Khyle, c’est un garçon sympa – quand on le connaît bien. Certes, il a certains défauts, mais c’est tout de même à peu près la seule personne qui se soucie de moi dans cette école »

J'avais complètement oublié que j'avais parlé de lui. Son nom de famille me rappelle quelque chose, Theyllor.... ce ne serait pas le nom d'un photographe pour la Gazette du sorcier? Un de ces jours, il faudrait que j'élucide ce mystère... mais je pense que si moi et ce dernier ne nous entendons pas particulièrement bien , ça n'a rien à avoir avec le fait que ce soit un Gryffindor. Peut-être Noah aurait-il raconté des facettes de ma vie que moi-même je ne connaitrais pas? - Ce serait franchement bizarre, mais tout est possible avec ce Al'than... -

« Celà n'a jamais été très normal qu'un Slytherin et qu'un Gryffindor s'entendent bien... peut-être parce qu'ils ne défendent pas les mêmes valeurs. Donc ça ne doit pas être dûr à deviner que je ne suis pas vraiment très...ami avec Khyle j'imagine...» lui ai-je répondu.

Encore une fois, je n'ai pas vraiment frappé fort dans les paroles que j'ai prononçé. Peut-être ai-je trop cherché les mots pour ne pas offusquer Jillian... C'est rare que j'ai peur de faire du mal aux gens avec mes propos, mais cette jeune fille semble vraiment plus fragile que presque tout les gens qui m'entourent. C'est peut-être car elle ne s'est toujours pas remis de la perte de sa mère qu'elle appréciait tant. Je sens que l'atmosphère devient de plsu en plus triste et mausade, je décide donc d'alééger un peu cette atmosphère d'enterrement en lançant une remarque complètement stupide.

« Tu me laisses manger tes cheveux...?»

C'est après un petit moment de silence que je remarque que ma question est complètement insensée et sans aucun but. Cette fois elle me trouvera vraiment très bizarre, mais ce n'est pas si grave. Quand on fait quelque chose, il faut l'assumer jusqu'au bout et je décide donc de justifier ma question, histoire qu'elle me trouve un peu moins ridicule.

« Désolé de cette question stupide... mais tes cheveux ont la même couleur qu'un bonbon moldu qui me plaisait beaucoup et qui s'appellait... la barbe à papa.»

Je doute fort que celle-ci y ait déjà goûté, mais on ne sait jamais. Elle a même un "collier de bonbons" qui est une autre friandise moldue que j'avais l'habitude de voler dans le dépanneur quand j'étais beaucoup plus jeune. Ce serait drôle que je fasse de la contrebande de friandises moldues dans l'école un de ces jours, ça me rapporterait beaucoup de mornilles à dépenser. Ou bien peut-être que je pourrais proposer celà à Cuthbert Binns, l'enseignante de l'histoire des moldus , afin qu'elle fasse une dégustation de mets moldus et que je puisse encore une fois me régaler de friandises, bien que les friandises sorcières soit tout aussi bonnes. Disons que j'ai besoin de ... variété?

Tout le monde a toujours su que je suis quelqu'un qui déteste la routine. Les trucs habituels ne font que donner un impression que l'on vit toujours le même jour. J'aime les différences, la diversité, j'aime ce qui n'est pas habituel. J'aime l'originalité, et j'ai toujours adoré ce qui sort de l'ordinaire. Par contre, je n'aime pas penser durant un long moment car sans m'en rendre compte, ça crée de long moments de silence ce qui doit être plutôt pénible, et je met souvent les gens mal à l'aise lorsque je les fixe longuement sans dire un mot.

Cette situation me rappelle fortement un livre que j'avais lu étant un peu plus jeune durant un cours que je trouvais particulièrement nul. Les passages étaient les même sauf pour la fin du chapitre:

Celà faisait presque deux heures que Damien et Kaithleen attendaient patiemment que l'écureil, qu'ils avaient blessés par mégarde en jouant au ballon, descends en bas de l'arbre pour qu'ils puissent lui offrir des soins. Pourtant, l'écureuil était toujours en haut de l'arbre en train de fixer les deux jeunes amis qui commençaient à trouver la situation pénible. Ils décidèrent donc de discuter pour faire passer le temps et de se faire des révélations. Au début, le jeu ne révélait rien que les deux amis quise connaissaient énormément, ne savaient pas de l'autre personne mais à un certain moment, Damien n'en put plus et lança:

«Je t'aime Kaithleen.»

Kaithleen le regarda longuement cherchant toute trace de mensonge, car avec le fil du temps elle avait développé un don pour savoir quand son meilleur ami mentait, mais celui-ci ne semblait pas mentir. Elle était complètement bouleversé par la nouvelle mais réussit quand même à trouver assez de force pour répondre :

«Moi aussi je t'aime Damien, depuis toujours, mais jamais je n'ai été capable de te l'annonçer. Chaque nuit je pleurais, quand tu me confiais qu'une jolie fille t'intéressait, qu'une jolie fille était venue te voir et voulait apprendre à te connaître d'avantage, et je dédoublais de larmes quand tu m'annonçais que tu avais embrassé tendrement une jeune fille la veille, jamais je ne te montrais ma peine, je te souriais toujours tendrement quand tu parlais d'eux, mais je priais pour pouvoir être cette jeune fille un jour. Jamais je ne pensais que...»

Mais celle-ci se coupa net dans sa phrase, Damien l'embrassa tendrement et tout au monde devînt soudainement merveilleux. Elle ne voulait pas que Damien la laisse seule désormais, elle avait besoin de lui dans sa vie. Il était le brin de bonheur qu'il lui manquait toutes ces années... par contre le bonheur ne dura pas bien longtemps puisque peu de temps après, on appris la mort de Damien qui souffrait d'un cancer depuis plusieurs années déjà. Il n'avait jamais voulu l'annonçer à sa meilleure amie puisqu'il ne voulait pas que celle-ci s'inquiète pour lui.


Puis le livre se finit avec une phrase qui resta toujours gravé dans ma mémoire et qui était la suivante:

On perd toujours les gens auxquels on s'attache.

Ces paroles sont si vraies, on dirait qu'elles ont été écrites pour moi. L'histoire n'était pas comme la situation que l'on vit présentement, mais la morale reste la même. Si on y pense bien, Jillian et moi avons tout deux perdus des gens qui nous étaient chers... Puis elle m'a posée une question qui me réveilla un peu de cette longue séance de commémorations.

« Je me demandais, tes parents, comme ils sont... comment ils sont morts? » me dit-elle.

