J'me suis tirée [Lily Evans]

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J'me suis tirée [Lily Evans]

Message  Ashling Swan le Sam 15 Sep - 11:11

August, 31st
1:00 a.m.
Il fait nuit. Une unique et sombre masse, lourde tant on n'y distingue pas même de fins filets d'étoiles ou encore des traînées de grisailles laissés par quelques nuages. Rien, à part le silence pesant et l'air frais de la solitude qui agite quelque peu mes mèches noires encore mouillés de la douche que je viens de prendre après dîner. Dansant comme des serpents, elles viennent sertire mon corps protègé d'un pull à col roulé noir recouvert d'un lèger poncho gris dont les mailles finement tricotées caressent le bas de mon buste. Mon jean est délavé et dissimule jusqu'aux pointes mes longues bottes noire à talons fins. Tourné vers la fraîche brise des dernières minutes d'été, seuls mes yeux scrutent l'obscurité, cherchant à s'adapter à cette nuit qui sera ma dernière en ce lieu.

"La Chose" se trouve devant ma porte. Prête depuis le 30 Juin. Jamais défaite, si ce n'est pour en extraire les quelques devoirs pour cette rentrée. Mes robes et insignes ornés de bordures bleues et bronze n'ont jamais pû se reposer sur le dossier de la chaise de bois qui, avec un vieux burreau datant des années 20 ainsi qu'une mince armoire que je dois partager avec ma collocataire, compsent le meublier du dortoire n°6.
Fanny, la jeune fille de bientôt seize ans et qui partage sa vie en communaité avec moi et les autres depuis à peu près le même intervalle de temps, dors paisiblement dans ses couettes et ses boucles blondes, et en la regardant avec son sourir de béatitude, sa respiration monotone et sereine, ainsi que sa main posée près de sa bouche, je ne peux m'empêcher de sourir à mon tour. Puis, quelque chose me dit que l'attendrissement n'est pas de mise. Pas maintenant, pas après tout ce temps.

J'ai attendu tout l'été. On a du mal à se faire une raison lorsque l'on vit quelque part, un endroit qui ne ressemble en rien à ce que l'on sait qui nous attend une fois l'année finie, les autres élèves de l'école se réjouissent. En quoi est-ce réjouissant de retourner s'enfermer pendant deux mois, avec pour seule distraction des pages de bouquins à lire, des formules à apprendre et des essais à prépaperer? Sans la moindre partique en plus? Je secoue la tête en pensant à cette abération et je m'assure d'un dernier regard vers "La Chose" que le long sac noir à fermeture éclaire est bien prêt à déménager lui aussi.
Doucement et sans ébranler le lit, je quitte ma pose de répis avant le saut et je ferme quelque peu la fenêtre, pour que Fanny ne prenne pas froid. Nous sommes en Août certes, mais les prévisions astrales annoncent pluie et baisse des température: il n'y a pas d'étoiles dans le ciel.

Je prend "La Chose", mets le sac sur mon épaule avant de me retourner pour la énième fois. Quelque chose d'immaculé, de grâcieux et d'enjoué à l'annonce d'un départ prochain se faufile parmis les pieds de mon lit et suate sur mon épaule. Inclinant quelque peu la tête, j'apperçois Spelle perché à sa place. Je tourne la poignée de la porte, la referme sur moi. Descendant à taton les escaliers, je ne me sers plus de mes yeux, connaissant l'endroit comme ma poche. Dans le vestibule, j'éteinds la veilleuse des guêts; les jumeaux sont certainement couchés. Puis, je me lance dans l'inconnu de la nuit, redoublant de surveillance dans les ruelles désertes et balayées d'un vent d'automne. Frinnings Place, je m'arrête et avec un soupir de satisfaction, ferme les yeux en me concentrant.
*J'me suis tirée!"
September, 1st
10:50
"Voilà, Mam'zelle. C't'ici la guare. T'as besoin d'autre chose?" Le type du bus me regarde avec ses grands yeux verts et ses joues pleines de cochoneries hormonales. Le pauvre, il y peut rien mais quand même; un détour chez St.Mango et on oublie l'histoire. Enfin, d'un autre côté , la Magicobus perdrait de sa légende si le boutonneux Stan Shunpike devenait du jour au lendemain un canon de mannequin! Je m'éfforce de lui sourir, mes cette tentative se clot par un juron, tant je prends conscience que mes affaires pèsent diablement lourd.
"Hey! Tu veux d'l'aide?
-Non ça va, je vais me débrouiller. Merci." Je réponds à contre coeur, mais les charriots ne sont pas loins alors pourquoi jouer les mijorées. Aussi, je me traîne tant bien que mal jusqu'au distributeur et sors le seul shilling de ma poche que j'ai eût de ma vie et qui sers à la fonction la plus débile qui soit: me prendre un charriot de guare. Je ballance mon trunc dessus et essaye de me fayer un chemin jusqu'aux quais. Comme à l'accoutumée, King'sCross est bondé. Je n'apperçois pas encore quelques têtes irsutes, mais cela ne saurait tarder.

