Patience.

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Patience.

Message  Alexis Sullivan le Jeu 20 Sep - 8:37

Nous sommes en date du vendredi, 30 août 1974.

Il doit bien y avoir une semaine que je compte les heures dans l’attente de mon retour à Hogwarts. Cet endroit me plaît. Il s’agit d’autre part du seul endroit où je puisse mettre en pratique mes aptitudes magiques. Et dire que je ne me peux déjà plus d'attendre d’être en septième année. Ce sera l’année qui conclura mon initiation au monde de la magie. Ce sera par la même occasion l’année où se présentera la possibilité de mettre en branle certains projets de plus haute envergure avec Maman.

Mais enfin. Nous ne sommes que le 30 août 1974. Et il est 10h35.

Avec sa manie de toujours avoir de l’avance, lors d’événements importants, voici maintenant près d’une heure que Maman m’a reconduite à la gare. Et puis elle m’a plantée-là, sous prétexte d’un meeting important au bureau. Mettons encore une bonne demi-heure avant de quitter cet endroit bondé d’enfants surexcités. Remarque, je suis toute aussi énervée que ces derniers.

Cette année scolaire m’enchante tout spécialement plus que les précédentes : mes deux frères aînés ont tout juste terminé leurs études à Hogwarts, ce qui, par conséquent, vient de faire diminuer le nombre de Lovegood partageant la même école que moi. Reste le petit Salem, qui salit lui-même son propre nom. Mais, cela n’en tient qu’à lui et ne m’affecte guère, désormais.

Patientant seule, en attendant l’arrivée du train, je me suis donc installée à mon aise sur une banquette, que je prends grand soin de monopoliser avec mon énorme valise – les valises moldues ne sont jamais suffisamment spacieuses, mais elles attirent l’attention et la galanterie des jeunes hommes, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je ne rate jamais une occasion de profiter de la naïveté d’un jeune crétin. Par ailleurs, cette grande asperge de Khyle est en retard. Nous avions convenu de nous retrouver au quai 4 à 10h30 tapantes. Et j’ai horreur des gens en retard. Cela me rappelle cruellement mon imbécile de père.

…Quand on parle du loup : je vois défiler devant moi une parade d’ahuris, soit Lucius Lovegood, mon oncle Keith, et mes trois frères, Ryan, Logan et le petit Salem. Plutôt que de leur offrir l’opportunité de me remarquer, j’incline délicatement mon chapeau en organza de manière à dissimuler mes yeux.

« Hé, oh! Papa! Est-ce que c’est ma grande sœur, là-bas, dis? »

…Foutu Salem. Je fais mine de m’intéresser aux replis de ma jupe et fais fi du regard des cinq individus dont je sens le regard posé sur ma personne. Ils ne méritent même pas que je relève les yeux sur eux. J’entends mon oncle qui bougonne un truc du genre « on ne fréquente pas des gens comme ça », puis leurs papotages vont à ma plus grande satisfaction se mêler à ceux de la foule.

Je me demande s’ils sont au courant, pour Maman…
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Re: Patience.

Message  Jillian Winter le Dim 21 Oct - 8:34

J’ai presque de la difficulté à croire que nous sommes déjà rendus à la rentrée. Non pas que cela me déplaise – car, en fait, j’adore vraiment Hogwarts – mais disons que je n’ai pas vu les vacances passer. Il me semble que cet été a duré beaucoup moins longtemps que les autres, même si je sais que sa durée est la même à chaque année. Deux mois, cela peut paraître beaucoup, mais ça passe aussi très rapidement. Il faut dire que j’étais plutôt occupée, c’est sans doute pourquoi le temps m’a semblé passer à une vitesse folle. J’ai travaillé à la boutique de Papa presque tout l’été, il est donc évident que le temps passe plus vite que lorsque l’on s’ennuie, non?

Enfin arrivée à la gare, je me dirige vers le quai 9 ¾, mon grosse valide sous le bras droit, la plus petite à la main ainsi que la cage de mon chat qui, quant à elle, est nichée sous mon autre bras. Il est vrai que je dois avoir l’air plutôt comique avec toutes ses valises que j’ai peine à traîner. Une chance que je suis plus grande que je l’étais à ma première année, en cas contraire, je serais sans doute littéralement incapable de les maintenir durant plus d’une minute.

Rendue à destination, je cherche – désespérément – un banc où je pourrai finalement m’asseoir et où je pourrai également déposer mes choses qui commencent déjà à me procurer une crampe dans le bras. Heureusement, comme je suis arrivée plus de bonne heure que prévu, la gare est presque vide, touts comme la majorité de ses bancs. Je marche donc vers le banc le plus près d’un pas plutôt rapide, craignant que si je m’attarde trop mes bras ne me lâchent.