Je pris un moment à réfléchir à comment répondre à cette question, mais les paroles sortirent toutes seules au bout d'un moment.

« Je ne sais pas....je ne sais pas s'ils sont morts. En fait je ne les ais jamais connus. Ils n'ont jamais été à mes côtés depuis ma naissance. » lui ai-je répondu.

« Et toi... comment as-tu perdue ta mère? » ai-je poursuivis.

Serait-ce le retour à l'atmosphère de funérailles par ici?


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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Sam 27 Oct - 18:45

Non, je ne crois pas avoir rêvé. Il a bien fait usage du terme « amie » pour me qualifier. C’est tout de même étrange, je trouve. Car, si on y pense bien, c’est bel et bien la première fois que nous avons une véritable conversation tous les deux, et je trouve un peu exagéré qu’il me considère de la sorte. Des amis se connaissent depuis longtemps, et se sont parlé de nombreuses fois, et savent beaucoup de choses sur l’autre... Et il est évident qu’il n’en va pas ainsi pour nous. Enfin, peut-être a-t-il fait usage de ce terme simplement pour me faire plaisir? Ce serait fort possible, après tout. Peut-être a-t-il simplement eu pitié du fait que je n’ai pas vraiment d’amis et qu’il ait tout simplement voulu essayer de me réconforter. Mais bon, qu’importe.

« Cela n'a jamais été très normal qu'un Slytherin et qu'un Gryffindor s'entendent bien... peut-être parce qu'ils ne défendent pas les mêmes valeurs. Donc ça ne doit pas être dur à deviner que je ne suis pas vraiment très...ami avec Khyle j'imagine... » répond-il.

Il est vrai que la guerre entre Slytherins et Gryffindors existe depuis longtemps déjà – depuis la fondation de cette école, si je ne me trompe pas. J’ai toujours trouvé toute cette histoire un peu idiote. La maison que l’on nous a attribué ne change pas la personne que nous sommes, n’est-ce pas? Certes, je dois admettre que, moi-même, je n’ai jamais porté les Slytherins dans mon cœur, il est vrai. Mais ce n’est pas sans raisons, ça non! Disons qu’on dirait qu’ils aiment bien venir m’embêter lorsqu’ils n’ont rien à faire. Sinon, je les apprécierais certainement beaucoup plus s’ils cesseraient de m’ennuyer. Prenons Kynalis, par exemple : bien que je ne le connaisse pas beaucoup, je l’aime bien.

« Tu me laisses manger tes cheveux...? »

Sa question m’extirpe finalement de ses pensés – et tant mieux, car celles-ci commençaient d’ailleurs à s’égarer... Perplexe, plus ou moins sûre qu’il rigole, je fronce un sourcil, un faible sourire amusé sur les lèvres. Je crois que c’est sans doute la chose la plus idiote et la plus étrange que l’on m’ait dit de ma vie!

« Désolé de cette question stupide... mais tes cheveux ont la même couleur qu'un bonbon moldue qui me plaisait beaucoup et qui s'appelait... la barbe à papa. »

Un sourire, beaucoup plus apparent cette fois, se dessine sur mes lèvres en entendant le nom de cette fameuse friandise. Bien que je sois issue d’une famille de sorciers, j’habitais dans un coin où il y avait beaucoup de Moldus, il m’arrivait donc d’aller m’acheter plusieurs de leurs sucreries, et la barbe à papa en faisait justement partie – tout comme mes fameux colliers en bonbons, évidemment. J’ai toujours trouvé que les friandises Moldues étaient plus variées que celles des sorciers. Peut-être n’est-ce qu’une impression, mais ils me semble que les sorciers n’ont pas beaucoup de sucreries. Ou peut-être est-ce parce que j’étais trop habituée à en manger et que c’est pourquoi je me suis mise à préférée celle des Moldues – même si je dois admettre que j’adore aller chez Honeydukes quand même.

« Sinon, je me demandais, tes parents, comment ils sont... comment ils sont morts?
- Je ne sais pas....je ne sais pas s'ils sont morts. En fait je ne les ais jamais connus. Ils n'ont jamais été à mes côtés depuis ma naissance. »

Encore une fois, je détourne les yeux en l’écoutant parler. Certes, c’est un sujet plutôt triste et plutôt morne, mais, étrangement, je trouve tout cela plutôt intéressant. Il est rare que j’ai une vraie conversation avec les gens et, en un sens, ça me fait plaisir de l’entendre parler de tout cela. Après tout, il faut avouer que son histoire est... intéressante – bien que je ne crois pas que ce soit le terme juste pour qualifier la situation. Disons que je crois surtout que c’est le genre de choses qu’il est important de raconter, et que, de toute façon, cela ne me dérange pas d’entendre, même si cela me rend triste pour lui.

Je crois que je ne suis pas la seule à m’être déjà demandé de quoi aurait l’air ma vie si je n’aurais pas eu de parents, ou, du moins, si je n’avais pas eu ceux que j’avais. Nous nous sommes tous déjà posés ce genre de questions, non? Car, c’est nos parents et notre éducation qui font de nous ce que nous sommes, pas vrai? Si j’aurais eu des parents Mangemorts je serais sans doute devenue une personne mauvaise, ou si j’aurais eu des parents avec aucun savoir-vivre j’aurais été une personne très mal élevée, et ainsi de suite...

« Et toi... comment as-tu perdue ta mère? »

Je détourne pour une énième fois la tête, pour le regarder cette fois. J’ignore en fait pourquoi je me suis retournée pour le fixer – peut-être croyais-je trouver sur son visage la moindre trace d’ennui? Disons que je ne suis pas habituée à ce que l’on s’intéresse à ma vie, et il pourrait très bien me demander cela uniquement car il se sent obligé de le faire, car moi je m’intéresse à sa vie à lui. (Ma foi je vais finir par devenir paranoïaque ou quelque chose du genre, moi)

« Tumeur du cerveau. »

Ça me fait bizarre de parler de Maman. Je n’en parle à peu près jamais, pour être honnête. Même avec Papa nous n’en parlons jamais, non pas car nous n’avons pas accepté sa mort – bien que cela ne s’accepte jamais complètement – mais parce que c’est toujours légèrement douloureux de repenser à elle, et je crois que c’est normale, après tout. Et il faut dire que je n’ai tout simplement personne avec qui en parler, aussi.