Spell et frénétique dans son panier, veut sortir et jouer les péroquets mais quelques regards de rigeur arrivent à le faire tenir en place encore quelques instants. Lorsque je m'approche des tourniquets, un eclat d'excitation parcours mon coeur et c'est avec soulagement que je prends mon élant. Ni une ni deux, j'y suis et la locomotive m'acceuille d'un joyeusement, des bouffées de fûmées noirs se dégageant des railles.

Alors que je bouscule les familles qui embrassent chaleureusement leurs bamabins, j'essaye de trouver un wagon. C'est alors que je la vois. Elle n'a pas changé; toujours le même sourir, les mêmes cheveux et une beauté plus que sincère, naturelle et franche. Nos regards se croisent et nous sourions.
"Welcome home, Lingash"
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Re: J'me suis tirée [Lily Evans]

Message  Lily Evans le Dim 23 Sep - 7:18

Arrivée depuis un bout de temps sur le quai 9 3/4, je n'ai pu m'empêcher, évidemment, d'aider les nouveaux élèves à s'y retrouver et les anciens à se retrouver. Faut dire que depuis que j'ai reçu mon insigne de préfète, j'ai encore plus l'envie d'aider et de faire mon possible que tout se passe bien entre les élèves. Après avoir déposé mes affaires dans un compartiment, en demandant gentiment à quelqu'un que je connaissais de les surveiller, j'étais sorti, afin donc de me mettre dans l'action. Voilà donc presque une heure que je m'active, et il faut avouer que je commence légèrement à fatiguer. Passant une main dans mes cheveux, je vois des amies à moi monte dans le train, si bien que je leur fais signe, avant de voir que les quatres inséparables venaient eux aussi d'y monter, non sans que James n'ait évidemment jeté un coup d'oeil pleins d'espoirs vers moi... Bah, comme d'habitude, je l'ai ignoré royalement.

Alors que je m'apprête à m'avancer en direction des wagons, je tourne la tête vers la foule et aperçois alors une tête connue, si bien que je souris d'un coup. Je croise son regard et mes yeux émeraudes brillent de joie alors que je m'avance vers elle.

"Ling'!"

Arrivée à sa hauteur, je la prends dans mes bras avant de dire d'une voix joyeuse:

"Comment vas-tu? Tu as passé de bonnes vacances? Que je suis contente de te voir! Je me suis ennuyée de toi pendant l'été, c'était vraiment pas la joie avec ma soeur! J'ai voulu t'écrire mais le hibou que mes parents ont acheté s'est cassé une aile, donc je n'ai rien pu envoyer! "

Et voilà, comme d'habitude, je parle, je parle, sans laisser le temps aux autres de répondre... Fichue manie! Un jour, je devrais penser à m'arrêter. Et dire que tout le monde dit que je sais mieux que quiconque écouter les autres... C'est peut-être pas si vrai que ça. Reprenant mon souffle, je souris toujours avec autant d'enthousiasme et finit par dire:

"Oups, désolé de t'accabler de questions... C'est qu'on a tant de choses à se dire!"