Je soupire d’aise lorsque je fini par enfin m’asseoir. Certes, ce n’est pas le plus confortable du monde, mais cela faisait un moment que j’attendais de m’asseoir. Après avoir fait un interminable trajet dans le Magicobus – j’ai horreur de ce moyen de transport, il me donne la nausée – puis après avoir dû courir après November qui s’est enfuit au beau milieu de la rue, ça fait du bien de se reposer un peu. J’aurais également bien aimé avoir à échapper au Magicobus, ce matin. Toutefois, Papa n’a pas pu venir me reconduire car il ne se sentait pas très bien. J’espère qu’il n’est pas malade, il est seul à la maison, après tout. Je crois que je lui enverrai une lettre dès demain afin de m’assurer qu’il va bien et que, s’il est malade, qu’il prend bien soin de lui. Son problème à lui, c’est qu’il se préoccupe trop des autres et pas assez de lui. Il travaille toujours ces temps-ci, il ne se repose pas beaucoup. Il ne serait donc pas étonnant que la fatigue l’ait frappé, voilà peut-être tout simplement pourquoi il n’était pas en forme tout à l’heure. Mais bon, je ne peux tout de même pas lui en vouloir de ne pas être venu me reconduire, après tout.

Même si je sais que Papa va, encore une fois, beaucoup me manquer, je suis contente de retourner à l’école. Je n’ai pratiquement pas vu Khyle de l’été, cette année. Il faut dire que nous avions tous deux nos choses à faire chacun de notre côté. Moi la première, j’étais plutôt occupée. Ayant travaillé avec Papa presque tout l’été, je n’aurais pas vraiment eu de temps à accorder à mon cher cousin, de toute façon. Et puis bon, avec l’école qui recommence, je pourrai le voir plus souvent, désormais. J’espère qu’il va bien et qu’il a passé de bonnes vacances. J’essaierai d’aller le voir pour prendre de ses nouvelles le plus tôt que possible.

Après avoir jeté un bref coup d’œil à l’horloge, je sors le premier livre de ma valise qui me tombe sous la main – soit mon manuel de Sortilèges. Tiens, ça tombe bien, c’est ma matière favorite. Je ne devrais pas trop m’ennuyer en attendant que le train arrive. Et puis, je n’aurai pas à attendre bien longtemps puisque, si je me fis à l’heure qu’indique l’horloge, le Hogwarts Express devrait arriver d’ici vingt minutes.

Et c’est précisément vingt minutes que je me lèves et m’empresse de me saisir de mes deux valises, la grosse et la petite, ainsi que la cage de November qui est maintenant vide, puisque ce dernier est venu se poser sur mes épaules. (Et je me dois de préciser que c’est fort peu confortable et que je crains qu’il ne tombe) Je me dirige donc d’un pas rapide vers l’une des portes du train pour finalement pénétrer à l’intérieur. Je passe devant plusieurs cabines mais, malheureusement, elles semblent toutes occupées.

« Nov, non! Revient ici! »

Merlin! Mais ce chat fait-il exprès de toujours s’enfuir ou quoi? C’est la deuxième fois en moins d’une heure! Si ça continue je vais croire qu’il ne m’aime pas et qu’il essaie de me fuir.

Tout en tentant de garder en main mes valises et la cage vide, je m’élance aux trousses de mon chat qui se court un peu trop rapidement dans l’allée, se faufilant entre les pattes des étudiants.

« Nov! Revient! »

D’accord, c’est un peu idiot de l’interpeller car, même s’il pouvait m’entendre – ce dont je doute avec toute cette cohue – il est scientifiquement impossible qu’il parvienne à comprendre ce que je m’évertue à lui ordonner. (Bien que cela ressemble à une supplication qu’à un ordre)

Je le vois ensuite pénétrer dans une cabine, à mon plus grand désespoir. Bon, ce n’est pas grave après tout, je n’aurai qu’à m’excuser aux personnes qui sont à l’intérieur pour ensuite partir à la recherche d’un autre compartiment. Ils comprendront, ça arrive à tout le monde de perdre son chat de vue durant quelques secondes, non? Pas besoin d’en faire tout un drame...

Je me dirige donc vers le compartiment d’un pas embarrassé pour finalement découvrir qu’il n’y a qu’une seule et unique personne dans celui-ci, et que cette dernière ne semble pas avoir faite une crise de nerf en voyant mon chat pénétrer dans sa cabine. D’ailleurs, November, beaucoup moins gêné que son maître – c’est-à-dire moi – s’est déjà installé sur un banc, paisiblement.

« Navrée, je.. hum, je peux m’asseoir? »

Attendant plus ou moins la réponse, je dépose mes choses sur le banc à côté de mon chat. Non pas car je ne suis pas polie, mais parce que si je ne les déposais pas, j’allais probablement échapper mes valises sur le sol et aurait provoqué un désordre catastrophique. Après m’être étirée le bras droit qui commençait à être plutôt douloureux, je range ma plus grosse valise dans l’espace de rangement réservé à cet effet, range November dans sa cage puis m’assois sur le banc, non pas à côté de la fenêtre, mais plutôt près de la porte, pour une fois.

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