Si je n’ai dis que c’est trois mots à Kynalis, c’est en fait parce que j’ai plutôt de la difficulté à m’exprimer clairement lorsqu’il est question de Maman. Je ne sais jamais quoi dire et quoi ne pas dire, par où commencer... Mais, jugeant que ma réponse n’est pas très satisfaisante, je suppose que je ferais mieux d’en ajouter un peu plus :

« J’avais huit ans quand elle est morte. Quelques semaines après que l’on ait apprit qu’elle était atteinte par une tumeur maligne elle est décédée. Ce fut un coup dur – je crois que mon père ne s’en est jamais vraiment remis, en fait. »

Il est vrai qu’il ne doit rien y avoir de plus douloureux que de perdre l’être que l’on aime le plus au monde. N’ayant jamais véritablement aimé qui que ce soit, il me serait dur de me l’imaginer, mais je devine que ce doit être très difficile de perdre la personne avec qui l’on a partagé sa vie durant des années. On ne doit jamais sans remettre, j’imagine. Je m’inquiète tout de même un peu à son sujet, au fond, après huit ans, n’aurait-il pas dû essayer de refaire sa vie?

Car, par exemple, les couples qui divorcent, les deux personnes finissent par retrouver l’amour. Quoi qu’il est vrai que, quand on divorce, c’est habituellement car nous n’aimons plus notre conjoint, tandis que dans le cas de Papa, il aimait encore Maman, et elle lui a été arrachée injustement... Je suis tout de même contente qu’il ait su retrouver sa joie de vivre. Au début, durant environ les deux premières années, on aurait dit qu’il avait perdu goût à tout. Mais, maintenant, ça va mieux. Il lui arrive par contre de déprimer un peu plus lorsque ma fête approche, étant donné qu’elle précède la date de mort de Maman.

Dans deux mois et sept jours, déjà.

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Mar 30 Oct - 17:54

Le temps commence à se refroidir et les branches font d'effroyables bruits à cause du vents qui le poussent. Elles se débattent et persistent pour rester où elles sont et intactes. Quand on y pense bien, tout devient plus poètique et philosophique vu sous un nouvel angle. J'aurais peut-être dû emmener un calepin avec moi comme ça j'aurais pu dessiner ou écrire ce qui me passe par la tête car actuellement , l'inspiration me vient quand même facilement. Ce bruit bizarre du frottement entre les feuilles, pourrait ne rien représenter pour certains, tandis que pour d'autres ça pourrait rappeller bien des souvenirs. Des souvenirs amusants, des souvenirs bizarres, des anecdotes dont on se vante ou encore même des mésaventures effroyables...

5 octobre 1966


Il y eut un bruit plutôt répétitif. Au départ, il était à peine audbile mais maintenant il prend de l'ampleur. C'est toujours le même son qui se répète, comme un petit frottement entre deux feuilles mais qui devient de plus en plus régulier comme mouvement. Les branches virevoltent dans tout les sens tandis que les gens s'enferment chez eux. Les gens me fixent dans la rue, ils savent parfaitement que je n'ai pas de foyer où me réfugier.. mais ils n'ont pas de coeur, ils me laissent là. C'est bien connu, dans les catastrophes , c'est chacun pour soi. Cet effroyable bruit est plus persistant maintenant puisque le vent redouble de force. La tempête approche, mais moi je n'ai ni protection, ni réconfortement.

J'aurais voulu entendre quelqu'un me dire:

«Ça va aller, il ne faut pas s'en faire. Reste fort , le vent va s'taire.»

..Mais personne n'est là pour moi. Je suis seul et terrifié, mes jambes tremblent tellement que je ne pense même pas pouvoir avançer. Le pire dans tout ça, c'est que même si je devais mourrir aujourd'hui, personne ne saurait jamais que j'ai déjà existé. Il faut se rendre à l'évidence....je suis foutu. Tout le monde est bien enfermé dans leurs foyers et essayent de se tenir le plus au chaud et en sécurité possible, une tornade approche mais personne ne me tiendra la main quand je partirais. Personne ne me verra disparaitre sous la force du vent. Je serais seul, et je me souviendrais toujours de ces gens qui n'ont même pas essayés de m'apporter de l'aide.

Vous souffrirez vous tous, vous ne pensez qu'à vous même. Ayez pitié d'un enfant seul et en pleur, ayez pitié d'un être comme moi. Non! Jamais ça ne vous a traversé l'esprit de pouvoir aider les gens, vous ne pensez qu'à vous et à votre bien-être. Ne vous inquiétez pas, mon tour aussi viendra. Je vous verrais tous verser des larmes, je vous verrais tous me craindre, vous implorerez mon pardon , et ma simple réponse sera... «non.»

La tempête n'est pas encore passée, je pourrais encore tenter de me sauver mais je sais parfaitement que toutes mes tentatives seront vouées à l'échec... ma vie ne repose plus que sur un fil de fer maintenant. Je vois déjà les grands titres de tout les médias : «Destruction d'une partie de la ville à cause d'une tornade d'une terrible ampleur. » mais ils ne penseront pas aux jeunes gens qui ont périt dans la situation. Se diront-ils qu'une ville ça se reconstruit tandis qu'une vie ne reviendra jamais? Les larmes continuent de couler sur mes joues depuis tellement des heures et des heures, mais malgré mes cris et mes pleurs, la situation ne changera pas. C'est la fin... ou plutôt ma fin.

Les gens se souviendront-ils du regard que je leur ai lançés avant qu'ils s'enfuient en courant pour se réfugier en courant? Se souviendront-ils du pauvre enfant qu'ils ont laissés seul dans une ruelle à chercher comment pouvait-il s'en sortir. Non! Les gens ne se souviennent que des trucs impotants, et la mort d'une personne insignifiante n'affectera pas leurs vies.

Par contre, je vous jure chers gens. Je vous jure que si je reste en vie, je ferais verser les mêmes larmes que vous m'avez fait versés. Et je vous ferais souffrir plus que cette tornade aurait pu le faire.

Tandis que maintenant... plus rien n'importe. Je dormirais sous cet arbre, et je ne saurais jamais si un jour je pourrais me réveiller. Ce parc, le seul lieu où j'ai pu me réfugier, sera peut-être le dernier lieu que j'aurais vu dans ma vie....


[...]


Je ne me souviens plus du tout de ce qui s'était passé après que je me sois endormi, je sais juste que cette journée là, quand je me suis réveillé, je n'étais plus dans le parc. J'étais seul mais je n'avais rien subi, la tornade était passée mais j'avais survécu, je ne sais comment...