Lui faisant signe de me suivre, je me dirige vers les wagons, me mettant à ses côté pour pouvoir continuer à parler tout en avançant. Ce que ça peut faire du bien de revoir des personnes qu'on apprécie! Il faut dire qu'il est vrai qu'avec ma soeur qui ne me parle presque plus, l'ambiance chez moi n'est plus ce qu'elle était avant que je n'entre à Poudlard. Alors, oui, j'a besoin d'en parler, de voir des personnes qui peuvent parler de magie sans être dégouté. Je peux toujours en discuter avec mes parents, mais ce n'est pas pareil... Sortant de ma rêverie, je tourne mon regard vert brillant vers mon amie et j'ajoute alors:

"Alors, prête pour une nouvelle année? Surtout qu'on a nos BUSES cette année... Jespère que je vais m'en sortir..."

Mais bien sur enfin! Rah, il faut toujours que je me rabaisse, c'est comme ça. J'ai l'impression fausse que je vais tout rater et ça me rend affreusement nerveuse. Stupide, non?
Bien vite, nous arrivons près de l'entrée des wagons. Je me retourne et dit alors:

"Tu veux que je t'aide avec tes bagages? J'ai trouvé un compartiment tout à l'heure, on pourra s'y installer!"

_________________
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Re: J'me suis tirée [Lily Evans]

Message  Ashling Swan le Mar 30 Oct - 2:45

C'est à peine si j'arrive à dire "ouf" qu'une multitude de mèches rousses viennent emprisonner ma vue tandis que je suis prise dans ses bras avec transports. Bien que je n'aime pas du tout ce genre de retrouvailles, avec le bastringue habituel du style "Tu m'as maquée!", je dois avouer que la revoir me fait en quelque sorte plaisir. Je constate qu'elle n'a vraiment pas changé, qu'elle est restée la même personne d'il y a cinq ans et qui a pris ma défence...

Inutile de préciser que telle que je la vois, je suis forcée de sourir. Et même s'il est quelque peu crispé, il n'en reste pas moins sincère.
Avec ses longs cheveux brun-roux, ses pomettes saillantes parsemée de légère tâches de rousseur et ses beaux yeux émeraude, Lily Evans a embelli. Plus souriante que jamais, sa voix fraiche et déterminée fait disparaître les quelques bribes de doutes d'avoir quitté si brusquement l'orphelinat. J'avais pensé qu'il me coûterait des forces pour quitter toute la troupe sans prévenir mais j'en pouvais plus et le brusque besoin d'en parler émerge des profondeurs de mon âme.

Mais je n'ai même pas le temps de la saluer comme il se doit qu'elle commence déjà à déblatérer. Autant amusée que charmée, laisse le charriot branlant près du quai et m'adosse contre le fer rouge du Hogwarts Express. La fûmée crachée par lourdes bouffée par l'énorme locomotive frappée du blason de l'école nous entoure comme dans les vieux thrillers des années 50...et je sens.

C'est d'une oreille distraite que je l'écoute à présent; elle avait essayé de la joindre. J'en rit intérieurement. Elle n'aurait pas réussi, mon courier étant intercepté et inspecté, les "autorités" me croyant un danger public depuis qu'ils savent. J'ai beau leur expliquer qu'ils n'ont qu'à me virer et ils n'auront plus de problème, mais ils ne veulent rien entendre ces abrutis, comme d'habitude! ... Elle s'est ennuyée pendant l'été: tiens, nous étions deux alors. A la différence qu'elle pouvait s'ennuyer en famille alors qu'elle...elle avait essayé d'aller chez Madame Guipure, sa tutrice pour y faire un stage et gagner quelques mornilles en plus mais rien n'y avait fait. La vieille bique de l'orphelinat ne voulait "En aucun cas me laisser sortir seule!"...ni me laisser tout court, pas la peine de préciser!

"Oups, désolé de t'accabler de questions... C'est qu'on a tant de choses à se dire!"