Tout ce que je sais, c'est que c'est depuis cette époque que ma haine envers le monde naquît , et que plus rien au monde ne pourrait la maitriser... à part peut-être l'amour. Je me questionnerais toujours sur comment ai-je fait pour survivre et pourquoi est-ce que j'étais dans un lieu différent à mon réveil mais je pense que certains trucs dans la vie demeureront toujours mystérieux. Tout comme je sais que certains souvenirs ne s'effacent jamais, car ils préfèrent nous faire du mal en restant bien ancrés dans nos mémoires.

Je sais parfaitement que si j'aurais été ici seul ou bien accompagné d'une autre personne, j'aurais eu les nerfs à fleur de peau en me rappellant ces souvenirs et j'aurais donc piqué une crise envers tout ce qui bougeait, mais pourquoi était-ce différent en sa présence? Elle a le don d'être sereine comme peu de gens le sont, mais en plus de ça elle arrive à mettre les gens autour d'elle dans le même état qu'elle. Elle agit un peu comme une substance interdite chez les moldus qui calme habituellement ou bien qui donne certaines hallucinations...

« Tumeur du cerveau. »

J'ai une face de quelqu'un qui a une tumeur au cerveau, peut-être? Pourquoi me dit-elle soudainement celà? Ce serait-elle aussi décidée à dire nimporte quoi afin de redétendre l'atmosphère? Sauf que c'est un peu trop cherché pour une réplique à lançer à mon égard. On ne m'avait pourtant jamais dit que je ressemblais à une tumeur au cerveau auparavant... peut-être a-t-elle simplement besoin de lunettes? Est-ce que moi je lui ai dis qu'elle a une tête de cancéreuse avec ses cheveux rasés sur les côtés comme sur l'effet de la chimiothérapie? Non.. parce que je ne le pense pas vraiment. À moins que tout ceci ne serait qu'un léger quiproquo et qu'elle aurait mis un certain temps à répondre à une question que j'aurais posé un peu plus tôt...

« J’avais huit ans quand elle est morte. Quelques semaines après que l’on ait apprit qu’elle était atteinte par une tumeur maligne elle est décédée. Ce fut un coup dur – je crois que mon père ne s’en est jamais vraiment remis, en fait. »

Décidemment je ne suis qu'un pauvre imbécile, parfois je ne comprends vraiment pas comment de telles idées stupides me viennent en tête. Si je n'aurais pas eu ce flashback tout à l'heure, je ne serais surement pas autant perdu dans la conversation actuellement. La prochaine fois que ses foutus souvenirs voudront revenir me hanter, ça serait bien qu'ils choisissent les bons moments.

« C'est tout de même bizarre, je pensais être la seule personne qui n'allait pas à Pré-au-lard durant les fins de semaine. Il y a une raison particulière pourquoi tu n'y vas pas?»

Habituellement, tout les élèves se précipitent et se lèvent très tôt durant les weekends pour pouvoir passer leurs journées à Pré-au-lard. Je pensais être une des seules personnes à ne pas y aller car je n'avais aucune autorisation parentale, ni aucune envie de passer ma journée seul à traîner dans les rues, sauf si c'est pour visiter l'allée des embrumes qui est méconnue de la plupart de la population de Hogwarts et qui nous servaient de lieux de rencontres entre amis avant quand on voulait faire des activités propre à tout "Slytherins" normaux et à l'insu de tous.

Ça ne m'aurait pas non plus étonné qu'elle y passe sa journée avec quelques amies à elle dans le Honeydukes, puisqu'elle semble être une très grande amatrice de bonbons, à moins que ça ne soit qu'une obsession chez moi de caractériser tout le monde a des trucs assez bizarroïdes, parce qu'il faut se l'avouer, je ne pense pas particulièrement de la même manière que tout les gens autour de moi. Ce qui se déroule dans ma tête est indescriptible, et si devait en faire un film, les gens ne comprendraient presuqe rien tellement je suis désordonné dans mes pensées et sentiments...

En fait, si moi-même je n'arrive pas à me comprendre la plupart du temps, je doute fort que toute personne avec une intelligence classée en haut de la moyenne pourrait essayer de déceler une quelconque trace de pensée normale dans ma tête. Même que actuellement je me questionne sur pourquoi je pense à ce que je pense.... assez flou comme histoire non? Si seulement je ne me parlerais pas que intérieurement et que les gens pouvaient lire dans mes pensées, je pense que je n'aurais même plus besoin de les chasser pour qu'ils ne s'approchent plus de moi.

Je devrais même me questionner de nouveau sur ce que je souhaite réellement... parfois je voudrais être quelqu'un qui socialise facilement avec tout le monde, chose qui ne serait pas dûr à accomplir pour moi, mais dans ces moments-là j'y repense bien et je me dis que ça ne servirait vraiment à rien de m'acharner à lier une amitié et à être loyal à nimporte qui. Ça ne me servirait purement à rien de devoir écouter les récits de tous quand je n'ai pas réellement envie de les entendre parler de leurs anecdotes de vie mais que je ne leur dis pas par respect pour notre "amitié". C'est pourquoi , parfois il est toujours mieux de ne compter que sur soi-même et sur.....soi-même.

Les gens pensent souvent que je suis le pire fou qui pourrait exister que j'oserais mettre le feu à leurs capes si ceux-ci me regardent trop longtemps, il est vrai que je n'aime pas particulièrement que les gens essayent de me mépriser, mais je ne les tuerais pas sans raison.... en fait j'essayerais de ne pas les tuer sans raison. S'ils auraient vécus les mêmes situations que moi, je doute fort qu'ils auraient survécus jusqu'à maintenant alors à quoi bon essayer de me dominer quand on sait que j'ai vécu bien pire qu'eux et que je ne succomberais pas à la moindre petite attaque.

On se base trop souvent sur les réputations des gens pour savoir si l'on doit traîner avec eux ou non. On se fie toujours sur une réputation ou bien sur une première impression. Les gens auraient peut-être tenter de m'aider quand j'étais jeune si on ne raconterait pas partout dans la ville que j'étais le pire kleptomane de l'Allemagne et que mes parents étaient de grands tueurs réputés... mais les gens ne savent pas que l'on ne choisit jamais qui on est, qui est notre famille mais ils pensent qu'ils ont le pouvoir de choisir qui ils cotoient, ce qui ne devrait pas se faire parce que en agissant ainsi, il y aura toujours des ges exclus comme moi durant ma jeunesse, et quand ils se révolteront... vous pourrez enfin dire: «Ce sont de véritables fous! » .

Si on aurait accepté de me réfugier quelque part cette journée-là, et si les gens auraient acceptés de m'offrir leurs aides pour survivre durant mon enfance, je ne serais surement jamais devenu ainsi et ils doivent très bien s'en douter.... mais les marchands ne pensent qu'à l'argent et dénonçe les voleurs même quand ceux-ci ne peuvent rien faire d'autres pour subvenir à leurs besoins, et les passants lançent des injures aux gens qui dorment dans la rue sans jamais se dire qu'ils devraient plutôt leurs offrir de l'aide et un lieu paisible où ils pourraient dormir.

Et bien non, les gens ne pensent toujours qu'à eux et leurs bien-êtres, mais jamais sur la répercussion que leurs actes ont sur la société. C'est pourquoi j'apprécie Jillian, elle ne m'a jamais fuit même en sachant toutes les choses qui se disaient sur moi et n'a jamais cherché à porter un jugement à mon égard.

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Jeu 1 Nov - 18:44

Le temps peut-il réellement passer plus vite, par moment? Ou encore plus lentement? Il me semble que, parfois, les journées, les semaines, les mois et les années n’en finissent plus. Et parfois… Eh bien, parfois, tout passe tout simplement trop vite, dépendamment des circonstances. Par exemple, là, en ce moment, il me semble que le temps passe plus vite que d’habitude – effectivement, cela fait déjà un assez bon moment que cet imbécile de chat est perché dans ce chêne. Peut-être est-ce vrai que le temps passe plus rapidement lorsque nous sommes en bonne compagnie, qui sait. Car, bien que ce soit étrange de me l’avouer, Kynalis est plus agréable à côtoyer que je ne l’aurais cru : et je suis heureuse de ne pas avoir porté une attention particulière à ce que l’on dit à son sujet.

Je crois que j’aimerais presque que le temps passe plus lentement, comme avant. Comme il y a de nombreuses années, lorsque Maman et morte. Le temps passait terriblement lentement. Je passais toutes mes journées enfermées dans ma chambre, assise en indien sur mon lit, à fixer la photo de celle qui m’a servie de meilleure amie durant huit ans. Les journées paraissaient aussi longues que des semaines – c’était abominable. Je ne mangeais plus, ne parlait plus à personne. Papa s’est fait beaucoup de soucis pour moi, ça on peut le dire. Et Merlin sait que je le regrette, car j’ai une sainte horreur d’inquiéter mon père ou de savoir qu’il ne va pas.

Bref, tout ceci pour revenir au fait que cela ne me dérangerait pas que le temps passe plus lentement. Car ce chat va bien finir par descendre de cet arbre un jour, ou Kynalis va bien finir par partir après avoir perdu patience. (Mais bon, qu’importe, dans les deux cas je me retrouverai seule) Et je n’ai pratiquement aucune envie de me retrouver seule, pour une fois. Car Khyle est parti à Pré-au-lard avec ses « amis », et qu’il ne reviendra certainement pas avant un bon moment. Je n’ai rien à faire de ma journée, cela ne me dérange donc pas vraiment de la passer au pied d’un chêne, surtout si c’est en compagnie de quelqu’un – en celle de Kynalis, dans le cas présent.

«C'est tout de même bizarre, je pensais être la seule personne qui n'allait pas à Pré-au-lard durant les fins de semaine. Il y a une raison particulière pourquoi tu n'y vas pas? »

Il est vrai qu’à peu près tous les élèves de l’école sont allés à la sortie à Pré-au-lard, aujourd’hui. Tout le monde attend toujours cette sortie avec impatience, et ils se ruent tous pour partir les premiers. Personnellement, ce n’est pas véritablement mon genre. Enfin, oui, j’aime bien sortir prendre l’air, mais je n’ai jamais eu personne pour m’accompagner. Et, honnêtement, ce n’est pas très plaisant d’y aller toute seule.

« Khyle y allait déjà avec ses copains, je n’avais donc personne avec qui y aller. »

Très franchement, je me suis toujours demandée pourquoi Khyle se tenait avec cette bande-là. Certes, cela ne me regarde pas, c’est sa vie à lui, mais à la façon dont il m’en parle, il n’a pas l’air de les apprécier beaucoup – surtout le dénommé Damis, si je me souviens bien. Je crois que, tant qu’à se tenir avec des personnes que l’on n’aime pas, il vaut mieux rester seul, non? Par exemple, moi, plutôt que d’avoir de fausses amies qui n’ont rien à faire de ma personne, je préfère rester tranquille dans mon coin.

Bon, j’ai l’air d’être en train de me plaindre, comme ça, mais ce n’est pas du tout le cas. Bien que c’en n’ait pas vraiment l’air, je ne passe pas tout mon temps toute seule. J’ai Khyle, et, bien que ce soit mon cousin, je trouve que c’est un très bon ami, et je suis très contente de l’avoir. Je ne comprends décidemment pas pourquoi Kynalis ne l’apprécie pas vraiment. Il faut dire que nous le voyons tous deux d’un point de vue très différent. Khyle est mon cousin, peut-être cela favorise-t-il mon opinion de lui. En fait, si nous n’étions pas cousins, nous ne nous serions sans doute jamais parlé et n’aurions été encore moins aussi près que nous le sommes maintenant l’un de l’autre.

« Eh puis bon, si j’y étais allée avec les autres, je n’aurais jamais fais connaissance avec toi, n’est-ce pas? » que je dis en lui souriant.

Je me rends rapidement compte de ce que je viens de dire et m’empresse de détourner les yeux, faisant comme si je n’avais rien dit – du moins, j’essaie. En fait, je ne vois pas pourquoi je me mets aussi mal à l’aise, puisque je n’ai pas dit grand-chose. Mais, c’est bien connu : je rosis facilement et un rien met mal à l’aise. Ce n’est donc pas très étonnant de ma part, à bien y réfléchir. Cela ne paraît peut-être pas, mais je commence à en avoir assez d’être aussi timide. C’est très… gênant. (Vous voyez, c’est un cercle vicieux!) Je passe toujours pour la fille gênée comme deux dont le visage s’empourpre toujours trop facilement. Peut-être est-ce l’un de facteurs qui n’incitent pas les gens à venir m’aborder.

Et c’est plutôt dommage, d’ailleurs. Car je suis une personne très sociable et plutôt sympathique – du moins je crois. Les gens me trouvent-ils vraiment si bizarre et si différente que cela? Khyle, lui, dit que je me fais des idées. Peut-être est-ce cela, aussi. Il me semble que je suis comme les autres, en quelques sortes, je me trompe? Les gens sont décidemment vraiment trop difficiles à comprendre à mon goût. Je crois que, si je n’ai pas vraiment d’amis, c’est que je ne me démarque par comme le font les autres. Que ce soient dans les écoles Moldues ou ici, à Hogwarts, il y a toujours une chose qui ne change pas : et c’est bien les regroupements, ou les bandes, si vous préférez.