Bien que je ressentais surtout le besoin de me raffraichir un peu, je lui souris. Ce n'est pas qu'elle m'accable...c'est qu'elle me fait du mal.
Je ne sais pas ce qui se passe, mais depuis un certain temps, j'ai peur de la croiser et c'est d'ailleurs pour ça que je veux l'éviter cette année. Ce sera sûrement la chose la plus difficile: se cacher de Lily. Elle a tant de facultés empathiques qu'elle sait tout de suite si on est bien ou pas. Comment fait-elle? J'en sais rien; ou plutôt je m'en doute mais ça, ça me fout la trouille!
Ce qui me perturbe le plus chez cette fille, c'est qu'elle sens diaboliquement bon et ça, je ne peux pas le supporter. Je n'arrive jamais à me l'expliquer, mais j'éprouve des sentiments bizarres lorsque je suis trop près d'elle et qu'il n'y a pas au moins plusieurs personnes dans une même pièce avec nous. Là, comme la voie 9 3/4 est pleine de monde mais que les gens passent très vite, je suis submergée par l'odeur de sa chaire...pourquoi? Il faut chasser ses idées de...déchiquetage!!!

Je ne me sens pas bien du tout; si elle ne continue pas à parler comme une piplette, je ne vais plus pouvoir me contrôler, c'est trop fort!!!!

"Alors, prête pour une nouvelle année? Surtout qu'on a nos BUSES cette année... Jespère que je vais m'en sortir..."

Mes prières ont été entendues, ouf. Je me fais peur à moi-même avec mes conneries. J'irais voir l'infirmière dès qu'on sera arrivés à l'école. Elle m'a fait signe de la suivre et je ne peux m'en dissoudre. Je pousse le charriot avec fermeté bien que je me sens vascillante. Pourtant, je garde contenance et il n'y parait que quelques traits de fatigue sur mon visage qui ne s'est pas beaucoup reposé cette nuit: nuit blanche avant la fuge oblige! J
J'écarte de mes yeux une de mes longes mèches noires tandis que nous nous trouvons devant une porte de wagons. Je viens alors de me rappeler ses dernières paroles. Rater ses études? Lily Evans?! La chouchoute de Slughorn et de presque tous les profs? J'en ri tellement que je sens l'avoir blessée. C'est vrai, je n'ouvre pas la bouche depuis un quart d'heure et la première chose que je lui offre, c'est un rire de gorge déployée? Je suis vraiment tarée!

"Tu me fais rire, toi! Mais d'un autre côté, tu ne fais que t'inquièter pour tes notes...qu'est-ce que tu avais en commentaire de fin d'année déjà?... Excellent elève, studieuse et aux aptitudes exceptionnelles. Et après tu espère t'en sortir pour tes BUSEs? Ha ha ha!"

Consciente qu'elle pourrait cependant me l'avaler de travers, je me reprend.

"Bon écoute, je crois que cette année on est un peu tous dans le même bateau, toutes maisons confondues. Alors si on y croit tous, il n'y aura pas de problèmes. C'est pas comme si on étaient cancres ou autre, non? "

Je pense que la mayonnaise a prise parce qu'elle arbore de nouveau son petit sourir à faire chavirer un cachalot et qu'elle me demande si elle peut m'aider avec mes baggages. Nom de Dieu, qu'est-ce qu'ils ont tous à me demander s'ils peuvent m'aider avec mes affaires. J'ai l'air si fragile que ça? ...Oui, manifestement et c'est vrai que quand je me regarde dans un miroir, on dirait plus une jeune princesse des glaces qu'un pioupiou sanguinaire!

"Non ça va aller. Par contre je ne dis pas non pour un compartiment." C'est là que je remarque son insigne de préfète. Oh! Non! Pas elle, qui l'a dépravée de la sorte? Dumbledore est devenu gaga ou quoi? Me piquer mon amie pour la faire patrouiller comme un chien dans les couloirs à la recherche de méfaits accomplis. Un sous-fifre de Russard! Horrible! Quoique...avec les Maraudeurs dans le sillage et au grand complet, elle ne risque pas de s'ennuyer!
"Mais comme tu es devenue une grande fille dis-je en pointant avec mon doigt ganté de noir sur son insigne flamboyant et astiqué, je crains devoir voyager en solitaire!"
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