Généralement, dans les écoles Moldues, les bandes sont divisées selon les styles vestimentaires. Mais ici, à notre école, comme il y a un uniforme, il serait plutôt complexe de classer les gens à cause de leurs vêtements. Non, ici, généralement, tout marche avec son sang, ou tout simplement sa popularité. Généralement, les Sangs-Purs – du moins, ceux qui viennent de familles plutôt vantardes – ne se tiennent qu’avec des gens de même sang. Les populaires avec les populaires. Mais, surtout, le plus important : les Maisons. La plupart du temps, les gens auront tendance à se tenir avec les gens de leur Maison.

Mais il faut tout de même dire que ce n’est pas tout le monde qui fonctionne ainsi. Moi, par exemple, je me fiche généralement qu’une personne soit dans une certaine Maison plutôt qu’une autre. Khyle est bien un Gryffindor, mais cela ne m’empêche pas de beaucoup l’apprécier et de passer beaucoup de temps avec lui. Je dois admettre que je ne porte pas une affection particulière aux Slytherins – mais comme je l’ai dis un peu plus tôt, ce n’est pas sans raisons. En effet, ceux-ci aiment bien venir me… taquiner. Je sais toutefois qu’ils ne sont pas tous ainsi, et Kynalis en est bel et bien la preuve.

Tiens, Kynalis! Pendant quelques secondes j’avais presque oublié que je n’étais pas seule et que j’étais en compagnie de ce dernier.

« Toi, pourquoi n’es-tu pas allé à Pré-au-lard? C’est vrai quoi, tu es un garçon très populaire, tu dois avoir beaucoup d’amis avec qui y aller, non? »

Et pour ceux qui se le demanderaient, ce ne sont pas des préjugés : je suis seulement peut-être un peu trop curieuse à son égard…

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Kynalis Drew le Mar 27 Nov - 18:22

Rapproche toi de moi s'il-te-plait. J'ai besoin de sentir ta présence près de moi, toujours plus près de moi. Tu es une partie de moi sans même le savoir. Tu t'es emparée d'une partie de mon coeur en un après-midi, alors que serait-ce si je devais passer toute ma vie à tes côtés. Tu es la seule avec qui je pourrais passer mes journées et voir régulièrement sans jamais souhaiter que les choses changent...Merlin. Il ne faut pas que je tombe dans le panneau dès la première rencontre, comment fait-elle pour faire chavirer mon coeur à ce point..? Seigneur, je ne devrais pas être capable de perdre autant mes moyens devant elle, mon coeur se dégage de toute haine en sa présence. Elle a un don particulier, autre que tout ce qu'elle réussit déjà à accomplir pour que je sois dans un tel état.

« Khyle y allait déjà avec ses copains, je n’avais donc personne avec qui y aller. » me dit-elle.

Ah! Sacré Khyle. Comment pouvait-il se permettre de laisser sa cousine passer un week-end aussi piteux. Tout ça, seulement pour trainer avec ce répugnant petit Noah. J'espère qu'il avait une raison valable de se déplacer à pré-au-lard, car passer une journée entière avec ce petit groupe d'inculte, ça serait comme me réduire à aimer une première année de Hufflepuff qui serait parente avec un troll. Parfois mes métaphores frôlent vraiment le ridicule, mais mon mental n'est pas toujours très performant. Encore moins dans des situations aussi embarassantes. Le seul foutu problème, c'est que je ne sais pas exactement ce qui m'embarasse...

« Eh puis bon, si j’y étais allée avec les autres, je n’aurais jamais fais connaissance avec toi, n’est-ce pas? » poursuit-elle.

Nom de merlin! Elle est vraiment décidé à être la première à réussir l'exploit de me faire rougir. Décidemment, elle s'y prend plutôt bien car si ça ne serait pas du certain moment que celà ma pris pour comprendre sa réplique, car bien évidemment j'étais encore et toujours bien perdu dans mes songes, et bien je me serais surement surpris moi-même à prendre le même teint que sa chevelure reluisante et attrayante. Il ne faut tout de même pas que je me fasse de faux-espoirs... elle ne voudrait jamais de quelqu'un aussi malveillant et manipulateur que moi... pourtant, j'ai l'impression que je serais même prêt à changer pour elle. Qu'est-ce qui me prend d'avoir de telles pensées..? C'est surement l'effet du manque de sommeil qui me donne de telles idées.

«Bien-sûr! Mais ça n'aurait été que partie remise non?»

C'est la première fois que je pourrais me dire bravo depuis un bon cinq minutes, malgré ma perte entière de mes moyens, j'ai tout de même pu trouver une réplique simple et à la fois bien pensée pour ne pas montrer à Jillian qu'elle arrive à me déstabiliser assez facilement. Il faut que je reprenne le contrôle de la situation avant de perdre complètement la face. Mon orgueil me suivra toujours où que j'aille, l'envie de recommencer à grimper sur l'arbre et échouer mes tentatives me reviennent en tête seulement pour pouvoir sentir Jillian s'inquièter un peu pour moi, et la voir me regarder de haut pendant que je suis allongé au sol, je la contemplerais longtemps et demeurerait silencieux, je ferais semblant de souffrir plus que je ne souffrerais réellement simplement pour pouvoir la sentir me toucher et me rassurer, car oui, sa simple présence est rassurante. Elle frappe de nouveau avec une autre de ces questions qui me donne la hair de poule...

« Toi, pourquoi n’es-tu pas allé à Pré-au-lard? C’est vrai quoi, tu es un garçon très populaire, tu dois avoir beaucoup d’amis avec qui y aller, non? »

La popularité..? Et à quel point faudrait-il s'en vanter. C'est peut-être ça mon plus gros problème, je ne fais jamais confiance à personne et je suis plutôt réservé, je ne laisse jamais mes sentiments prendre le dessus et je fais comme si tout me passait par dessus la tête sans même m'atteindre. Parfois ça doit en énerver plusieurs que j'ai une attitude aussi froide, mais c'est aussi moi le plus gros perdant. À quoi bon avoir des centaines de personnes qui feraient tout pour traîner à nos côtés pendant l'espace d'un instant quand ils ne peuvent même pas comprendre la moitié de tout les sentiments qui bouillonnent à l'intérieur de moi. Eux, ils ont tout ce qu'ils veulent, mais ils daignent encore se plaindre. Tout ce que je voudrais c'est de pouvoir me confier à quelqu'un un de ces jours mais sans jamais devoir changer mes véritables pensées pour ne pas blesser ou bien pour conserver une réputation quelconque.

« Être entouré de plusieurs personnes, ça ne vaut rien par rapport à pouvoir passer une journée en compagnie d'une seule personne mais qui en vaut vraiment la peine. Non?»

Merde! Je m'en sors encore en mentant, je le sais bien que même en voulant, je ne pouvais avoir mon autorisation parentale. Père et mère ne sont pas à mes côtés pour m'offrir une telle faveur. Et l'autre... je l'ai quittée suite à une dispute à la fin de l'été et je n'ai pas osé lui demander de me faire une faveur par la suite. Bon! Mes pensées vont refrôler les sujets les plus morbides, il faut à tout prix que je l'oublie elle , ainsi que cet été médiocre. Je pense qu'à force de penser à tant de trucs, ma tête finira par faire une overdose d'idées et je succomberais dans un état de transe entre la vie et la mort. Ça serait toujours mieux que rester planté là à attendre le moment propice pour me rapprocher de Jillian, tout en sachant que ce moment ne se présentera jamais. Mais quoi qu'il arrive, je ne lâcherais aps prise avec elle. Je dois tout simplement prendre un peu de recul maintenant pour pouvoir bien remédier à tout celà et je pense que le moment est opportun pour celà car j'ai enfin découvert le moyen de faire descendre ce chat d'en haut de cet arbre. J'ai aperçu, il y a quelques minutes, un jeune homme qui a pris place un peu plus loin de l'arbre, mais celui-ci a son balai en main. Après maintes négociations avec le jeune homme qui ne doit pas être très experimenté en balai vu les marques laissés par des "accidents" de vol , je me permets donc de lui empreunter son balai contre un sac de dragués de Berties Crochues. Je me mets donc en position de vol ... et c'est partit. Dès que je suis arrivé en haut de l'arbre, grâce à mon idée géniale, je tends les bras vers le chat et l'incite à s'y jeter.

« Vas-y, qu'est-ce que tu attends... le mois de Novembre?»

Suite à ce jeu de mots stupide qui sonnait frot bien dans ma tête, le chatse précipite dans mes bras et je redescends l'air triomphant. Je ne sais plus que faire exactement, je viens à la fois de la rendre heuruese d'avoir récupéré son chat et aussi de me rendre malheureux de déjà devoir la quitter. J'espère tout simplement que l'occasion de la voir de nouveau se représentera .. et le plus tôt possible. Je décide donc de lui faire une petite proposition pour mon grand bonheur.

« Du moins, pour me remercier d'être allé chercher ton sublime chat, promet-moi de venir assister à mon prochain match de Quidditch...» lui dis-je.

Du moins, si elle accepte cette proposition, je pourrais me dire:
Tout est bien qui finit bien.

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Re: L'Oiseau, le Serpent et... le chat?

Message  Jillian Winter le Dim 2 Déc - 12:13

C’est tout de même étrange de constater quelle tournure les évènements ont prit. C’est vrai quoi, encore il y a peu de temps, Kynalis était furax après moi car je l’ai dérangé et voulait faire descendre mon chat de l’arbre uniquement pour retourner le plus rapidement à ses occupations et ne plus se déranger et maintenant, voilà qu’il se trouvait assis avec moi dans l’herbe, attendant patiemment que November descende de l’arbre. Très honnêtement, il y a quelques heures, je n’aurais jamais cru que lui et moi discuterions de la sorte, paisiblement, et que nous nous entendrions ainsi. À bien y penser, nous sommes si différents, c’est plutôt étonnant... Du moins, je pensais que nous l’étions mais, au fond, nous avons certains points en commun, je dois l’admettre.

Finalement, je suis presque contente que mon idiot de chat soit allé se percher en haut de ce chêne. Sans quoi je n’aurais pas discuté avec le Slytherin à mes côtés, et je n’aurais jamais découvert que c’est quelqu’un de très agréable à côtoyer. Moi qui croyait qu’il était comme tous les autres élèves de sa maison : fiers, viles et sans scrupules. Mais il n’est pas du tout ainsi – pour le peu que je lui connaisse, du moins. En fait, je crois tout simplement qu’il est la preuve même qu’il ne faut pas se fier à ce que les gens disent et qu’il ne faut pas avoir de préjugés. Moi la première, il n’était pas rare que j’entendais parler de Kynalis par de nombreuses filles – sûrement ses anciennes copines ou des filles qui ont le béguin pour lui. J’y pense, est-ce qu’il a une copine présentement?

Me rendant compte de l’impertinence de mes pensés, je chasse cette question de ma tête, un peu honteuse de me poser une question pareille, car j’en ai fichtrement rien à faire, après tout. Il s’agit de sa vie, alors je ne vois pas pourquoi je devrais me préoccuper de détails aussi peu importants. N’empêche qu’il faut tout de même avouer que ce garçon n’a pas l’habitude de rester célibataire bien longtemps, si j’en crois ce que l’on dit. Apparemment qu’il trouve toujours une autre fille pour remplacer la dernière...

Mais peut-être que tout cela n’est pas vrai, au fond? Peut-être est-ce faux qu’il a sans cesse une fille au bras? Je veux dire, lorsque l’on sort avec quelqu’un, n’est-ce pas parce que l’on a des sentiments pour cette personne, parce qu’on l’aime? Alors est-il vraiment aussi facile d’oublier la personne avec qui on était aussi facilement et de la remplacer? À moindre que toutes ses anciens prétendantes, il ne les ai pas véritablement aimé? Je n’arrive toutefois pas à comprendre comment on peut être en couple avec quelqu’un si on ne l’aime pas vraiment. Il me semble qu’être en couple signifie tellement de choses, que c’est idiot d’être avec n’importe qui juste pour ne pas dire que l’on est célibataire... Mais bon, qu’est-ce que j’y connais après tout? S’il y a quelqu’un qui a toujours été célibataire, c’est bien moi. Sauf que, très honnêtement, je m’en fiche un peu. Comme dirait Papa, il n’y a rien qui presse. Je préfère attendre de trouver la bonne personne plutôt que d’avoir de nombreuses conquêtes. Papa, lui, n’avait jamais été en couple avant de rencontrer Maman.

Ça me rend triste de penser à eux, à toutes les belles histoires qu’ils m’ont contés les concernant... Ils ont commencé à se fréquenter lorsqu’ils étaient âgés de seize ans – à mon âge, au fond – et n’ont jamais cessé de s’aimer depuis. Ils ont vécu de nombreuses années ensemble, puis ils m’ont eut, et m’ont élevé en tant que merveilleux parents. Je me souviens, lorsque j’étais petite, j’aimais beaucoup les regarder, amoureux. Je me suis toujours dit que, lorsque je serais grande, c’est une relation comme la leur que j’aimerais entretenir car, de toute ma vie, jamais je n’ai eu l’occasion de voir un couple semblable. J’en vois de nombreux à l’école, mais il me semble qu’ils n’ont jamais l’air aussi heureux que mes parents le furent ensemble. Est-ce parce qu’ils n’ont pas encore trouvé le grand amour, et que la personne qu’ils fréquentent n’est que temporaire? Peut-être au fond que je me raconte des histoires, et que des couples ainsi, ça n’existe plus. Est-il encore possible, pour notre génération, d’aimer aussi longtemps et aussi purement que mes parents l’ont fait? Encore aujourd’hui, je sais bien que Papa est encore amoureux de Maman, et ce même si elle nous a quitté depuis plusieurs années déjà. Je crois qu’il est tout simplement impossible d’oublier son premier amour, et la personne que l’on a aimé de tout notre coeur et avec qui on a partagé sa vie. Je suis bien consciente que Papa ne se remettra jamais en couple avec qui que ce soit, et que, même si sa peine s’est atténuée, Maman lui manque encore. Car, à moi aussi, elle me manque encore beaucoup.

« Être entouré de plusieurs personnes, ça ne vaut rien par rapport à pouvoir passer une journée en compagnie d'une seule personne mais qui en vaut vraiment la peine. Non?»

Mon cerveau prend quelques instants à analyser sa réponse. Pendant une fraction de seconde, j’avais presque oublié que je venais tout juste de lui poser une question. Quelle était cette dernière déjà? Ah oui, pourquoi il n’était pas allé à Pré-au-lard, c’est ça.

Et, très franchement, je trouve que sa réponse a beaucoup de sens. C’est vrai que, être populaire, ça ne fait peut-être pas plaisir à tout le monde. Certes, il y en a probablement qui aiment être connus de tous, mais à quoi cela sert-il d’être entouré de tonnes de gens, d’avoir des tonnes de compagnons, si ceux-ci ne peuvent être réellement considérés comme de vrai amis? Car, un ami ne se tient pas avec toi pour ta popularité, mais bien parce qu’il apprécie qui tu es et qu’il partage des goûts et intérêts communs avec toi. On a beau avoir plein de gens qui traînent avec nous, ce ne doit toutefois pas être très agréable de n’avoir personne à qui se confier, personne avec qui avoir une vraie conversation sensée... Mais bon, encore là, je ne suis pas une spécialiste dans ce domaine, étant donné que je ne suis pas une personne possédant beaucoup d’amis.

Après quelques instants de silence – je ne saurais dire combien de temps nous sommes restés ainsi, là, à ne rien dire du tout – mais je vois finalement Kynalis se lever, allant faire je ne sais quoi. Je dois admettre que je me pose des questions et qu’il commence sérieusement à m’intriguer. Je m’étire le cou, essayant de comprendre pourquoi il s’éloigne de l’arbre pour se diriger vers un garçon assis un peu plus loin... Puis, lorsque j’aperçois le balais dudit garçon, je comprends tout, et un sourire se dessine sur mes lèvres : mais c’est qu’il est brillant, ce Kynalis Drew! Personnellement, je n’avais même pas remarqué le fameux garçon et son balai.

C’est donc sûr de lui que le cher Slytherin s’élance sur le balais et, ma foi, il est vraiment très habile. Moi qui a horreur de me trouver sur un balai, disons qu’il est cent fois plus doué que moi. Je ne croyais pas qu’il était possible d’avoir autant de classe sur un balai, en tout cas.

« Vas-y, qu'est-ce que tu attends... le mois de Novembre?»

Un rire m’échappe lorsque j’entends son jeu de mots. À vrai dire, il est plutôt médiocre, mais vu la situation, je trouve ça un peu comique. Je suis tout de même légèrement inquiète, et le pire dans tout cela est que je m’inquiète plus pour Kynalis que de mon propre chat. Bon, d’accord, vu son habileté, cela m’étonnerait énormément qu’il tombe en bas du balai, mais, sait-on jamais. Je suis néanmoins rassurée lorsque je le vois redescendre, portant fièrement November dans ses bras, comme s’il s’agissait d’un trophée de guerre.

Je m’empresse d’aller le libérer de mon chat, prenant celui-ci dans mes bras, contente d’enfin ravoir mon cher compagnon, remerciant celui qui a finalement réussi à le faire descendre de l’arbre.

« Du moins, pour me remercier d'être allé chercher ton sublime chat, promet-moi de venir assister à mon prochain match de Quidditch...»

Évidemment! J’avais complètement oublié qu’il faisait partie de l’équipe de sa maison, ce qui explique son extrême agilité sur un balai.

Encore une fois, mon cerveau prend quelques secondes à comprendre son offre, et dès que je saisis, je sens le sang me monter aux joues à nouveau. Pourtant, je me trouve vraiment bête, ce n’est pas comme s’il m’avait donné rendez-vous. Il me demande juste d’assister à son match de Quidditch, ce n’est pas la fin du monde.

« Oh mais avec plaisir! Ne t’inquiète pas, j’y serai! » que je m’exclame en lui souriant.

Et c’est alors que je me souviens que j’ai un devoir à terminer, et que je ferais mieux de m’y mettre. J’aimerais bien pouvoir rester aux côtés de Kynalis davantage, mais je dois l’ennuyer, et je lui ai déjà fait perdre suffisamment de son temps. Et je ne voudrais pas passer pour un boulet non plus, ce serait dommage qu’il ait une mauvaise opinion de moi.

« Enfin hum... Tu m’excuseras mais je vais devoir filer, moi » je commence, un peu mal à l’aise. «Et puis bon, je ne voudrais pas t’embêter davantage! »

Je dépose donc mon chat, prend mes livres dans mes bras, pour finalement faire signe à November de s’installer sur la pile, comme il a l’habitude de le faire. Certes, c’est un peu lourd, mais j’ai l’habitude.

« Encore merci pour tout, c’était vraiment très gentil de ta part de me donner un coup de main! Enfin bon... On se revoit en classe...! »

Sur ce, je lui adresse un dernier sourire, me retourne et me dirige vers le château, d’une démarche étonnement légère – et j’en ignore d’ailleurs la raison, du moins, je crois.

J’aurai maintenant une raison de supporter l’équipe de Quidditch des Slytherins.

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